A.c.i.r.e.ph.
Enseigner la problématisation en philosophie
Journées d’étude de l’Acireph, les 26, 27 et 28 octobre 2006 à l’ENESAD de Dijon
mercredi 20 septembre 2006.
PROGRAMME
Jeudi 26 octobre La problématisation : conceptions, pratiques et enjeux
9h. Accueil des participants
10h. Allocution d’ouverture – Nicole Grataloup
10h45 - 12h. Conférence-débat de Michel Fabre (Université de Nantes, CREN : Centre de Recherche en Education de Nantes) : les différents modèles théoriques de la problématisation en philosophie (Dewey, Bachelard, Deleuze, Meyer).
14h-16h. Table ronde sur les conceptions de la place de la problématisation dans l’enseignement de la philosophie qui font débat, et que nous pouvons résumer ainsi : Problématiser, c’est
ð définir une certaine façon de poser un problème, en disant sur quel terrain une question doit être posée et entre quelles idées elle doit être discutée. Ceci n’appartient qu’aux philosophes et n’a pas à être enseigné aux élèves. ð expliquer un problème philosophique et donner une idée des principaux enjeux et thèses en présence, ce qui peut être enseigné aux élèves. Mais ce n’est pas construire ou découvrir un problème philosophique. ð comprendre pourquoi des problèmes philosophiques se posent, ce qu’ils disent de la complexité du réel, et s’approprier les conceptions philosophiques comme repères pour s’orienter dans ces problèmes : c’est une compétence essentielle dans l’apprentissage de la philosophie. ð apprendre une attitude de questionnement, se confronter authentiquement à une question fondamentale pour l’homme, faire l’expérience de la suspension du jugement et de la réflexion sur la diversité des solutions. Cette capacité est nécessaire à tout homme qui, à tout âge, dans ou hors l’école, veut apprendre à penser par soi-même.
Avec Michel Tozzi, Cécile Victorri, Nicole Grataloup, André Sénik et Renaud Dogat Chaque intervenant précisera sa conception de la problématisation, en l’articulant à la pratique dans laquelle elle s’incarne, et explicitant les enjeux politiques et didactiques (ou en termes de finalités de l’enseignement de la philo) qu’il y voit.
16h 30-18h30. Ateliers : la problématisation en classe, quelles pratiques et quels enjeux politiques ?
Propositions d’ateliers : 1) Travail sur les exercices de méthodologie pratiqués en classe : quels buts, quelles conceptions (artifice rhétorique ou compréhension « réelle » d’un problème ?) 2) Organiser un débat contradictoire en classe. Comment ? Pourquoi ? Selon quelle conception ? 3) Le colloque des philosophes : un exercice de problématisation ? 4) Comprendre deux théories opposées sur une question donnée : est-ce une démarche de problématisation ? 5) La problématisation dans l’explication de texte : à quoi ça ressemble, comment l’enseigner ? 6) Quels sont nos critères de problématisation face aux copies (travail à partir des copies) ?
Dans chaque atelier, un rapporteur rédigera une synthèse d’une page. Elles seront distribuées dès le lendemain à tous les participants.
Vendredi 27 octobre La problématisation : paradigme commun à toutes les disciplines ? compétence transversale ? La philosophie et les autres disciplines
9h - 10h30. Conférence-débat de Michel Fabre, ou de Christian Orange, du CREN. Le « paradigme de la problématisation » s’est étendu depuis 15-20 ans à toutes les disciplines et à tous les niveaux du système scolaire : comment et pourquoi cette évolution a-t-elle eu lieu, quelle analyse critique peut-on en faire ? Des exemples précis seront pris dans différentes disciplines.
11h - 12h30. Intervention de Pierre Pastré (Professeur au CNAM). La notion de compétence : sa (ses) définition(s) et les problèmes qu’elle pose.
14h- 16h. Ateliers : la problématisation à travers les disciplines. La philosophie permet-elle d’introduire de la problématisation ailleurs ? La problématisation dans les autres disciplines : points communs et différences avec la philosophie ? Comment la compétence est-elle déterminée par le contenu sur lequel elle s’applique ?
Propositions d’ateliers : 1) Histoire - philo : un travail sur la guerre d’Algérie 2) Histoire - Philo - SES : comparaison des définitions et des pratiques de la problématisation dans les trois disciplines. 3) La problématisation dans l’enseignement agricole, où elle est inscrite explicitement dans les programmes. 4) Dans les séries technologiques : comment une compétence des matières générales peut être réinvestie dans les disciplines techniques (en STI).
16h 30 - 18h. Plénière : Un représentant par atelier devra exposer rapidement (5-10 mn) le travail de l’atelier afin de lancer le débat : quelles sont les compétences spécifiques que développent les exercices canoniques de l’enseignement de la philosophie ?
20h - 22h Soirée publique exceptionnelle :
Problème philosophique et problème scientifique : l’exemple de l’origine du langage. Des représentations et des théories sur l’origine du langage dans l’histoire aux recherches linguistiques contemporaines, comment le problème se transforme-t-il ?
Conférence-débat de Bernard Victorri
(Directeur de recherches au CNRS en sciences du langage, laboratoire Lattice-CNRS)
Samedi 28 octobre La philo : école du doute ou formation du jugement ?
les ambiguïtés de la problématisation
9h30 - 11h : La problématisation et ses conséquences sur les conceptions de l’enseignement de la philosophie. Trois groupes en parallèle travailleront à partir des matériaux accumulés dans les deux premières journées.
La problématisation conduit-elle à faire de la philosophie une discipline de la mise en question des opinions et de la recherche de vérité ? Ou bien une discipline de l’apprentissage de la contradiction et du dialogue ? Ou bien encore une discipline de la formation du jugement et de l’esprit critique ?
11h15 - 12h30 : Plénière quelle légitimité de la problématisation dans l’enseignement de la philosophie comme discipline scolaire ?
12h30 - 13h : Allocution de clôture
Apéritif et casse croûte sur place. L’après-midi, pour ceux qui veulent rester : discussion sur la suite à donner au travail de l’Acireph, sur l’exploitation de ces journées...
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