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	<title>ACIREPh</title>
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		<title>ACIREPh</title>
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		<title>Manifeste pour l'enseignement de la philosophie</title>
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		<dc:date>2020-08-29T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Activit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;dagogie</dc:subject>
		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>IREPh</dc:subject>
		<dc:subject>Acireph</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratisation</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;rie technologique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ce texte est un acte fondateur de l'association. Il part d'un &#233;tat des lieux de l'enseignement de la philosophie en France pour en arriver &#224; une liste de 10 chantiers qui d&#233;finissent les buts de l'ACIREPh.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Manifeste pour l'enseignement de la philosophie a &#233;t&#233; unanimement approuv&#233; lors de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du 31 mars 2001. Il a &#233;t&#233; actualis&#233; en 2020.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/presentation-de-l-acireph/" rel="directory"&gt;Pr&#233;sentation de l'ACIREPh&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/activites" rel="tag"&gt;Activit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/pedagogie" rel="tag"&gt;P&#233;dagogie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/programmes" rel="tag"&gt;Programmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/ireph" rel="tag"&gt;IREPh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/acireph" rel="tag"&gt;Acireph&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/evaluation" rel="tag"&gt;&#201;valuation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/democratisation" rel="tag"&gt;D&#233;mocratisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/serie-technologique" rel="tag"&gt;S&#233;rie technologique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&#034;&lt;i&gt;La philosophie n'est pas un temple, mais un chantier.&lt;/i&gt;&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Georges Canguilhem&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'enseignement de la philosophie au lyc&#233;e est en panne. Certes, il n'a jamais touch&#233; autant d'&#233;l&#232;ves qu'aujourd'hui et sa l&#233;gitimit&#233; n'a jamais &#233;t&#233; mieux &#233;tablie dans une soci&#233;t&#233; o&#249; la demande de philosophie, quelle que soit son ambigu&#239;t&#233;, n'a jamais &#233;t&#233; aussi forte. Mais sa vitalit&#233;, sa capacit&#233; de renouvellement sont atteintes et les sympt&#244;mes d'un d&#233;p&#233;rissement de la philosophie scolaire se multiplient.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des sympt&#244;mes de d&#233;p&#233;rissement&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Un grand nombre d'&#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; &#8212; et pas seulement dans les s&#233;ries technologiques &#8212; &lt;i&gt;ne parviennent pas &#224; tirer un r&#233;el profit de l'enseignement de philosophie tel qu'il leur est actuellement dispens&#233;&lt;/i&gt;. Cela fait dire que les &#233;l&#232;ves qui n'ont pas de philosophie en demandent, mais que ceux qui en font s'y ennuient. La formule est sans doute excessive, mais les constats que tout un chacun peut faire au moment du baccalaur&#233;at ne sont gu&#232;re encourageants : nombre de copies ne portent aucune trace d'un an de philosophie, et malgr&#233; leur bonne volont&#233; &#233;vidente la plupart n'en contiennent que des bribes confuses ; seule une fraction d'entre elles t&#233;moignent de l'acquisition des rudiments d'une culture et d'une d&#233;marche philosophique. Les difficult&#233;s d'&#233;valuation, si fr&#233;quemment &#233;voqu&#233;es (et auxquelles la profession ne s'est jamais vraiment donn&#233; les moyens de faire face, sauf &#224; relever la notation d'une fa&#231;on volontariste qui &#233;lude le probl&#232;me), ne sont qu'un sympt&#244;me : ce qu'enregistre en d&#233;finitive l'&#233;preuve du baccalaur&#233;at - et qu'on constate au-del&#224; du bac dans toutes les formations sup&#233;rieures - c'est l'incapacit&#233; de l'enseignement de philosophie &#224; former actuellement d'une mani&#232;re satisfaisante une grande partie des &#233;l&#232;ves qui lui sont confi&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Face &#224; l'expression de nouvelles demandes et de nouveaux besoins, on enregistre dans la profession des r&#233;actions de frilosit&#233; et de crispation. &lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Depuis trente ans, &lt;i&gt;toutes les tentatives pour r&#233;former les programmes ont &#233;chou&#233;&lt;/i&gt;. Plus globalement, la profession se montre incapable d'assurer une &#233;volution r&#233;guli&#232;re de la discipline qui tienne compte aussi bien de l'&#233;tat des d&#233;bats philosophiques contemporains que des changements dans l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques mois de philosophie en terminale, les &#233;l&#232;ves se plaignent presque unanimement d'avoir une seule ann&#233;e pour assimiler la d&#233;marche et la culture philosophique n&#233;cessaires et regrettent de n'avoir pas commenc&#233; d&#232;s la classe de premi&#232;re. Mais il faut bien reconna&#238;tre que &lt;i&gt;l'id&#233;e d'enseigner la philosophie sur deux ans, voire trois &lt;/i&gt; (comme c'est le cas dans la plupart des pays d'Europe o&#249; existe un enseignement, obligatoire ou optionnel, de philosophie) suscite encore aujourd'hui dans la profession des divergences sensibles d'appr&#233;ciation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'enseignement dans les s&#233;ries technologiques&lt;/i&gt; reste un sujet tabou : le cadavre dans le placard. Les difficult&#233;s y sont criantes. Mais jamais on n'a pris la peine de r&#233;unir ceux qui y enseignent pour mesurer leurs succ&#232;s comme leurs &#233;checs, et en tirer les cons&#233;quences. Si nombre de professeurs se passionnent pour cet enseignement, et quelquefois y r&#233;ussissent, beaucoup attendent impatiemment la mutation qui les d&#233;livrera de ce qu'ils vivent comme un fardeau ; et plus d'un dit d&#233;sormais &#224; mi-voix qu'apr&#232;s tout la philosophie n'a peut-&#234;tre pas sa place dans ces s&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, est-il surprenant que &lt;i&gt;l'hypoth&#232;se d'un enseignement de la philosophie dans les lyc&#233;es professionnels&lt;/i&gt; inqui&#232;te plus qu'elle n'enthousiasme ? Sa mise en place poserait assur&#233;ment d'&#233;normes probl&#232;mes. Mais on peut se demander si, par l'effet de ses craintes, la profession ne pr&#233;f&#232;rera pas plut&#244;t renoncer devant l'obstacle que se demander si ce ne serait pas pour elle l'occasion d'innovations f&#233;condes et de remises en cause salutaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La philosophie est-elle encore formatrice ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Devant ces ph&#233;nom&#232;nes de fragilisation, de scl&#233;rose et de d&#233;sarroi, on peut se demander combien de temps encore la philosophie sera en mesure de justifier et de conserver sa place si particuli&#232;re dans l'enseignement secondaire fran&#231;ais. Et la question qui se pose est la suivante : &lt;strong&gt;A quelles conditions la philosophie au lyc&#233;e peut-elle rester ou redevenir une discipline vivante et formatrice ?&lt;/strong&gt; Cette question ne concerne pas seulement les enseignants de philosophie, mais tous ceux qui, &#224; des titres divers, s'int&#233;ressent &#224; elle parce qu'ils enseignent d'autres disciplines, parce qu'ils ont des responsabilit&#233;s syndicales ou politiques, parce qu'ils sont &#233;l&#232;ves, parents d'&#233;l&#232;ves, ou tout simplement des citoyens &#224; qui l'avenir de cet enseignement importe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour leur part, les professeurs de philosophie du secondaire se retrouvent extraordinairement d&#233;munis : il n'existe parmi eux aucune structure institutionnelle d'&#233;change didactique et p&#233;dagogique. Chacun est seul dans ses classes, aussi bien pour faire face &#224; ses &#233;checs et &#224; ses besoins que pour soutenir et poursuivre dans la dur&#233;e ses propres innovations. La formation initiale des professeurs de philosophie et leur formation continue restent presque exclusivement th&#233;oriques. Pire : les exp&#233;riences et les recherches didactiques et p&#233;dagogiques sont parfois accueillies avec m&#233;fiance ou m&#233;pris. Celui qui en exprime le besoin est aussit&#244;t soup&#231;onn&#233; d'entretenir une conception techniciste ou formaliste de l'enseignement qui ferait perdre &#224; la philosophie son &#226;me : il passe simplement pour un pi&#232;tre professeur parce qu'il serait un mauvais philosophe.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La &#8220;doctrine officieuse&#8221; et ses cons&#233;quences&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, p&#232;se depuis 50 ans sur l'enseignement de philosophie une &lt;i&gt;doctrine officieuse &lt;/i&gt; qui impr&#232;gne et oriente de fait la profession. Elle est &lt;i&gt;officieuse&lt;/i&gt; parce qu'elle ne figure comme telle dans aucune instruction officielle ni aucun texte de programme. Mais c'est une &lt;i&gt;doctrine&lt;/i&gt; parce qu'elle est explicite et coh&#233;rente ; elle a &#233;t&#233; express&#233;ment formul&#233;e lors de colloques, de conf&#233;rences et dans divers articles ; elle est en permanence rappel&#233;e en filigrane dans les rapports des jurys de concours ou certains rapports d'inspection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette doctrine part d'un principe qui inspire l'enseignement de la philosophie en France depuis plus d'un si&#232;cle :&lt;i&gt; l'enseignement de la philosophie est un enseignement philosophique.&lt;/i&gt; Sa finalit&#233; premi&#232;re n'est pas que l'&#233;l&#232;ve sache ce qu'ont dit Platon ou Descartes, mais qu'il apprenne &#224; mener par lui-m&#234;me une r&#233;flexion philosophique et d&#233;veloppe ainsi son esprit critique et l'autonomie de son jugement. C'est l&#224; un principe que personne ne conteste. Ce qui est contestable en revanche, c'est la d&#233;formation que la doctrine officieuse lui fait subir, et ce sont les normes et les repr&#233;sentations qu'elle pr&#233;tend en tirer pour l'enseignement de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du principe qu'un enseignement de la philosophie doit &#234;tre philosophique, elle croit pouvoir en d&#233;duire deux autres :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'enseignement de la philosophie &lt;i&gt;n'&lt;/i&gt;aurait &#224; r&#233;pondre &lt;i&gt;qu'&#224; &lt;/i&gt; des exigences philosophiques, &#224; l'exclusion de toute autre ; et&lt;/li&gt;&lt;li&gt; il lui &lt;i&gt;suffirait&lt;/i&gt; de satisfaire &#224; ces exigences pour &#234;tre ce qu'il doit &#234;tre.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, c'est &#224; partir de la &lt;i&gt;seule&lt;/i&gt; consid&#233;ration de l'essence de la philosophie que devrait se r&#233;gler son enseignement. Le sophisme est manifeste : que l'enseignement de la philosophie doive r&#233;pondre &#224; des exigences philosophiques n'implique &#233;videmment pas qu'il doive, et puisse m&#234;me, en ignorer d'autres, celles qui d&#233;coulent du fait qu'il est un enseignement et qu'il s'adresse, dans un cadre scolaire pr&#233;cis, &#224; des &#233;l&#232;ves d&#233;termin&#233;s : des exigences p&#233;dagogiques et didactiques. Elaborer un programme qui soit formateur pour les &#233;l&#232;ves d'une s&#233;rie d&#233;termin&#233;e, s'entendre sur des crit&#232;res d'&#233;valuation, concevoir un enseignement dans les lyc&#233;es professionnels, etc. : aucun de ces probl&#232;mes ne peut &#234;tre r&#233;solu sans articuler ensemble exigences philosophiques, p&#233;dagogie et didactique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette articulation, la doctrine officieuse la rend impossible : constituant la philosophie en puissance r&#233;gulatrice qui n'a de compte &#224; rendre qu'&#224; elle-m&#234;me, elle conduit &#224; juger son enseignement en rapport avec des exigences abstraites et id&#233;ales, jamais en rapport avec ses effets de formation sur ceux &#224; qui il s'adresse. L'enseignant de philosophie n'aurait &#224; justifier ce qu'il dit et fait qu'au regard d'une id&#233;e de la philosophie comme pens&#233;e qui se fonde en permanence sur elle-m&#234;me. Or cette id&#233;e rel&#232;ve d'&lt;i&gt;une&lt;/i&gt; conception de la philosophie ; elle est r&#233;cus&#233;e dans d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, une telle doctrine conduit &#224; ignorer ou m&#233;priser les exigences p&#233;dagogiques propres &#224; la situation scolaire : ou bien on pr&#233;tend qu'elles sont magiquement satisfaites pourvu que celles de la philosophie le soient ; ou bien on les renvoie &#224; l'idiosyncrasie et &#224; la &#8220;petite cuisine&#8221; de chaque enseignant. Cela revient &#224; entretenir la c&#233;cit&#233; sur les processus par lesquels les &#233;l&#232;ves s'approprient peu &#224; peu les comp&#233;tences et les savoirs requis et sur les obstacles qu'ils peuvent rencontrer dans ces apprentissages. Cela revient &#224; la n&#233;gation pure et simple du &lt;i&gt;m&#233;tier&lt;/i&gt; d'enseignant et des pratiques diverses par lesquelles chacun dans ses classes, de mani&#232;re intuitive ou m&#233;thodique, s'efforce de conduire le travail et la progression de ses &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &lt;i&gt;le mythe d'une discipline &#8220; ascolaire &#8221;&lt;/i&gt; se paie cher. Au fil des ann&#233;es s'est d&#233;velopp&#233;e une scolarisation rampante et non assum&#233;e de la philosophie, une mauvaise scolarisation : ce sont les sujets du bac et les manuels qui fixent le programme r&#233;el et ce sont les fascicules de m&#233;thode qui codifient la dissertation. Et tant qu'on se contentera de d&#233;clarer que les candidats au baccalaur&#233;at doivent &#8220; prendre le risque de penser &#8221; et qu'une bonne copie est celle qui &#8220; &#233;tonne le correcteur &#8221;, il ne faudra pas s'&#233;tonner de voir les &#233;l&#232;ves chercher &#224; se rassurer, demander avec insistance ce qu'on attend d'eux et, faute de r&#233;ponse, se d&#233;brouiller avec l'aide en ligne sur l'Internet. Sous l'effet de cette r&#233;gulation par le mauvais bout, les contenus se normalisent et s'appauvrissent, les exigences m&#233;thodologiques tournent &#224; la caricature. Tout se passe comme si la doctrine officieuse produisait exactement ce qu'elle pr&#233;tend &#233;viter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Articuler philosophie et p&#233;dagogie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On ne sortira pas l'enseignement de la philosophie de l'impasse o&#249; il s'est mis lui-m&#234;me sans un r&#233;examen collectif de ces id&#233;es re&#231;ues et de ces repr&#233;sentations qui gouvernent la profession depuis des d&#233;cennies, la replient sur elle-m&#234;me et paralysent son &#233;volution. Il ne s'agit pas de remplacer une doctrine par une autre, mais de lever les verrous et de lib&#233;rer les initiatives et les &#233;changes. Il s'agit d'&lt;i&gt;ouvrir un espace de d&#233;bat et de r&#233;flexion&lt;/i&gt; o&#249; l'exp&#233;rience de chacun &#8212; qu'il enseigne en s&#233;rie technologique dans un lyc&#233;e de zone sensible ou dans un grand lyc&#233;e parisien, qu'il soit agr&#233;g&#233; ou ma&#238;tre-auxiliaire &#8212; soit &#233;galement reconnue et o&#249; la pluralit&#233; des d&#233;marches p&#233;dagogiques ne soit plus consid&#233;r&#233;e comme une menace pour le caract&#232;re philosophique de l'enseignement, mais comme l'expression normale et stimulante d'un enseignement vivant et formateur de philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la cr&#233;ation d'un tel espace, dans des conditions de reconnaissance institutionnelle (les IREPH : Instituts de Recherche sur l'Enseignement de la Philosophie), qui est la raison d'&#234;tre de notre association. En 20 ans d'existence, nous nous sommes efforc&#233;s, avec les moyens limit&#233;s qui sont les n&#244;tres, de le faire d'ores et d&#233;j&#224; vivre : nous avons tenu des colloques et des journ&#233;es d'&#233;tude, nous avons mis en place des groupes de travail r&#233;gionaux et th&#233;matiques, nous avons particip&#233; aux d&#233;bats sur les programmes et les &#233;preuves du baccalaur&#233;at en tentant d'y apporter des suggestions et des arguments. A partir de ces 20 ann&#233;es d'exp&#233;riences, de prises de conscience et de confrontations, ce manifeste propose d'ouvrir &lt;strong&gt;10 chantiers pour l'enseignement de la philosophie. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces chantiers doivent contribuer &#224; faire vivre et &#233;tendre la philosophie au lyc&#233;e et &#224; l'Universit&#233;. Ils rel&#232;vent &#233;videmment de la responsabilit&#233; des professeurs. Ce sont eux qui doivent op&#233;rer, dans le respect de leur tradition, le renouvellement n&#233;cessaire de leur enseignement : ils sont en effet les mieux plac&#233;s et les mieux arm&#233;s (pour autant qu'ils s'en donnent et qu'on leur en donne les moyens) pour r&#233;fl&#233;chir, exp&#233;rimenter et &#233;changer collectivement sur leurs pratiques. Ces chantiers font concourir philosophie, p&#233;dagogie et didactique au d&#233;veloppement de l'esprit critique et de l'autonomie du jugement des &#233;l&#232;ves. Parce qu'ils d&#233;veloppent les moyens de favoriser l'appropriation et l'exercice par le plus grand nombre du savoir et de la r&#233;flexion philosophique, ces chantiers apportent par l&#224; m&#234;me leur pierre &#224; la difficile et n&#233;cessaire d&#233;mocratisation de la philosophie et de son enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dix chantiers pour l'enseignement de la philosophie&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premier chantier :
Reconna&#238;tre que la philosophie au lyc&#233;e est une discipline scolaire.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'identification pure et simple de l'enseignement de la philosophie au lyc&#233;e &#224; la philosophie tout court emp&#234;che de penser la sp&#233;cificit&#233; de la philosophie comme discipline scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La philosophie, en effet, existe pr&#233;alablement &#224;, et ind&#233;pendamment de, son enseignement au lyc&#233;e. Elle vit d'abord ailleurs : dans les recherches, les livres et les d&#233;bats des philosophes et &#8212; plus ou moins &#8212; dans ce que tout un chacun peut dire ou &#233;crire quand il philosophe. Ce qui fait sa sp&#233;cificit&#233; comme discipline scolaire, c'est sa valeur formatrice, ce sont les finalit&#233;s qui lui sont assign&#233;es en tant qu'elle participe, avec les autres disciplines, &#224; la formation intellectuelle des &#233;l&#232;ves des lyc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, l'enseignement n'a pas &#224; &#234;tre con&#231;u &#224; partir d'une id&#233;e a priori de ce qu'est la philosophie &#8212; il y en a d'ailleurs de multiples &#8212; mais &#224; partir de la question : &lt;i&gt;qu'est-ce qui dans l'h&#233;ritage de 2500 ans de philosophie et dans la vie philosophique contemporaine peut le mieux contribuer &#224; permettre aux &#233;l&#232;ves de se forger un esprit critique, de d&#233;velopper leurs capacit&#233;s de r&#233;flexion et l'autonomie de leur jugement, de se construire une culture qui soit un instrument d'intelligibilit&#233; du monde qui les entoure ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette question d&#233;coule une s&#233;rie d'autres sur lesquelles doit porter la r&#233;flexion collective des professeurs de philosophie. Quels sont les contenus de connaissances et les outils intellectuels que, comme dans toutes les autres disciplines, les &#233;l&#232;ves doivent apprendre &#224; ma&#238;triser ? Quelles comp&#233;tences doivent-ils acqu&#233;rir ? Que peut-on exiger d'un &#233;l&#232;ve de terminale de telle ou telle s&#233;rie ? A l'aune de quels crit&#232;res son travail sera-t-il &#233;valu&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie nullement que l'on r&#233;duise la philosophie au bachotage ou la subordonne au baccalaur&#233;at, ni qu'on l'enferme dans une perspective &#233;troitement utilitaire ou techniciste, ni qu'on lui enl&#232;ve son caract&#232;re de recherche et de d&#233;couverte intellectuelle. Cela signifie au contraire qu'on lui redonne, contre la &#8220; mauvaise scolarisation par les manuels &#8221;, son plein sens de discipline scolaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Etudier la philosophie au lyc&#233;e, c'est se former &#224; la philosophie et se former par la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Deuxi&#232;me chantier :
Reconna&#238;tre qu'apprendre &#224; philosopher est un apprentissage et qu'enseigner la philosophie est un m&#233;tier.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait sans dommage identifier purement et simplement le professeur de philosophie &#224; un philosophe. Celui qui fait le philosophe devant ses &#233;l&#232;ves ne les forme pas puisqu'il les traite comme des disciples qu'ils ne seront jamais. Et sa &#8220;philosophie&#8221; restera faible, r&#233;p&#233;titive, victime de cette confusion des genres. Cette identification, avec les images de soi qui l'accompagnent, reste pourtant fortement ancr&#233;e dans les esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On la r&#233;sume souvent dans la formule : &lt;i&gt;&#8220; le professeur de philosophie est l'auteur de son cours &#8221;&lt;/i&gt;. Si on entend par l&#224; que chaque professeur organise comme il le veut et sous sa pleine responsabilit&#233; son ann&#233;e et son approche des notions et des textes avec telle ou telle classe, selon son propre style d'enseignement, alors c'est trivial, et il n'est pas besoin d'en faire un dogme. Mais si cela veut dire qu'un cours est un texte, faisant &#339;uvre, que le professeur &#233;crit et dit (ou qu'il improvise sans l'avoir &#233;crit) devant ses &#233;l&#232;ves, ou m&#234;me avec eux, alors cette formule est fausse et n&#233;faste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est &lt;i&gt;fausse&lt;/i&gt;, sur le plan intellectuel : lorsqu'un philosophe est l'auteur d'une &#339;uvre, il la publie, ce qui signifie qu'il prend le risque de la soumettre &#224; la critique de ses pairs. Or les &#233;l&#232;ves ne sont pas nos pairs, et leur critique, si elle a lieu, ne nous fait pas courir grand risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est &lt;i&gt;n&#233;faste&lt;/i&gt;, sur le plan p&#233;dagogique : elle fait l'impasse sur l'activit&#233; des &#233;l&#232;ves, et emp&#234;che de se poser la question de &lt;i&gt;ce que font les &#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; lorsqu'ils &#233;coutent un tel texte. Ou plus pr&#233;cis&#233;ment, elle pr&#233;suppose acquise la capacit&#233; d'une &#233;coute active et critique de la parole de l'enseignant : la capacit&#233; de se l'approprier pour son propre compte, d'en saisir la dimension probl&#233;matique et de s'en servir pour mettre en &#339;uvre sa propre pens&#233;e, dans une dissertation par exemple. Elle pr&#233;suppose donc acquis ce qui, en r&#233;alit&#233;, ne l'est que par un tout petit nombre &#224; l'entr&#233;e en terminale, et doit au contraire &#234;tre appris par la grande majorit&#233; des &#233;l&#232;ves aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre formule exprime la m&#234;me occultation de la dimension d'apprentissage : &lt;i&gt;&#8220; la philosophie est &#224; elle-m&#234;me sa propre p&#233;dagogie &#8221;&lt;/i&gt;. Si on veut simplement signifier qu'en classe de philosophie on doit philosopher, personne ne saurait la contester s&#233;rieusement. Mais si on entend par l&#224; que, pour apprendre &#224; philosopher, il suffirait d'entendre ou de lire de la philosophie et que le professeur peut se passer de toute r&#233;flexion sur les moyens &#224; mettre en &#339;uvre pour amener ses &#233;l&#232;ves &#224; faire de la philosophie, alors elle est trompeuse et nocive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parler des conditions de l'apprentissage de la philosophie au lieu de parler philosophie est encore trop souvent per&#231;u comme une faiblesse ou un signe d'insuffisance philosophique, ce qui a pour effet pervers d'instiller un sentiment de culpabilit&#233; ou d'&#233;chec chez l'enseignant qui, dans sa pratique, a besoin d'outils p&#233;dagogiques, et de l'isoler : comment r&#233;soudre des difficult&#233;s d'ordre p&#233;dagogique quand la seule discussion admise est la discussion philosophique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concevoir l'enseignement de la philosophie comme un apprentissage, c'est justement s'atteler &#224; cette difficult&#233; : comment faire entrer des &#233;l&#232;ves dans l'ensemble des d&#233;marches intellectuelles qui constituent l'activit&#233; philosophique ? Cela suppose de r&#233;fl&#233;chir &#224; la fa&#231;on dont les connaissances et les comp&#233;tences philosophiques acquises par l'enseignant au cours de ses &#233;tudes universitaires &#8212; qui sont, rappelons-le, essentiellement des connaissances d'histoire de la philosophie &#8212; vont pouvoir &#234;tre mises au service de cette t&#226;che de formation &#224; l'activit&#233; philosophique ; de clarifier les buts que l'on vise et d'ajuster au mieux les moyens (quels concepts, quels textes, quelles d&#233;marches, quels exercices&#8230;) pour atteindre ces buts avec les &#233;l&#232;ves ; de r&#233;organiser en permanence, &#224; l'&#233;preuve de l'exp&#233;rience et au plus pr&#232;s de la r&#233;alit&#233; des classes, ce rapport entre comp&#233;tences philosophiques et comp&#233;tences p&#233;dagogiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail, chacun certes l'effectue plus ou moins, m&#234;me si c'est souvent de mani&#232;re intuitive ; mais il l'effectuera d'autant mieux qu'il en prendra une claire conscience &#224; travers le partage des exp&#233;riences et la r&#233;flexion commune. Cela suppose de reconna&#238;tre et d'assumer son &lt;i&gt;m&#233;tier de professeur&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Troisi&#232;me chantier :
Assumer la diversification des formes d'enseignement de la philosophie qu'entra&#238;ne sa d&#233;mocratisation.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici le mod&#232;le philosophique fran&#231;ais s'est &#233;tendu en g&#233;n&#233;ralisant l'enseignement de la classe de philosophie : les &lt;i&gt;Instructions de 1925&lt;/i&gt;, texte de r&#233;f&#233;rence d'une aristocratie intellectuelle, sont devenues, &#224; la virgule pr&#232;s, la bible d'un enseignement de masse. Mais en un si&#232;cle, la position d'exception de la philosophie, &#8220; couronnement des humanit&#233;s &#8221;, est devenue par l'effet conjugu&#233; de l'extension de la philosophie et de la massification de l'enseignement une position de &lt;i&gt;repli sur soi&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'introduction de la philosophie dans les s&#233;ries technologiques en est l'exemple flagrant : on a d'abord choisi de transplanter directement aupr&#232;s de publics nouveaux, sans aucun souci de leur cursus et de leurs sp&#233;cificit&#233;s, le programme, la p&#233;dagogie et le mode d'&#233;valuation de la &#8220;classe de philosophie&#8221;. Puis on a fait le silence non seulement sur les difficult&#233;s p&#233;dagogiques et les &#233;checs caract&#233;ris&#233;s dans ces classes, souvent v&#233;cus dans la honte et la solitude, mais aussi sur le tr&#233;sor d'inventions que les professeurs y d&#233;ploient quotidiennement : on consid&#232;re celles-ci comme de simples exp&#233;dients, in&#233;vitables de la part d'un enseignement &#224; la d&#233;rive ou d'un enseignant en p&#233;ril ; elles appellent au mieux la sympathie, mais on leur refuse la reconnaissance et la possibilit&#233; de circuler parmi les enseignants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, les professeurs qui se sont investis aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves des s&#233;ries technologiques sont nombreux &#224; juger que le travail pour aller &#224; ce qui est philosophiquement essentiel et l'effort d'imagination p&#233;dagogique que cet enseignement exige d'eux sont tout &#224; fait salutaires. Ils sont une source de renouvellement particuli&#232;rement f&#233;conde dont les effets s'&#233;tendent, avec b&#233;n&#233;fice, &#224; leur enseignement dans toutes les autres s&#233;ries. On peut enseigner dans ces s&#233;ries sans avoir le sentiment ni de &#8220;brader&#8221; la philosophie ni de d&#233;choir, mais bien au contraire d'y exercer pleinement son m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela suppose &#233;videmment que la diversification des formes d'enseignement de la philosophie qu'entra&#238;ne n&#233;cessairement sa d&#233;mocratisation soit reconnue de plein droit et soit collectivement assum&#233;e, au lieu d'&#234;tre laiss&#233;e au bricolage individuel. Dispenser un enseignement diversifi&#233;, ce n'est pas m&#233;priser les &#233;l&#232;ves en leur dispensant une philosophie au rabais. C'est reconna&#238;tre que &lt;i&gt;les capacit&#233;s philosophiques qu'on rencontre chez tous les &#233;l&#232;ves ne s'expriment pas chez tous de la m&#234;me mani&#232;re et ne peuvent pas &#234;tre cultiv&#233;es chez tous selon les m&#234;mes modalit&#233;s&lt;/i&gt;. La mani&#232;re dont des &#233;l&#232;ves peuvent se former &#224; la philosophie ne saurait &#234;tre ind&#233;pendante ni de leur parcours scolaire ant&#233;rieur, ni de leur bagage culturel, ni des rapports qu'ils entretiennent avec le langage, avec l'&#233;cole ou avec les adultes, ni non plus de leur projet professionnel et de la fa&#231;on dont plus g&#233;n&#233;ralement ils envisagent leur avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'enseignement de la philosophie veut vraiment s'adresser &#224; tous, il doit s'interroger : qu'est-ce qui, dans ses formes d'enseignement, est ins&#233;parable et constitutif de la discipline ? qu'est-ce qui rel&#232;ve d'une histoire contingente, c'est-&#224;-dire du r&#244;le institutionnel, de la fonction sociale et du public que la discipline a pu avoir &#224; telle ou telle &#233;poque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quatri&#232;me chantier :
Reconna&#238;tre que faire de la philosophie ne sert pas seulement &#224; philosopher.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La philosophie fait appel &#224; un &lt;i&gt;riche &#233;ventail de comp&#233;tences&lt;/i&gt; : poser des probl&#232;mes ; analyser des concepts ; se d&#233;centrer de son propre point de vue et prendre de la distance &#224; l'&#233;gard de ses opinions ; exercer son esprit critique &#224; l'&#233;gard des id&#233;es re&#231;ues et des sch&#232;mes de pens&#233;e &#233;tablis ; passer de l'expression imm&#233;diate et spontan&#233;e de son avis au d&#233;veloppement argument&#233; et nuanc&#233; d'une position ; pratiquer un va-et-vient permanent entre l'abstrait et le concret, entre le particulier et l'universel ; tirer les le&#231;ons d'un exemple et envisager les cons&#233;quences d'un principe ; faire &#233;voluer le contenu et la formulation de ses id&#233;es pour tenir compte d'objections dont on reconna&#238;t la l&#233;gitimit&#233; ; conduire une r&#233;flexion depuis l'exposition d'une question jusqu'&#224; la formulation d'une r&#233;ponse ; etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cours de philosophie, ces comp&#233;tences sont des moyens au service d'un seul but : le libre exercice de la pens&#233;e, pratiqu&#233; pour lui-m&#234;me. Mais ces comp&#233;tences ont aussi une valeur en elles-m&#234;mes. Elles constituent des &#233;l&#233;ments indispensables de la formation de l'&#233;l&#232;ve, quel que soit son avenir scolaire et professionnel et quelles que soient les activit&#233;s dans lesquelles il s'engagera au cours de son existence future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit souvent que la philosophie a d'autant plus de valeur qu'elle &#233;chappe au souci de l'utile. Et c'est en un sens vrai : quand on se forme &#224; la philosophie, comme quand on se forme &#224; la musique ou aux math&#233;matiques, on vise la philosophie pour elle-m&#234;me. Mais dans le m&#234;me temps, on se forme par la philosophie, comme on se forme par la musique ou par les math&#233;matiques ; et en ce sens-l&#224;, la philosophie n'a pas &#224; rougir d'&#234;tre utile, et m&#234;me de revendiquer son utilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enseignement de la philosophie ne saurait justifier la position qu'il occupe aujourd'hui &#8212; et encore moins le renforcement de sa pr&#233;sence dans les cursus scolaires et universitaires &#8212; s'il ne fait pas la preuve de son &lt;i&gt;utilit&#233;&lt;/i&gt; dans la formation intellectuelle et culturelle de tous les &#233;l&#232;ves et s'il ne s'interroge pas sur son efficacit&#233; ainsi que sur les moyens de l'&#233;valuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cinqui&#232;me chantier :
Red&#233;finir l'&#233;l&#233;mentaire.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On entend souvent dire : &lt;i&gt;&#8220; les &#233;l&#232;ves ont droit &#224; toute la philosophie &#8221;&lt;/i&gt;. Si on entend par l&#224; qu'il n'y a aucune raison de ne pas proposer aux &#233;l&#232;ves des s&#233;ries litt&#233;raires de r&#233;fl&#233;chir sur les sciences, &#224; ceux des s&#233;ries scientifiques de s'interroger sur l'art et &#224; ceux des s&#233;ries technologiques de se poser des questions m&#233;taphysiques, tout le monde sera d'accord. Mais pr&#233;tendre que le programme d'une ann&#233;e de philosophie, quelle que soit la s&#233;rie et quel que soit l'horaire, doit avoir une vis&#233;e encyclop&#233;dique et &#234;tre aussi illimit&#233; dans son principe qu'ind&#233;termin&#233; dans son contenu puisque toute la philosophie en puissance doit y &#234;tre incluse, c'est une id&#233;e contestable et d&#233;sastreuse dans la pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est dans son principe solidaire d'une conception initiatique de l'enseignement : il faudrait faire op&#233;rer &#224; l'&#233;l&#232;ve une sorte de conversion intellectuelle par laquelle il acc&#233;derait en quelques mois &#224; une nouvelle mani&#232;re de consid&#233;rer toute chose et d'aborder tous les probl&#232;mes. C'est l&#224; simplement une doctrine p&#233;dagogique et nul n'a le droit de l'&#233;riger en norme unique. Mais surtout elle a, dans un cadre scolaire, des effets particuli&#232;rement n&#233;fastes : si toute la philosophie est au programme, rien n'est au programme et rien n'est exigible. Refuser ainsi d'indiquer &#224; l'&#233;l&#232;ve sur quoi il doit faire porter son effort, quels probl&#232;mes il doit comprendre, quelles connaissances ma&#238;triser et quelles comp&#233;tences acqu&#233;rir, ne lui permet pas de s'engager dans un v&#233;ritable travail de formation de soi. C'est l'entretenir dans l'id&#233;e qu'on est &#8220;dou&#233; pour la philo&#8221; ou pas et, &#224; l'examen, favoriser l'habile ignorant au d&#233;triment de celui qui a travaill&#233; et appris. En outre, &#224; refuser ainsi de d&#233;limiter et d'expliciter l'&#233;l&#233;mentaire, la discipline perd sa consistance et la philosophie se transforme peu &#224; peu en une &#8220;mati&#232;re d'&#233;veil&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dira que l'&#233;l&#233;mentaire, en philosophie, c'est ce qui est premier, ce dont tout d&#233;coule. Mais c'est confondre &lt;i&gt;deux sens du mot &#8220;&#233;l&#233;mentaire&#8221;&lt;/i&gt; : les &#233;l&#233;ments premiers d'un syst&#232;me &lt;i&gt;(philosophique)&lt;/i&gt; et les premiers pas d'une progression &lt;i&gt;(p&#233;dagogique)&lt;/i&gt;. La responsabilit&#233; collective des enseignants de philosophie est, comme dans n'importe quelle autre discipline, de discerner et de pr&#233;lever ce qui, dans les d&#233;marches, les probl&#232;mes, les concepts et les doctrines majeures de la tradition, peut &#234;tre formateur pour des &#233;l&#232;ves d&#233;butants qui, dans leur immense majorit&#233;, ne feront plus de philosophie ensuite. Refuser d'op&#233;rer une telle s&#233;lection, mettre d'un coup les &#233;l&#232;ves devant &#8220;toute la philosophie&#8221;, c'est en r&#233;alit&#233; d&#233;missionner. Bien entendu, ce choix n'est pas simple. Il ne peut se faire qu'&#224; partir de l'exp&#233;rience et de la r&#233;flexion de toute la profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fixer ainsi des exigences limit&#233;es et raisonnables, ce n'est ni renoncer ni baisser le niveau. Le pire est d'avoir des exigences d&#233;raisonnables qu'on est incapable de tenir et de faire respecter. Car on perd alors tout crit&#232;re pour juger des progr&#232;s ou des &#233;checs. C'est une des raisons des inextricables probl&#232;mes d'&#233;valuation rencontr&#233;s au baccalaur&#233;at. Mieux vaut moins, mais mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sixi&#232;me chantier : Articuler l'apprentissage philosophique et les savoirs.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Se former &#224; la philosophie, c'est apprendre &#224; penser &#224; travers l'appropriation de connaissances philosophiques et non-philosophiques. On a us&#233; et abus&#233; de la formule de Kant selon laquelle &lt;i&gt;on ne peut apprendre la philosophie mais seulement &#224; philosopher&lt;/i&gt;. Certes, on veut souligner par l&#224; que l'enseignement de la philosophie au lyc&#233;e ne saurait consister &#224; &#233;tudier pour elles-m&#234;mes des doctrines philosophiques, l'histoire de la philosophie ou celle des id&#233;es. Mais, sur ce principe, l'accord des professeurs de philosophie est unanime. En revanche, &#224; durcir souvent jusqu'&#224; la caricature les distinctions l&#233;gitimes entre penser et conna&#238;tre, entre la philosophie et les savoirs positifs ou entre le mouvement d'une pens&#233;e vivante et les id&#233;es des philosophes, on finit par s'interdire toute r&#233;flexion s&#233;rieuse sur la mani&#232;re de les articuler dans l'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple : si le cours de philosophie s'organise autour de probl&#232;mes, ceux-ci ne peuvent &#234;tre s&#233;rieusement abord&#233;s par les &#233;l&#232;ves qu'&#224; travers la connaissance des principales options philosophiques qu'ils ont engendr&#233;es et par la ma&#238;trise progressive des distinctions conceptuelles qui permettent de leur donner un sens. Ces options et ces distinctions n'ont rien de naturel ni de spontan&#233;. C'est dans l'histoire de la philosophie qu'elles ont &#233;t&#233; produites et c'est l&#224; seulement qu'on peut les rencontrer. On ne peut &#233;luder la question : qu'est-ce que des &#233;l&#232;ves d&#233;butants doivent savoir de l'histoire de la philosophie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple : la philosophie s'est toujours nourrie de ce qui n'est pas elle et on ne saurait philosopher un tant soit peu sur les sciences, l'art ou la religion sans disposer d'&#233;l&#233;ments de connaissance solides et pr&#233;cis sur certains &#233;pisodes fondamentaux de l'histoire des sciences, sur certains courants artistiques et esth&#233;tiques, sur certains textes religieux. On ne peut &#233;luder la question : puisque ces connaissances indispensables ne sont pas fournies actuellement par le lyc&#233;e, quelle place l'enseignement de la philosophie doit-il leur donner s'il veut &#234;tre pertinent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple : assimiler une id&#233;e de tel ou tel grand philosophe et l'exposer pour son propre compte, c'est une comp&#233;tence philosophique fondamentale. L'&#233;l&#232;ve qui a compris les arguments justifiant l'id&#233;e de &#8220;contrat social&#8221; ou celle d'&#8220;imp&#233;ratif cat&#233;gorique&#8221; et qui est capable de l'exposer intelligemment &lt;i&gt;pense&lt;/i&gt; tout autant que celui qui pose un probl&#232;me ou analyse un concept. On a fini par faire de la question de cours un &#233;pouvantail, comme s'il n'y avait pas de diff&#233;rence entre r&#233;citer des formules et s'approprier des id&#233;es. On ne peut &#233;luder la question : comment favoriser et valoriser ce travail par lequel l'&#233;l&#232;ve apprend &#224; int&#233;rioriser et &#224; faire siennes des id&#233;es qu'il n'a pas invent&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Septi&#232;me chantier : Articuler l'apprentissage philosophique et l'apprentissage de nouveaux usages de la langue.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Se former &#224; la philosophie, c'est apprendre &#224; faire un usage philosophique de la langue orale et &#233;crite. Chacun sait que la plupart des &#233;l&#232;ves ont d'&#233;normes difficult&#233;s &#224; &#233;crire, ou &#224; articuler oralement, un discours un tant soit peu construit, suivi et coh&#233;rent. On impute un peu trop facilement ces difficult&#233;s &#224; un d&#233;faut de la pens&#233;e, ou &#224; ce qu'on a coutume d'appeler la &#8220; mauvaise ma&#238;trise de la langue &#8221;. Ce qui se passe est bien plut&#244;t d'abord que les &#233;l&#232;ves sont confront&#233;s pour la premi&#232;re fois &#224; cet usage particulier de la langue qui consiste &#224; r&#233;fl&#233;chir sur le sens des mots et des questions, sur le statut des propositions et la logique des discours, et &#224; faire de cette r&#233;flexion l'objet m&#234;me d'un discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or c'est bien cet usage particulier de la langue qu'ils doivent apprendre. A cet &#233;gard, l'id&#233;e selon laquelle &lt;i&gt;&#8220; le mod&#232;le de la dissertation, c'est la le&#231;on du professeur &#8221;&lt;/i&gt; s'av&#232;re dramatiquement insuffisante, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle fait l'impasse sur cet apprentissage. Et pire encore est l'id&#233;e que &lt;i&gt;&#8220; pour faire une dissertation, il suffit de penser &#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire de cet apprentissage un objet de r&#233;flexion, est-ce r&#233;duire la philosophie &#224; une &#8220; rh&#233;torique argumentative &#8221; ou au &#8220; d&#233;bat d'opinion &#8221; ? Cette objection fait resurgir la traditionnelle pr&#233;vention des philosophes &#224; l'&#233;gard de la rh&#233;torique, et cette pr&#233;vention n'est pas infond&#233;e : aucun de nous ne veut transformer ses &#233;l&#232;ves en apprentis sophistes qui mettraient en &#339;uvre de mani&#232;re m&#233;canique des artifices de langage. Mais nous n'en sommes pas l&#224;. Les &#233;l&#232;ves, dans leur grande majorit&#233;, sont tr&#232;s loin de courir le risque d'un exc&#232;s de rh&#233;torique. Le probl&#232;me est bien plut&#244;t qu'ils manquent g&#233;n&#233;ralement des outils de la rh&#233;torique la plus &#233;l&#233;mentaire, la plus n&#233;cessaire et la plus l&#233;gitime pour &#233;laborer et d&#233;velopper leur pens&#233;e. Par exemple, ils ne savent pas comment s'y prendre pour articuler un raisonnement et sa r&#233;futation, pour pr&#233;senter une objection et y r&#233;pondre, pour mener une analyse de notion ou de probl&#232;me ; ils ne savent ni comment &lt;i&gt;&#233;crire&lt;/i&gt; cela, ni comment le &lt;i&gt;lire&lt;/i&gt; dans un texte, ni non plus comment le &lt;i&gt;parler&lt;/i&gt; et l'&lt;i&gt;entendre&lt;/i&gt; dans une discussion orale. Tout cela, les professeurs ont &#224; le leur apprendre, &#224; leur en faire d&#233;couvrir les normes, &#224; leur en faire construire la comp&#233;tence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore la question ne peut &#234;tre &#233;lud&#233;e : comment conjuguer l'apprentissage de la pens&#233;e avec celui des outils langagiers et discursifs par lesquels cette pens&#233;e, non seulement s'exprime, mais plus encore s'&#233;labore, se forme, s'affermit et s'affine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Huiti&#232;me chantier : Enseigner la philosophie vivante.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apprendre &#224; philosopher, c'est &#234;tre confront&#233; &#224; la fois &#224; une tradition et &#224; la philosophie vivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence d'un v&#233;ritable programme et le poids des sujets de baccalaur&#233;at sur une discipline qui n'existe qu'en ann&#233;e d'examen ont produit peu &#224; peu un r&#233;tr&#233;cissement des horizons de l'enseignement philosophique. Comme on ignore ce que traitent les coll&#232;gues, on fait ce qu'on croit qu'ils font (ce qui figure dans les manuels) et on se replie non seulement sur les auteurs canoniques, mais sur un tout petit nombre de textes et de doctrines qui ont acquis le statut de pont aux &#226;nes. Evidemment on a le droit d'&#234;tre original, mais c'est aux risques et p&#233;rils de l'&#233;l&#232;ve : m&#234;me si elle est m&#233;diocrement restitu&#233;e, le correcteur reconna&#238;tra toujours l'&lt;i&gt;All&#233;gorie de la caverne&lt;/i&gt; ; une id&#233;e de Vico, de Carnap, ou m&#234;me de Locke, risque de n'&#234;tre ni connue ni comprise et de s'attirer un point d'interrogation, quand ce n'est pas une grande rature en rouge. En une trentaine d'ann&#233;es, le programme de 1973 a &#233;t&#233; peu &#224; peu &#233;cr&#234;t&#233; de toutes ses innovations : les questions au choix ont &#224; peu pr&#232;s disparu ; on enseigne de moins en moins &#8220;la formation d'un concept scientifique&#8221; (peu utile au bac o&#249; les sujets de philosophie des sciences sont devenus de plus en plus g&#233;n&#233;raux) et &#8220;la constitution d'une science de l'homme&#8221; (le m&#233;pris des sciences humaines instill&#233; depuis 50 ans a fini par produire ses effets). L'enseignement de philosophie tend &#224; s'enfermer dans une &#8220;philosophie philosophante&#8221; et &#224; reprendre ind&#233;finiment quelques &#233;pisodes de l'histoire de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les programmes de la 1&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle nous paraissent sans doute aujourd'hui poussi&#233;reux ; mais on y trouvait un &#233;cho des d&#233;bats philosophiques qui avaient alors cours en France ; les programmes des ann&#233;es 60-70 ont int&#233;gr&#233; la pr&#233;sence dans la pens&#233;e contemporaine de Marx, de Nietzsche, de Freud, de la tradition d'&#233;pist&#233;mologie et d'histoire des sciences fran&#231;aise. Mais aujourd'hui, la plupart des d&#233;bats contemporains particuli&#232;rement intenses en philosophie du langage, en philosophie de l'esprit ou en philosophie politique n'ont &#224; peu pr&#232;s aucune r&#233;sonance dans la philosophie telle qu'elle s'enseigne au lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dira que l'enseignement de la philosophie n'a pas &#224; suivre les modes et doit se tenir &#224; l'&#233;cart de l'actualit&#233;. Sans doute. Mais peut-on parler des rapports de l'&#226;me et du corps dans les &lt;i&gt;M&#233;ditations&lt;/i&gt; ou aborder le &lt;i&gt;Contrat social&lt;/i&gt; sans jamais se demander ce que Descartes et Rousseau ont &#224; nous dire aujourd'hui, par exemple au regard des questions soulev&#233;es par les penseurs cognitivistes ou contractualistes contemporains ? On ne peut entretenir une relation vivante avec les classiques que si on les lit en relation avec nos questions, qui sont pour une bonne part celles de la philosophie d'aujourd'hui. Les &#233;l&#232;ves lisent des journaux, des revues, regardent &#224; la t&#233;l&#233;vision des &#233;missions scientifiques ou des d&#233;bats d'id&#233;es ; et ils posent des questions. Le professeur de philosophie a sans doute &#224; leur parler de Platon, mais Platon ne saurait suffire &#224; leur curiosit&#233; ni leur donner tous les moyens de s'orienter dans la pens&#233;e d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discerner dans les travaux contemporains ce qui non seulement est important, mais ce qui peut &#234;tre formateur et utile aux &#233;l&#232;ves, ce devrait &#234;tre un souci collectif et permanent de notre profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Neuvi&#232;me chantier : Sortir l'enseignement de la philosophie de son enfermement en terminale.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'enseignement de la philosophie &#233;touffe en terminale ; l'avenir de l'enseignement de la philosophie passe par son extension en amont et en aval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons purement historiques, l'enseignement de la philosophie occupe, dans l'institution scolaire fran&#231;aise, une position d'exception : install&#233; en classe terminale et dans cette seule ann&#233;e, assur&#233; par un enseignant qui restera &#224; jamais, dans la plupart des cas, l'unique professeur de philosophie rencontr&#233; par chacun dans sa vie, il est toujours con&#231;u, m&#234;me si on n'ose plus gu&#232;re employer cette expression, comme le &#8220; couronnement &#8221; des &#233;tudes secondaires. Or cette position est loin d'avoir les effets b&#233;n&#233;fiques qu'on lui suppose. Au lieu d'&#234;tre une ann&#233;e marquante et r&#233;ellement formatrice, elle est en r&#233;alit&#233; le plus souvent une parenth&#232;se dans le cursus des &#233;l&#232;ves, parenth&#232;se aussi vite referm&#233;e qu'elle a &#233;t&#233; ouverte : on se souvient d'un professeur charismatique et du sujet tomb&#233; au bac, mais il ne reste le plus souvent de la terminale ni culture ni savoir-faire philosophiques effectifs. Les professeurs de philosophie du sup&#233;rieur le savent bien, et ils ne pr&#233;supposent souvent aucun acquis d&#233;termin&#233; chez leurs &#233;tudiants de classes pr&#233;paratoires ou d'Universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, l'enseignement de la philosophie souffre de son confinement dans la classe de terminale. Il ne peut y avoir de vraie formation &#224; la philosophie si on ne reconna&#238;t pas que, comme toutes les autres disciplines, son apprentissage demande du temps et doit &#234;tre conduit selon une progression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de l'enseignement de la philosophie passe par son extension en dehors de la terminale. &lt;i&gt;Extension en amont&lt;/i&gt; d'abord, c'est-&#224;-dire au moins &#224; partir de la classe de premi&#232;re : les &#233;l&#232;ves le demandent fr&#233;quemment, ce qui traduit l'inad&#233;quation du mod&#232;le actuel d'une &#8220; &#233;closion soudaine &#8221; et le besoin qu'ils ressentent d'avoir du temps devant eux pour se former efficacement. &lt;i&gt;Extension en aval&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire dans toutes les branches des &#233;tudes sup&#233;rieures : l'enseignement en terminale prendrait ainsi un sens nouveau en devenant la base d'une formation qui se continuerait de mani&#232;re diversifi&#233;e selon les &#233;tudes poursuivies. Concevoir et mettre en &#339;uvre les modalit&#233;s de cette extension est sans doute l'un des chantiers les plus ambitieux et les plus neufs pour l'enseignement de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dixi&#232;me chantier : Remodeler la formation initiale et continue des professeurs de philosophie &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les conditions et les modalit&#233;s de la formation des enseignants de philosophie n'apparaissent plus aujourd'hui satisfaisantes. On ne peut ici qu'indiquer quelques n&#339;uds de difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cursus universitaires, de la 1&#232;re ann&#233;e de Licence au Master, sont rarement coh&#233;rents. Les &#233;tudiants se voient proposer chaque ann&#233;e des contenus d'enseignement souvent disparates qu'ils ont beaucoup de mal &#224; relier entre eux et &#224; faire tenir ensemble. Au bout de 4 ans, il n'est pas rare qu'ils n'aient jamais eu de cours sur des auteurs, des th&#232;mes ou des courants de pens&#233;e fondamentaux. C'est tout autant le cas pour les &#233;tudiants pass&#233;s par les classes pr&#233;paratoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration aux concours est de fait surtout assur&#233;e par les kh&#226;gnes, seul lieu o&#249; les &#233;tudiants sont r&#233;guli&#232;rement entra&#238;n&#233;s &#224; la dissertation et &#224; la le&#231;on qui sont actuellement la base des &#233;preuves de concours. L'Universit&#233; n'a pas autant de moyens de le faire. Il y a l&#224; une in&#233;galit&#233; grave et un dysfonctionnement majeur (qui n'est certes pas propre &#224; la philosophie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les concours, et tout particuli&#232;rement l'agr&#233;gation, sont con&#231;us et v&#233;cus comme des &#8220;brevets d'excellence philosophique&#8221; et des moyens de continuer d'&#8220;&#234;tre philosophe&#8221; plut&#244;t que comme la voie d'entr&#233;e dans le m&#233;tier de professeur de philosophie. Les &#233;preuves privil&#233;gient simultan&#233;ment la possession de connaissances tr&#232;s pr&#233;cises, voire pointues, d'histoire de la philosophie (auteurs de l'&#233;crit &#224; l'agr&#233;gation) et la capacit&#233; in&#233;vitablement rh&#233;torique &#224; traiter de toute question possible (oral d'agr&#233;gation). Passer une ann&#233;e enti&#232;re &#224; &#233;tudier des auteurs comme Fichte ou Plotin (qui ne figurent pas au programme de terminale) et se voir proposer &#224; l'oral de l'agr&#233;gation des sujets comme &#8220;L'insouciance&#8221; ou &#8220;Qu'est-ce qu'un paysage ?&#8221;, est-ce vraiment la meilleure mani&#232;re de se pr&#233;parer &#224; enseigner la philosophie ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes enseignants sont pour la plupart d&#233;&#231;us de l'ann&#233;e qu'ils passent &#224; la fois en stage et en INSPE. Manifestement, la confrontation de l'exp&#233;rience qu'ils font dans leur classe avec l'indispensable r&#233;flexion p&#233;dagogique et didactique ne se fait pas, ou tr&#232;s mal, ou trop peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me la formation continue des enseignants de philosophie est presque exclusivement &#233;rudite et ne fait pour ainsi dire aucune place &#224; l'&#233;change sur les pratiques, &#224; la r&#233;flexion sur les obstacles p&#233;dagogiques et &#224; la mise en circulation des innovations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans une connaissance s&#233;rieuse et non mythologique de la tradition de l'enseignement philosophique, il est difficile de la faire vivre et &#233;voluer, et de nourrir utilement le d&#233;bat entre professeurs de philosophie. Il para&#238;t n&#233;cessaire d'int&#233;grer &#224; la formation des nouveaux professeurs un enseignement de l'histoire de la discipline, en France et ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a l&#224; un ensemble de probl&#232;mes s&#233;rieux et d&#233;licats qu'on ne saurait traiter en quelques lignes ni r&#233;soudre par quelques mesures rapides. C'est un chantier de longue haleine qui suppose une analyse lucide, approfondie et non manich&#233;enne de la situation et qui conduira sans doute &#224; un certain nombre de remises en cause. Il est l'affaire de toute la profession : professeurs de terminale et de classes pr&#233;paratoires, universitaires et formateurs d'INSPE, inspecteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Communiqu&#233; sur les projets de programmes de philosophie</title>
		<link>https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/article/communique-sur-les-projets-de-programmes-de-philosophie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/article/communique-sur-les-projets-de-programmes-de-philosophie</guid>
		<dc:date>2019-05-08T09:52:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>Notions</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;rie technologique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des programmes trop lourds et sans principes.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/" rel="directory"&gt;Positions publiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/programmes" rel="tag"&gt;Programmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/notions" rel="tag"&gt;Notions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/serie-technologique" rel="tag"&gt;S&#233;rie technologique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des programmes trop lourds et sans principes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.acireph.org/IMG/pdf/bulletin_acireph_mai_2019.pdf" length="287204" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Que deviendra la philosophie dans le nouveau lyc&#233;e ?</title>
		<link>https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/article/que-deviendra-la-philosophie-dans-le-nouveau-lycee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/article/que-deviendra-la-philosophie-dans-le-nouveau-lycee</guid>
		<dc:date>2017-12-02T10:33:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph, Admin, Jo&#235;l, Serge Cosp&#233;rec</dc:creator>


		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>Institutions</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Baccalaur&#233;at</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous avons rencontr&#233; la commission dirig&#233;e par M. P. Mathiot, charg&#233;e de la r&#233;forme du baccalaur&#233;at et du lyc&#233;e g&#233;n&#233;ral et technologique, le 22 novembre 2017. &lt;br class='autobr' /&gt;
La commission &#233;tait compos&#233;e ainsi : P. Mathiot, pr&#233;sident de la commission, professeur de Sciences Politiques S. Ayada, (IGEN, groupe Philosophie) N. Ginsburger (DGESCO) S. Kesler (IGAEN) C. Szymankiewicz (IGAEN) Y. YEBBOU (IGEN, groupe Math&#233;matiques) &lt;br class='autobr' /&gt;
Sommaire Prise de contact Nos propositions pour la philosophie Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/" rel="directory"&gt;Positions publiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/programmes" rel="tag"&gt;Programmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/institutions" rel="tag"&gt;Institutions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/baccalaureat" rel="tag"&gt;Baccalaur&#233;at&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous avons rencontr&#233; la commission dirig&#233;e par M. P. Mathiot, charg&#233;e de la r&#233;forme du baccalaur&#233;at et du lyc&#233;e g&#233;n&#233;ral et technologique, le 22 novembre 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission &#233;tait compos&#233;e ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; P. Mathiot, pr&#233;sident de la commission, professeur de Sciences Politiques&lt;/li&gt;&lt;li&gt; S. Ayada, (IGEN, groupe Philosophie)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; N. Ginsburger (DGESCO)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; S. Kesler (IGAEN)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; C. Szymankiewicz (IGAEN)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Y. YEBBOU (IGEN, groupe Math&#233;matiques)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;!--Pour l'ACIREPh : Fr&#233;d&#233;ric Le Plaine (pr&#233;sident), Serge Cosp&#233;rec et Jo&#235;l Dolbeault, membres du C.A., Fran&#231;ois Meyer, webmestre du site &lt;a href='https://www.acireph.org/acireph.org'&gt;acireph.org&lt;/a&gt;.--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sommaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;#1&#034; &gt; Prise de contact &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;#2&#034; &gt; Nos propositions pour la philosophie &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;#3&#034; &gt; Les r&#233;formes envisag&#233;es par la commission Mathiot &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;#4&#034; &gt; Que peut-on en penser ? &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;span id=&#034;1&#034;&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Prise de contact&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers propos de M. Mathiot visent &#224; nous rassurer, en tant qu'association d&#233;fendant l'enseignement de la philosophie au lyc&#233;e : il n'est pas envisag&#233; que la philosophie disparaisse de l'examen final.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous met en garde contre les rumeurs qui circulent sur Internet au sujet des projets de r&#233;forme car rien n'est arr&#234;t&#233;. La commission doit rendre un rapport d&#233;but 2018 et n'en est qu'au milieu de son programme d'auditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pr&#233;sentons l'histoire de notre association : ancr&#233;e dans des mouvements comme le GREPH ainsi que le GFEN, n&#233;e au moment de la &#171; guerre des programmes &#187;, l'ACIREPh est une association de professeurs de philosophie qui se veut force de proposition pour am&#233;liorer l'enseignement philosophique en France.&lt;/p&gt;
&lt;span id=&#034;2&#034;&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nos propositions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous exposons les propositions qui nous paraissent pertinentes pour que la r&#233;forme du baccalaur&#233;at et du lyc&#233;e soit aussi l'occasion d'instaurer un cursus progressif et coh&#233;rent pour un enseignement plus formateur et plus utile de la philosophie, ce qui passe par :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Un enseignement progressif s'&#233;talant de la Seconde &#224; la Terminale.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;duit &#224; une seule ann&#233;e, l'enseignement de la philosophie est peu formateur. Il constitue une parenth&#232;se vite referm&#233;e dans la formation des &#233;l&#232;ves. Comme n'importe quelle discipline, la philosophie implique une progressivit&#233; pour contribuer efficacement &#224; la formation intellectuelle et critique des citoyens. Il s'agit de sortir la philosophie de son enfermement dans l'ann&#233;e de Terminale, pour instaurer une progressivit&#233; n&#233;cessaire &#224; l'apprentissage de la pens&#233;e philosophique, de sortir de cette situation o&#249; la philosophie est &#224; la fois un enseignement d'initiation et une discipline d'examen.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Un horaire commun aux diff&#233;rentes s&#233;ries, et un horaire substantiel.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La philosophie dans le secondaire ne pr&#233;pare pas &#224; certaines fili&#232;res, mais rel&#232;ve de la culture commune ou de ce qu'on appelle aussi la formation g&#233;n&#233;rale de l'homme et du citoyen : &#224; savoir, le d&#233;veloppement de la r&#233;flexion, de l'ouverture d'esprit, du jugement critique, appuy&#233; sur des &#233;l&#233;ments choisis de la culture philosophique adapt&#233;s aux classes du secondaire et emprunt&#233;s au meilleur de cette tradition intellectuelle. Or, la distribution horaire actuelle n'est pas justifi&#233;e : la philosophie n'est pas sp&#233;cialement une discipline &#171; litt&#233;raire &#187; : il n'y a pas de raison que les plus gros volumes horaires soient r&#233;serv&#233;s &#224; la s&#233;rie L. La situation pour les s&#233;ries technologiques est injuste et p&#233;dagogiquement insens&#233;e : l&#224; o&#249; les &#233;l&#232;ves sont moins &#233;quip&#233;s du point de vue de la formation g&#233;n&#233;rale, en raison de leur parcours, l&#224; o&#249; ils auraient besoin d'une formation plus solide, ils ont le moins d'heures (et des &#233;preuves quasiment identiques !). &lt;!--Un r&#233;&#233;quilibrage horaire permettrait de d&#233;velopper les capacit&#233;s r&#233;flexives, mais aussi de lecture et d'&#233;criture de ces &#233;l&#232;ves, c'est-&#224;-dire ces comp&#233;tences g&#233;n&#233;rales qui leur font tant d&#233;faut d&#232;s qu'ils passent dans l'enseignement sup&#233;rieur (ce dont t&#233;moigne le constat des universit&#233;s au sujet de l'&#233;chec selon la s&#233;rie du baccalaur&#233;at). (NB : la r&#233;forme envisag&#233;e se propose de mettre fin &#224; ce probl&#232;me : les s&#233;ries STx n'iraient plus en fac--&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Des programmes moins lourds et plus d&#233;termin&#233;s.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Actuellement, le programme qui sert de r&#233;f&#233;rence, notamment pour d&#233;finir les sujets d'examen, consiste, pour l'essentiel, en une liste de notions, dont chacune est susceptible de poser un nombre presque ind&#233;fini de probl&#232;mes. Nous avons &#224; cette occasion une discussion sur l'al&#233;a suppos&#233; dans la notation en philosophie. Nos interlocuteurs &#233;voquent le fait que cet al&#233;a est partag&#233; par toutes les disciplines. Nous soulignons qu'il s'explique non pas par la vari&#233;t&#233; des correcteurs, mais par la distance qui peut exister entre le travail fourni pendant l'ann&#233;e et le sujet propos&#233; &#224; l'&#233;preuve finale. Ainsi la situation actuelle est injuste &#224; l'examen : des candidats interrog&#233;s sur des probl&#232;mes qu'ils n'ont jamais &#233;tudi&#233;s en classe ; des professeurs conduits &#224; sur&#233;valuer des copies creuses ou hors-sujets ; une image d&#233;sastreuse de la philosophie comme l'art de parler de tout, et surtout de ce qu'on ne conna&#238;t pas.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Un changement des &#233;preuves du baccalaur&#233;at, particuli&#232;rement urgent en s&#233;ries technologiques.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enqu&#234;te ACIREPh-SNES r&#233;alis&#233;e en 2015 aupr&#232;s de plus de 400 coll&#232;gues le montre : une majorit&#233; des professeurs de philosophie souhaite transformer les &#233;preuves du baccalaur&#233;at en s&#233;ries g&#233;n&#233;rales, et la quasi-totalit&#233; le souhaite pour les s&#233;ries technologiques. Il serait n&#233;cessaire d'envisager des formats d'&#233;preuve plus clairs dans leurs consignes, guidant davantage les candidats, qui permettront aux correcteurs d'&#234;tre plus exigeants quant aux attendus.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;span id=&#034;3&#034;&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;formes envisag&#233;es par la commission Mathiot&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Mathiot nous r&#233;pond qu'il entend nos propositions mais que sa comp&#233;tence ne s'&#233;tend pas aux programmes des disciplines. Il nous expose ensuite les grandes lignes de sa r&#233;flexion, pour autant qu'elle concerne notre discipline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme va dans le sens d'&lt;strong&gt;un enseignement plus modulaire&lt;/strong&gt;, organis&#233; autour d'un tronc commun obligatoire, et de dominantes choisies par l'&#233;l&#232;ves. Ces dominantes associeraient deux disciplines (pour ne pas ouvrir ind&#233;finiment le champ des possibles). Elles auraient vocation &#224; &#234;tre enseign&#233;es d&#232;s la classe de Premi&#232;re, dans l'optique d'une sp&#233;cialisation progressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La philosophie ferait partie du tronc commun&lt;/strong&gt;. Elle serait aussi une dominante possible. La commission envisage par exemple de l'associer &#224; l'histoire, mais ne nous expose pas les raisons de ce choix (hormis le fait qu'elle ne souhaite pas ouvrir ind&#233;finiment les choix offerts aux &#233;l&#232;ves). En tant que dominante, elle serait enseign&#233;e d&#232;s la Premi&#232;re. A ce sujet, nous faisons remarquer que l'introduction de la philosophie en Seconde, dans le cadre de l'enseignement d'exploration notamment, permettrait de faire conna&#238;tre la discipline aux &#233;l&#232;ves, pour un choix r&#233;ellement inform&#233; des dominantes en Premi&#232;re. M. Mathiot r&#233;pond que, dans le projet actuel, il n'est pas certain que les enseignement d'exploration soient maintenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'examen final, conform&#233;ment aux d&#233;clarations de MM. Macron et Blanquer dans la presse, sera resserr&#233; autour de &lt;strong&gt;4 &#233;preuves terminales&lt;/strong&gt;, en plus de l'&#201;preuve Anticip&#233;e de Fran&#231;ais, dont deux seraient plut&#244;t des &#233;preuves de dominantes, et deux autres pass&#233;es par tous les candidats &#224; titre d'&#171; &#233;preuve universelle &#187;. &lt;strong&gt;Ces deux &#171; &#233;preuves universelles &#187; seraient d'une part la philosophie, d'autre part une &#233;preuve orale inspir&#233;e du &lt;i&gt;colloquio&lt;/i&gt; italien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le colloquio est une des &#233;preuves de la maturit&#224;, l'&#233;quivalent italien du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Les deux &#233;preuves universelles seraient repouss&#233;es &#224; la fin du mois de juin, de mani&#232;re &#224; gagner quelques semaines de cours. &#192; cet &#233;gard M. Mathiot souligne que ces semaines de classe seraient autant de semaines gagn&#233;es &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; pour enseigner la philosophie, et que le temps n&#233;cessaire pour la correction des copies ne lui semble pas si important qu'il est actuellement revendiqu&#233; par les professeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;preuve de philosophie proposerait des sujets identiques pour tous les candidats quelle que soit leur dominante. M. Mathiot nous propose de r&#233;fl&#233;chir sur cette possibilit&#233;. Il pr&#233;cise aussi qu'un &#233;l&#232;ve ne devrait pas pouvoir passer trois &#233;preuves de philosophie : l'&#233;preuve universelle, l'&#233;preuve de philosophie choisie comme dominante, et l'&#233;preuve orale pluridisciplinaire. Les choses devraient donc &#234;tre organis&#233;es pour &#233;viter cela (probablement au niveau du choix des enseignements par l'&#233;l&#232;ve).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous inqui&#233;tons du fait que la philosophie, si elle devait garder sa formule actuelle, risquerait de ne pas attirer beaucoup d'&#233;l&#232;ves en tant que sp&#233;cialit&#233; au choix. M. Mathiot nous r&#233;pond que le programme de la dominante, qui commencerait donc en 1&#232;re, aurait &#224; &#234;tre repens&#233; pour proposer une formule attrayante. Il nous propose de r&#233;fl&#233;chir d&#232;s &#224; pr&#233;sent sur ce que pourrait &#234;tre cet enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous soulignons l'int&#233;r&#234;t d'y introduire des questions incitant &#224; philosopher sur les probl&#232;mes contemporains (ce qui est aussi vrai, &#224; notre sens, pour l'enseignement de tronc commun).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discussion porte aussi sur le rapprochement voire la fusion entre la fili&#232;re g&#233;n&#233;rale et la fili&#232;re technologique, envisag&#233;e par la commission. Une fusion irait dans le sens de la d&#233;mocratisation souhait&#233;e par l'ACIREPh. Cependant, nous soulignons qu'elle am&#232;nerait dans le m&#234;me enseignement des &#233;l&#232;ves aux comp&#233;tences tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;nes, ce qui pourrait cr&#233;er des difficult&#233;s. M. Mathiot nous r&#233;pond que la commission n'est pas fix&#233;e sur cette question et que nous ne sommes pas les seuls &#224; avoir soulev&#233; cette difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous remercions M. Mathiot et l'ensemble des membres de la commission de nous avoir re&#231;us et nous d&#233;clarons pr&#234;ts &#224; fournir des propositions par &#233;crit pour nourrir sa r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- petit bilan : peut-&#234;tre un peu trop personnel ? &#224; vous de voir si vous voulez le corriger --&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span id=&#034;4&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que peut-on en penser ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; notre sens, cette r&#233;forme offre une opportunit&#233; pour la philosophie de remettre en chantier son enseignement, en raison du d&#233;fi que repr&#233;sente son &#233;ventuelle extension sur deux ann&#233;es dans une sp&#233;cialit&#233; qui reste &#224; d&#233;finir, et &#224; articuler avec le tronc commun. L'&#233;preuve inspir&#233;e du &lt;i&gt;colloquio&lt;/i&gt; italien pr&#233;sente aussi des perspectives int&#233;ressantes pour travailler avec d'autres disciplines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ACIREPh fournira rapidement &#224; la commission Mathiot des propositions de programmes et d'&#233;preuves r&#233;nov&#233;s, allant dans le sens d'une formation plus exigeante et plus d&#233;mocratique. Nous sommes d&#233;termin&#233;s &#224; saisir l'occasion de cette r&#233;forme du lyc&#233;e et du baccalaur&#233;at pour proposer des transformations audacieuses qui nous paraissent n&#233;cessaires, apr&#232;s tant d'ann&#233;es d'immobilisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il ne faut pas se cacher qu'en devenant partiellement optionnelle, la philosophie risque de perdre une part de ses &#233;l&#232;ves actuels : ceux de l'actuelle Terminale L, certes bien sinistr&#233;e. L'arriv&#233;e de la philosophie en Premi&#232;re est &#224; saluer, mais elle ne concernera que les &#233;l&#232;ves ayant choisi la sp&#233;cialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous affirmerons la n&#233;cessit&#233; que l'enseignement de philosophie de tronc commun comprenne des heures en classe d&#233;doubl&#233;e pour tous les &#233;l&#232;ves, et que son horaire soit substantiel. 4 heures dont une heure d&#233;doubl&#233;e pour tous nous sembleraient pleinement l&#233;gitimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous restons n&#233;anmoins vigilants quant au cadre g&#233;n&#233;ral de ce projet de r&#233;forme, notamment en ce qui concerne les moyens allou&#233;s. A cet &#233;gard, M. Mathiot a indiqu&#233; que le lyc&#233;e fran&#231;ais a un co&#251;t 30% sup&#233;rieur &#224; la moyenne des pays de l'OCDE, sans que la formation qu'il dispense soit sup&#233;rieure aux autres. La perspective du Minist&#232;re semble donc &#234;tre celle d'une r&#233;forme &#224; moyens constants, dans le meilleur des cas, et dans le pire, &#224; moyens d&#233;croissants. Il serait regrettable que la r&#233;forme soit l'occasion d'une r&#233;duction de la dotation horaire de la philosophie, entra&#238;nant une augmentation du nombre de classes pour les coll&#232;gues. Esp&#233;rons que la pr&#233;sence au sein de la commission Mathiot d'une inspectrice g&#233;n&#233;rale de philosophie nous en pr&#233;servera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir nous dira si la place que la philosophie trouvera dans cette r&#233;forme sera meilleure que le &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt;. L'ACIREPh restera attentive aux &#233;volutions, force de propositions, ind&#233;pendante et critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!--conclusion alternative : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; notre sens, cette r&#233;forme offre une opportunit&#233; pour la philosophie de remettre en chantier son enseignement, &#224; cause du d&#233;fi que repr&#233;sente son &#233;ventuelle extension sur 2 ann&#233;es dans une sp&#233;cialit&#233; qui reste &#224; d&#233;finir, et &#224; articuler avec le tronc commun. L'&#233;preuve inspir&#233;e du {colloquio} italien pr&#233;sente aussi des perspectives int&#233;ressantes pour travailler avec d'autres disciplines. Cependant, il ne faut pas se cacher qu'en devenant partiellement optionnelle, la philosophie risque de perdre une part de ses &#233;l&#232;ves actuels : ceux de l'actuelle Tle L, certes bien sinistr&#233;e. L'arriv&#233;e de la philosophie en 1&#232;re est &#224; saluer, mais elle ne concernera qu'un petit nombre d'&#233;l&#232;ves ayant choisi l'option. La perspective d'une r&#233;forme &#224; moyens constants pose aussi la difficile question de l'horaire qui sera d&#233;volu &#224; la philosophie dans ce nouveau lyc&#233;e. Il serait regrettable que la r&#233;forme soit l'occasion d'une r&#233;duction de la dotation horaire de la philosophie, entra&#238;nant une augmentation du nombre de classes pour les coll&#232;gues. Esp&#233;rons que la pr&#233;sence au sein de la commission Mathiot d'une inspectrice g&#233;n&#233;rale de philosophie, ancienne doyenne du groupe, nous en pr&#233;servera. Enfin, nous remarquons que la question de la nature de l'&#233;preuve propos&#233;e au bac philo n'a pas &#233;t&#233; pos&#233;e : c'est &#224; notre sens une occasion manqu&#233;e.--&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le colloquio est une des &#233;preuves de la &lt;i&gt;maturit&#224;&lt;/i&gt;, l'&#233;quivalent italien du bac. Elle &#171; a pour objet de v&#233;rifier les capacit&#233;s d'expression orale du candidat et sa connaissance du programme de la derni&#232;re ann&#233;e d'&#233;tudes, dans toutes les disciplines. Elle se d&#233;roule devant une commission compos&#233;e de sept examinateurs de disciplines distinctes, dont trois professeurs de l'&#233;tablissement du candidat. Elle est structur&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt; en trois temps :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; dans un premier temps (15/20 minutes) le candidat est invit&#233; &#224; pr&#233;senter un travail personnel &#224; caract&#232;re interdisciplinaire : la &lt;i&gt;tesina&lt;/i&gt; (&#171; petit m&#233;moire &#187;). Le sujet est choisi par le candidat et doit &#234;tre trait&#233; sous un angle multidisciplinaire, c'est&#8208;&#224;&#8208;dire en faisant appel &#224; des savoirs et &#224; des comp&#233;tences acquis dans plusieurs disciplines. Ce travail peut &#234;tre pr&#233;sent&#233; sous forme de rapport &#233;crit ou bien sous une autre modalit&#233; choisie par le candidat (diaporama, production artistique, etc.) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;dans un deuxi&#232;me temps (30/45 minutes ) le candidat est interrog&#233; par les membres de la commission sur le programme ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;dans un troisi&#232;me temps, la commission commente avec le candidat les &#233;preuves &#233;crites de l'examen (10/15 minutes). &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Source : &lt;i&gt;Propositions pour une &#233;volution du baccalaur&#233;at&lt;/i&gt;, rapport de 2011 disponible &#224; l'adresse : &lt;a href=&#034;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/124000132.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/124000132.pdf&lt;/a&gt;)
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Compte-rendu de l'audience du 18 octobre 2017 aupr&#232;s du groupe Philosophie de l'Inspection g&#233;n&#233;rale</title>
		<link>https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/article/compte-rendu-de-l-audience-du-18-octobre-2017-aupres-du-groupe-philosophie-de-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/article/compte-rendu-de-l-audience-du-18-octobre-2017-aupres-du-groupe-philosophie-de-l</guid>
		<dc:date>2017-11-04T12:59:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Institutions</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le 18 octobre 2017, nous avons rencontr&#233; l'Inspection G&#233;n&#233;rale de Philosophie pour lui faire part de nos interrogations et de nos demandes.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/positions-publiques/" rel="directory"&gt;Positions publiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/institutions" rel="tag"&gt;Institutions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sents pour l'I.G. : Souad Ayada (doyen), Paul Mathias, Frank Burbage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sents pour l'ACIREPh : R&#233;my David, Jo&#235;l Dolbeault, Fr&#233;d&#233;ric Le Plaine (pr&#233;sident)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1) La r&#233;forme du baccalaur&#233;at&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Suite aux annonces du ministre de l'&#233;ducation, concernant la mise en &#339;uvre d'une r&#233;forme du baccalaur&#233;at pour la session 2021, nous demandons &#224; l'IG si elle est associ&#233;e au processus de concertation et de r&#233;flexion pr&#233;alable &#224; ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IG indique qu'elle n'a pas &#233;t&#233; sollicit&#233;e pour participer &#224; la r&#233;flexion sur cette r&#233;forme. Elle pr&#233;cise que cette r&#233;forme va de pair avec une r&#233;flexion sur le lyc&#233;e, et notamment sur la s&#233;rie L, l'ancienne r&#233;forme n'ayant pas r&#233;gl&#233; le probl&#232;me de la d&#233;saffection des &#233;l&#232;ves pour cette s&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'IG nous indique en &#234;tre r&#233;duite &#224; des conjectures. Tout au plus nous communique-t-elle qu'une &#171; attention particuli&#232;re &#187; serait envisag&#233;e pour la philosophie dans le cadre de ce projet de r&#233;forme, mais sans pouvoir affirmer si une telle attention concerne la place de la philosophie dans la structure g&#233;n&#233;rale des enseignements qui serait &#233;ventuellement modifi&#233;e pour le lyc&#233;e, ou bien sa place en examen terminal, plut&#244;t qu'en contr&#244;le continu dans une version renouvel&#233;e du baccalaur&#233;at.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2) Les effectifs &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous attirons l'attention de l'IG sur le fait que, suite &#224; la fin du d&#233;doublement syst&#233;matique en s&#233;ries technologiques, certains professeurs se retrouvent avec plus de 130 &#233;l&#232;ves en charge (30 % des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu &#224; notre enqu&#234;te men&#233;e en collaboration avec le SNES). L'IG r&#233;pond qu'elle n'a pas le pouvoir de faire changer la r&#232;gle g&#233;n&#233;rale des d&#233;doublements. Elle conseille aux professeurs de jouer avec les ressorts possibles &#224; l'&#233;chelle locale pour faire valoir leur demande : d&#233;fendre leur position au conseil p&#233;dagogique, travailler avec l'ensemble de l'&#233;quipe p&#233;dagogique de la classe, obtenir le soutien de l'Inspecteur P&#233;dagogique R&#233;gional, s'appuyer sur la recommandation minist&#233;rielle adress&#233;e aux recteurs en janvier 2015, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re assez g&#233;n&#233;rale, l'IG nous indique que l'heure n'est plus &#224; la verticalit&#233; descendante de r&#232;gles r&#233;publicaines, mais &#224; la d&#233;r&#233;gulation et aux ajustements locaux &#8211; ce que nous regrettons.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3) Les programmes &amp; les &#233;preuves&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#9679; les &#233;preuves du baccalaur&#233;at&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous indiquons &#224; l'IG que son dernier rapport sur l'&#233;tat de l'enseignement de la philosophie en 2007-2008 remonte &#224; bient&#244;t 10 ans, et que les d&#233;marches engag&#233;es depuis pour apporter des am&#233;liorations aux conditions institutionnelles de notre enseignement nous paraissent trop minces au regard du diagnostic critique qu'elle-m&#234;me dressait alors.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'enseignement philosophique se trouve (...) &#224; la crois&#233;e des chemins. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous attirons l'attention de l'IG sur le fait que, d'apr&#232;s l'enqu&#234;te SNES-ACIREPh de 2015, mais aussi d'apr&#232;s le rapport de l'APPEP sur le baccalaur&#233;at 2016, la grande majorit&#233; des professeurs consid&#232;rent que les &#233;preuves actuelles en s&#233;ries technologiques ne sont pas satisfaisantes. Nous f&#233;licitons donc l'IG pour l'exp&#233;rimentation de nouveaux sujets men&#233;e dans la s&#233;rie STHR. Nous soulignons la n&#233;cessit&#233; d'un bilan qui prenne en compte non seulement les productions des candidats au baccalaur&#233;at, mais le travail r&#233;alis&#233; en classe avec leur professeur durant l'ann&#233;e scolaire. L'IG r&#233;pond favorablement &#224; notre demande : un bilan complet de l'exp&#233;rience sera r&#233;alis&#233; et communiqu&#233; aux associations au d&#233;but de l'ann&#233;e scolaire 2018-2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous soulignons &#233;galement la n&#233;cessit&#233;, pour l'&#233;preuve d'explication de texte, d'&#234;tre accompagn&#233;e de notes de vocabulaire pour les termes dont l'incompr&#233;hension pourrait faire obstacle aux candidats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant plus globalement les &#233;preuves du baccalaur&#233;at, nous demandons &#224; nos interlocuteurs que des rapports nationaux soient &#233;tablis chaque ann&#233;e, sur chaque sujet, comme c'est le cas aux concours, afin de donner &#224; l'ensemble de la profession des rep&#232;res communs sur les attendus. Nous rappelons &#224; nos interlocuteurs qu'il faudrait clarifier certaines exigences, notamment par rapport &#224; la m&#233;thode de l'&#233;preuve d'explication de texte. Le rapport de l'IG cit&#233; plus haut pointait d&#233;j&#224; &#171; quelques divergences dans l'appr&#233;ciation des &#233;preuves d'examen &#187; contre lesquelles &#171; une certaine directivit&#233; de l'institution ne serait peut-&#234;tre pas d&#233;plac&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous est r&#233;pondu qu'&#224; l'&#233;chelle des acad&#233;mies, les r&#233;unions d'entente et d'harmonisation, quand elles s'appuient sur des copies-test envoy&#233;es en amont aux correcteurs, peuvent donner lieu &#224; des rapports mis &#224; disposition des coll&#232;gues, portant sur tout ou partie des sujets donn&#233;s &#224; l'examen. L'IG encourage les Inspections p&#233;dagogiques r&#233;gionales &#224; g&#233;n&#233;raliser la proc&#233;dure des copies-test &#224; toutes les acad&#233;mies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#9679; les programmes et leur rapport &#224; l'examen&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous attirons l'attention de l'IG sur le fait que, d'apr&#232;s l'enqu&#234;te SNES-ACIREPh, de nombreux professeurs consid&#232;rent que la lourdeur ou/et l'impr&#233;cision des programmes emp&#234;chent de bien pr&#233;parer les &#233;l&#232;ves &#224; l'ensemble des sujets du baccalaur&#233;at. Et nous ajoutons que, d'apr&#232;s le rapport de l'APPEP sur le baccalaur&#233;at 2015, beaucoup de professeurs se plaignent que des sujets sont trop pointus, pas assez &#171; classiques &#187;. Nous appuyons notre propos par des listes de sujets propos&#233;s au baccalaur&#233;at depuis 2004, en soulignant l'aspect encyclop&#233;dique de l'ensemble.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir les liste de sujets de bac en annexes.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Nous d&#233;clarons impossible de d&#233;terminer si un sujet est &#171; classique &#187; ou ne l'est pas, tant est grande la diversit&#233; des probl&#232;mes qu'on peut &#233;tudier sur une m&#234;me notion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IG r&#233;pond qu'il faut consid&#233;rer un sujet dans son ensemble (c'est-&#224;-dire le groupe de trois sujets), et voir que si un sujet est &#171; pointu &#187;, le ou les autres sont normalement &#171; classiques &#187;. Mais la question de savoir ce qu'est un sujet classique se pose alors de nouveau, et la discussion qui s'ensuit sur les crit&#232;res d'un sujet &#171; classique &#187; ou &#171; &#233;l&#233;mentaire &#187; n'aboutit pas. A quoi reconna&#238;tre un tel sujet ? L'IG r&#233;pond : au fait qu'un professeur doit n&#233;cessairement l'aborder, ou du moins donner des &#233;l&#233;ments pour l'aborder. Mais les professeurs sont-ils d'accord sur ce qu'il est n&#233;cessaire d'aborder, en une seule ann&#233;e ? En l'&#233;tat actuel, le flou des programmes produit un r&#233;sultat qui nous semble contraire &#224; la libert&#233; philosophique et p&#233;dagogique, puisque c'est le march&#233; des manuels et des annabacs qui d&#233;termine comme souterrainement les quelques &#171; passages oblig&#233;s &#187; des cours de philosophie en Terminale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous r&#233;affirmons par cons&#233;quent la n&#233;cessit&#233; de programmes plus d&#233;termin&#233;s et moins lourds, qui permettent aux candidats d'&#234;tre &#233;valu&#233;s sur des connaissances qui leur ont effectivement &#233;t&#233; enseign&#233;es. Des programmes recentr&#233;s sur un petit nombre de probl&#232;mes permettraient en outre aux professeurs de conqu&#233;rir une r&#233;elle libert&#233; dans leur enseignement en s'appuyant sur leurs recherches et la diversit&#233; de leur parcours pour mobiliser des approches originales, sans risquer de p&#233;naliser leurs &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons donc &#224; l'IG de cr&#233;er un Groupe de Travail pluraliste sur les programmes, sans d&#233;fendre un type de programme particulier, mais en insistant sur l'objectif : faire en sorte que l'&#233;l&#232;ve moyen ayant correctement appris l'ensemble du cours de philosophie de l'ann&#233;e puisse traiter les sujets sur lesquels il est interrog&#233; &#224; l'examen.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce que regrettait d&#233;j&#224; le rapport de l'IG mentionn&#233; plus haut : &#171; l'&#233;l&#232;ve (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IG rejette la proposition d'un Groupe de Travail sur les programmes, n'y voyant ni la pertinence ni l'int&#233;r&#234;t d'un point de vue institutionnel : la r&#233;flexion sur les programme ne rel&#232;ve pas de la comp&#233;tence de l'IG, mais de celle du Conseil Sup&#233;rieur des Programmes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4) La formation des professeurs et le projet de GRREPH : Groupe de r&#233;flexion et de recherche sur l'enseignement de la philosophie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Partant du fait que nous ne savons pas ce que font les professeurs de philosophie, et qu'une telle connaissance serait tout &#224; fait profitable &#224; l'ensemble du m&#233;tier, nous soumettons &#224; l'IG le projet d'un GRREPH, qui pourrait, sur le mod&#232;le des IREM permettre de f&#233;d&#233;rer la recherche sur notre enseignement. La perspective d'Observatoire des pratiques d'enseignement en philosophie, d'Ouvroir de pratiques potentielles, et d'Observatoire de la formation en philosophie est propos&#233;e, en demandant &#224; l'IG si elle souhaiterait &#234;tre &#224; son initiative, ou participer &#224; une telle dynamique. Nous exprimons donc le besoin d'une &#233;tude approfondie des pratiques des professeurs de philosophie ; et pour cela, nous demandons &#224; l'IG de favoriser une telle &#233;tude, en lien avec les professeurs et des universitaires. En ce sens, l'IG pourrait coordonner une telle &#233;tude sur un long terme. L'IG trouve le projet int&#233;ressant, mais consid&#232;re que tel n'est pas son r&#244;le, nous renvoyant plut&#244;t &#224; l'universit&#233; ou aux ESPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ensuit une discussion sur les diff&#233;rentes formations p&#233;dagogiques (c'est-&#224;-dire sur les pratiques) au PAF et PNF. L'IG explique que, dans certaines acad&#233;mies, le manque de moyens conduit &#224; une offre insuffisante de formation, mais qu'il est beaucoup plus facile de d&#233;velopper les formations p&#233;dagogiques dans le cadre des PAF que du PNF. Elle nous sugg&#232;re donc de nous tourner vers les IPR.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;5) La philosophie avant la Terminale &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous r&#233;affirmons notre souhait de voir l'enseignement de la philosophie devenir un v&#233;ritable cursus au lyc&#233;e, de la Seconde &#224; la Terminale. L'IG ne prend pas position sur ce point, et ajoute que ces questions rel&#232;vent avant tout du Minist&#232;re, y compris la question plus pr&#233;cise de la philosophie en 1&#232;re L. L'IG rappelle l'existence de la circulaire n&#176; 2011-023 du 21-2-2011 (BO du 9 Mars 2011), autorisant et invitant &#224; une pr&#233;sence des professeurs et au d&#233;veloppement d'enseignements de philosophie &#171; en amont de la terminale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;6) La philosophie en lyc&#233;es professionnels &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous r&#233;affirmons notre souhait de voir l'enseignement de la philosophie &#233;tendu aux fili&#232;res professionnelles. L'IG r&#233;pond que le Minist&#232;re s'int&#233;resse &#224; la revalorisation des fili&#232;res professionnelles, et qu'il pourrait &#234;tre int&#233;ress&#233; par cette id&#233;e. L'IG prend aussi position pour une v&#233;ritable exigence philosophique de cet enseignement, par opposition &#224; certaines &#171; discussions &#224; vis&#233;e philosophique &#187; tr&#232;s d&#233;cevantes (L'IG rapporte avoir assist&#233; &#224; un ou plusieurs cours &#171; indignes de notre enseignement &#187;). Elle soul&#232;ve aussi deux questions qu'elle juge d&#233;licates. Celle du corps des professeurs qui enseigneraient en lyc&#233;es professionnels : le danger pourrait &#234;tre qu'il s'agisse d'enseignants n'ayant pas suivi un cursus universitaire complet de philosophie. Celle de l'&#233;valuation : l'&#233;valuation orale &#233;tant &#224; &#233;carter (pour des raisons de co&#251;t budg&#233;taire), les modalit&#233;s d'une &#233;valuation &#233;crite restent &#224; d&#233;finir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IG ajoute qu'une exp&#233;rimentation a lieu actuellement dans l'Acad&#233;mie de Toulouse, qui concerne une dizaine d'&#233;tablissements. Un rapport sera fait.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;7) L'EMC &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous exprimons notre crainte de voir l'EMC devenir ce qu'&#233;tait devenu l'ECJS : un cours suppl&#233;mentaire d'Histoire-G&#233;ographie pour terminer les programmes, notamment en Terminale. Nous demandons par cons&#233;quent &#224; l'IG d'intervenir aupr&#232;s de la DGESCO pour modifier la note de f&#233;vrier 2015 qui conseille de confier l'EMC aux professeurs d'Histoire-G&#233;ographie en s&#233;ries technologiques. L'IG acquiesce &#224; cette demande.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;8) Les &#171; recommandations pour le travail dans les classes &#187; de janvier 2016&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous regrettons l'inexistence juridique de ces recommandations, qui ne sont actuellement publi&#233;es dans aucun Bulletin officiel, et ne remplacent donc pas les &#171; &lt;i&gt;Instructions relatives au travail des &#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; &#187; de 1977, circulaire abrog&#233;e depuis 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IG nous r&#233;pond que ces recommandations sont &#224; prendre, de fa&#231;on pragmatique, comme telles, et que, si elles ne sont en effet pas opposables en cas de litige, elles peuvent guider le travail des professeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous adresserons tr&#232;s prochainement &#224; l'IG l'ensemble de nos remarques et demandes concernant ces recommandations, sous la forme d'une note &#233;crite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_59 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;107&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acireph.org/IMG/pdf/cr_audience_acireph_ig_18_octobre_2017.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 109.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acireph.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772036340' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;PDF - Compte-rendu de l'audience du 18 octobre 2017 aupr&#232;s du groupe Philosophie de l'Inspection g&#233;n&#233;rale
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#9679; Annexe 1 : &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les sujets de baccalaur&#233;at sur le travail et la technique class&#233;s par champs de probl&#232;mes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les sujets sur le travail et la technique depuis 2004 (s&#233;ries ES et S)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sujets en italiques sont ceux de la m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sujets en caract&#232;res gras sont ceux sur le &lt;a id=&#034;_GoBack1&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
travail et la technique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? (TS, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'innovation technique r&#233;pond-elle &#224; un besoin ? (TS, Polyn&#233;sie, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le travail &#233;duque-t-il ? (TES, Afrique, 2016)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La technique r&#233;sout-elle tous les probl&#232;mes qui se posent au travail ? (TES, La R&#233;union, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le d&#233;veloppement technique transforme-t-il les hommes ? (TES, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le travail est-il n&#233;cessairement source de progr&#232;s ? (TES, Liban, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Travailler, est-ce seulement mettre en &#339;uvre des techniques ? (TS, Am&#233;rique du Nord, 2016)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La technique ne sert-elle qu'&#224; nous rendre ma&#238;tres de la nature ? (TS, Antilles-Guyanne, 2016)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les objets techniques font-ils partie de notre culture ? (TS, Polyn&#233;sie, 2014)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Peut-on &#234;tre cultiv&#233; en ignorant tout des sciences et des techniques ? (TS, Asie, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Peut-on renoncer au progr&#232;s technique ? (TS, Asie, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'artiste travaille-t-il ? (TS, Pondich&#233;ry, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel ? (TS, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le travail n'est-il qu'une lutte avec la nature ? (TS, Polyn&#233;sie, 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison et le r&#233;el&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La technique n'est-elle qu'une application de la science ? (TS, Afrique, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La raison se reconna&#238;t-elle dans la technique ? (TS, Pondich&#233;ry, 2004)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La morale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La technique peut-elle mettre en p&#233;ril la morale ? (TES, Am&#233;rique du Nord, 2014)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Travailler, est-ce s'affranchir de toute d&#233;pendance ? (TES, La R&#233;union, 2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le progr&#232;s techniques g&#233;n&#232;re-t-il de nouveaux devoirs moraux ? (TS, Afrique, 2017)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Doit-on faire du travail une valeur ? (TS, Liban, 2017)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le bonheur de l'humanit&#233; pourrait-il venir du progr&#232;s technique ? (TS, Afrique, 2015)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le travail peut-il cesser d'&#234;tre une contrainte ? (TS, Antille-Guyane, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans rapport clair &#224; un champ pr&#233;cis :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La technique nous d&#233;shumanise-t-elle ? (TES, Antilles-Guyanne, 2017)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Peut-on travailler pour rien ? (TES, Polyn&#233;sie, 2017)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le travail se justifie-t-il seulement par son utilit&#233; ? (TES, Liban, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Travailler, est-ce seulement &#234;tre utile ? (TES, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La technique ne pose-t-elle que des probl&#232;mes techniques ? (TES, Asie 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le travail nous rend-il plus humain ? (TES, Pondich&#233;ry, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Doit-on avoir peur de la technique ? (TES, Am&#233;rique du Nord, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tout travail a-t-il un sens ? (TES, Afrique, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Que gagnons-nous &#224; travailler ? (TE, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Qu'attendons-nous de la technique ? (TES, 2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tout travail est-il p&#233;nible ? (TS, Polyn&#233;sie, 2015)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La technique doit-elle permettre de d&#233;passer les limites de l'humain ? (TS, Pondich&#233;ry, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le travail peut-il &#234;tre autre chose qu'un moyen de satisfaire des besoins ? (TS, La R&#233;union, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Faut-il consid&#233;rer le travail comme un mal n&#233;cessaire ? (TS, Afrique, 2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une technique est-elle bonne parce qu'elle est efficace ? (TS, Polyn&#233;sie, 2011)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#9679; Annexe 2 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les sujets de baccalaur&#233;at sur l'art class&#233;s par champs de probl&#232;mes &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les sujets sur l'art depuis 2004 ou 2006 (pour les s&#233;ries technologiques)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce classement int&#232;gre les s&#233;ries g&#233;n&#233;rales et technologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sujets en italiques sont ceux de la m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les &#339;uvres d'art &#233;duquent-elles notre perception ? (TL, 2014)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art transforme-t-il notre conscience du r&#233;el ? (TS, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Y a-t-il un progr&#232;s dans l'art ? (TL, R&#233;union, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art sait-il montrer ce que le langage ne peut pas dire ? (TL, Polyn&#233;sie, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pourquoi conserver les &#339;uvres d'art ? (TL, Pondich&#233;ry, 2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art est-il un langage ? (TES, Liban, 2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'artiste travaille-t-il ? (TS, Pondich&#233;ry, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La sensibilit&#233; aux &#339;uvres d'art demande-t-elle &#224; &#234;tre &#233;duqu&#233;e ? (TS, 2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Peut-on aimer une &#339;uvre d'art sans la comprendre ? (ST, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Faut-il &#234;tre cultiv&#233; pour appr&#233;cier une &#339;uvre d'art ? (ST, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'artiste est-il un artisan ? (ST, Polyn&#233;sie, remplacement, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art peut-il se passer d'une ma&#238;trise technique ? (ST, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison et le r&#233;el&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art nous fait-il conna&#238;tre le r&#233;el ? (TL, Polyn&#233;sie, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art peut-il manifester la v&#233;rit&#233; ? (TL, Liban, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une &#339;uvre d'art nous fait-elle rencontrer le r&#233;el ? (TL, Am&#233;rique du Nord, 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art est-il moins n&#233;cessaire que la science ? (TES, 2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art a-t-il pour fonction d'exprimer ce qui &#233;chappe &#224; la science ? (TES, Asie, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Peut-on d&#233;montrer qu'une &#339;uvre d'art est belle ? (TS, Am&#233;rique du Nord, 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art est-il un moyen d'acc&#233;der &#224; la v&#233;rit&#233; ? (ST, 2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art nous d&#233;tourne-t-il de la r&#233;alit&#233; ? (ST, Polyn&#233;sie, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;_GoBack2&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art est-il l'expression d'une r&#233;volte ? (TS, Polyn&#233;sie, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La morale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La libert&#233; de l'artiste rend-elle impossible toute d&#233;finition de l'art ? (TES, Polyn&#233;sie, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Peut-on reprocher &#224; une &#339;uvre d'art d'&#234;tre immorale ? (TES, Pondich&#233;ry, 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une &#339;uvre d'art peut-elle &#234;tre immorale ? (TS, Pondich&#233;ry, 2014)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Y a-t-il un art d'&#234;tre heureux ? (TS, Am&#233;rique du Nord, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans rapport clair &#224; un champ pr&#233;cis :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La valeur de l'art r&#233;side-t-elle dans son inutilit&#233; ? (TL, Asie, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art n'est-il qu'un divertissement ? (TL, Liban, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#339;uvre est-elle n&#233;cessairement la fin de l'art ? (TL, Antilles, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Est-ce une fonction de l'art que d'embellir la vie ? (TL, M&#233;tropole, remplacement, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les &#339;uvres d'art sont-elles des r&#233;alit&#233;s comme les autres ? (TL, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une &#339;uvre d'art n'est-elle qu'un objet ? (TL, Asie, 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art est-il un divertissement ? (TES, Afrique, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Notre int&#233;r&#234;t pour l'art s'explique-t-il par un besoin d'&#233;vasion ? (TES, Asie, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une &#339;uvre d'art doit-elle n&#233;cessairement donner du plaisir ? (TES, M&#233;tropole, remplacement, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La laideur peut-elle int&#233;resser l'artiste ? (TES, Liban, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'artiste a-t-il besoin de mod&#232;les ? (TES, R&#233;union, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art n'est-il qu'un jeu ? (TES, Polyn&#233;sie, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'artiste est-il un cr&#233;ateur ? (TES, Pondich&#233;ry, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Puis-je appr&#233;cier une &#339;uvre d'art sans comprendre sa signification ? (TES, Am&#233;rique du Nord, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Toute &#339;uvre d'art veut-elle dire quelque chose ? (TES, Polyn&#233;sie, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'artiste est-il ma&#238;tre de son &#339;uvre ? (TS, 2014)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'originalit&#233; fait-elle la valeur de l'&#339;uvre d'art ? (TS, Liban, 2012)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#339;uvre d'art ne s'adresse-t-elle qu'&#224; nos sens ? (TS, M&#233;tropole, remplacement, 2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art peut-il se passer de r&#232;gles ? (TS, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art peut-il se passer de la r&#233;f&#233;rence au beau ? (TS, Afrique, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'humanit&#233; peut-elle se passer de l'art ? (TS, Antilles, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'artiste doit-il chercher &#224; plaire ? (TS, 2009, Am&#233;rique du Nord)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Peut-on reprocher &#224; l'art d'&#234;tre inutile ? (TS, 2008, Afrique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Qu'admire-t-on dans une &#339;uvre d'art ? (TS, Pondich&#233;ry, 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art est-il utile ? (ST, Polyn&#233;sie, 2013. Sujet d&#233;j&#224; donn&#233; par ailleurs)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#339;uvre d'art doit-elle d'abord plaire ? (ST, Antilles, 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art est-il inutile ? (ST, Antilles, 2011. Sujet d&#233;j&#224; donn&#233; par ailleurs)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'art r&#233;pond-il &#224; un besoin ? (ST, Polyn&#233;sie, 2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'enseignement philosophique se trouve (...) &#224; la crois&#233;e des chemins. Vraisemblablement il se perdra si, en son attachement &#224; une image de lui-m&#234;me, il refuse de changer sa mani&#232;re d'&#234;tre, c'est-&#224;-dire sa mani&#232;re d'enseigner. &#187; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Rapports/2008%20IG%20Phil%20%20Etat%20Ensgt%20Philo%20France.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.acireph.org/Files/Other/Rapports/2008 IG Phil Etat Ensgt Philo France.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8594; Une analyse critique de ce rapport est en libre acc&#232;s &lt;a href='https://www.acireph.org/IMG/pdf/2010_05_bull_44-3-10.pdf'&gt;ici dans notre bulletin 44 (mai 2010, pages 3-10, par Serge Cosp&#233;rec)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir les liste de sujets de bac en annexes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce que regrettait d&#233;j&#224; le rapport de l'IG mentionn&#233; plus haut : &#171; l'&#233;l&#232;ve moyen ayant travaill&#233; ne peut pas toujours avoir l'assurance de r&#233;ussir son &#233;preuve, au moins moyennement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelles &#233;preuves pour le bac en s&#233;ries technologiques ? Osons imaginer !</title>
		<link>https://www.acireph.org/les-pratiques/l-evaluation/article/quelles-epreuves-pour-le-bac-en-series-technologiques-osons-imaginer</link>
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		<dc:date>2017-04-27T10:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph, Guillaume Lequien, Jo&#235;l, Sarah Margairaz</dc:creator>


		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;rie technologique</dc:subject>
		<dc:subject>Baccalaur&#233;at</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsqu'un groupe de travail fut mis en place en 2012 par l'IGEN et la DEGESCO pour tenter d'avancer vers une r&#233;forme de ces &#233;preuves, l'Acireph mit en avant les principes qui devraient l'orienter. Nous &#233;labor&#226;mes quelques sujets au fil des d&#233;bats et des interrogations auxquels nous avions &#224; faire face. Pour &#234;tre force de proposition, il s'agissait de ne pas se laisser enfermer dans l'existant et d'oser imaginer de nouvelles modalit&#233;s pour &#233;valuer le travail et les acquis philosophiques des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/les-pratiques/l-evaluation/" rel="directory"&gt;L'&#233;valuation&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/evaluation" rel="tag"&gt;&#201;valuation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/serie-technologique" rel="tag"&gt;S&#233;rie technologique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/baccalaureat" rel="tag"&gt;Baccalaur&#233;at&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'un groupe de travail fut mis en place en 2012 par l'IGEN et la DEGESCO pour tenter d'avancer vers une r&#233;forme de ces &#233;preuves, l'Acireph mit en avant les principes qui devraient l'orienter. Nous &#233;labor&#226;mes quelques sujets au fil des d&#233;bats et des interrogations auxquels nous avions &#224; faire face. Pour &#234;tre force de proposition, il s'agissait de ne pas se laisser enfermer dans l'existant et d'oser imaginer de nouvelles modalit&#233;s pour &#233;valuer le travail et les acquis philosophiques des &#233;l&#232;ves de ces s&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une premi&#232;re r&#233;union en octobre 2012 en pr&#233;sence des diff&#233;rentes associations professionnelles, syndicats et corps d'inspection, l'activit&#233; du groupe de travail fut interrompue, faute d'un accord suffisant entre les diff&#233;rentes tendances au sein de l'Inspection elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, le probl&#232;me demeure. &lt;a href='https://www.acireph.org/l-acireph/article/resultats-de-l-enquete-acireph-snes-sur-l-enseignement-de-la-philosophie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e en 2015 le montre&lt;/a&gt; : 82 % des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu jugent que les &#233;preuves du bac philo en s&#233;ries technologiques doivent &#234;tre, soit &#171; conserv&#233;es mais am&#233;nag&#233;es &#187;, soit &#171; enrichies par de nouvelles &#233;preuves &#187;, soit &#171; &#224; remplacer totalement &#187;. Les suffrages les plus nombreux reviennent m&#234;me &#224; la r&#233;ponse la plus radicale : 37 % des professeurs souhaitent &lt;i&gt;remplacer totalement&lt;/i&gt; les &#233;preuves du bac de philosophie en ST.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une chose est claire : le statu quo est intenable.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pr&#233;sentons ici :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les &lt;strong&gt;principes&lt;/strong&gt; qui devraient selon nous guider une transformation de ces &#233;preuves,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; quelques &lt;strong&gt;exemples de sujets&lt;/strong&gt; imagin&#233;s suivant ces principes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'Acireph le d&#233;bat n'est pas clos : la r&#233;flexion se poursuit et se nourrit du pluralisme des points de vue de ceux qui s'efforcent d'y contribuer...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Quelques principes pour une r&#233;forme des &#233;preuves de philosophie du baccalaur&#233;at technologique&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**1) Proposer une &#233;preuve qui comporte plusieurs phases, afin d'&#233;viter l'effet de &#171; tout ou rien &#187; des &#233;preuves actuelles. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, un &#233;l&#232;ve qui ne parvient pas &#224; discerner le ou les probl&#232;mes &#233;voqu&#233;s par une question de dissertation, ou qui ne comprend pas tel passage important d'un texte, qui peut tenir en une demi-ligne, va n&#233;cessairement se situer sous la moyenne (sauf si cela est le cas de la grande majorit&#233; des copies, auquel cas les correcteurs doivent &#171; bricoler &#187;, ce qui n'est pas souhaitable). Il faut donc une &#233;preuve qui &#233;vite cet effet de &#171; tout ou rien &#187;, qui peut cr&#233;er un &#233;cart important entre ce que l'&#233;l&#232;ve est capable de faire en moyenne dans l'ann&#233;e et ce qu'il fait au Bac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**2) Proposer une &#233;preuve qui valorise le travail de l'ann&#233;e des &#233;l&#232;ves. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre d'un programme de notions, qui permet de poser un nombre ind&#233;fini de probl&#232;mes au Bac, la possibilit&#233; d'utiliser les connaissances philosophiques acquises pendant l'ann&#233;e scolaire est al&#233;atoire. Les &#233;l&#232;ves s'en rendent compte, ce qui ne les encourage pas &#224; acqu&#233;rir ces connaissances. A l'oppos&#233;, il faut donc une &#233;preuve qui permette clairement de valoriser l'acquisition des connaissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du programme actuel, les solutions sont limit&#233;es. Il peut s'agir d'interroger les &#233;l&#232;ves sur les rep&#232;res, ou sur quelques textes d'auteur au programme chaque ann&#233;e (par ex trois textes, un sur chaque notion principale). Il peut encore s'agir de leur demander de poser librement un probl&#232;me philosophique sur une des neuf notions du programme. Bien s&#251;r, ces questions ne constitueraient qu'une partie minime de l'&#233;preuve, sur 5 points par exemple. Mais elles permettraient de valoriser assur&#233;ment l'acquisition de connaissances.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**3) Proposer un seul type d'&#233;preuve, avec un choix de deux sujets. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Attendu que les s&#233;ries technologiques ont un nombre d'heures limit&#233;, et que les &#233;l&#232;ves rencontrent des difficult&#233;s importantes &#224; l'&#233;crit, il est actuellement difficile de les pr&#233;parer &#224; deux types de sujet diff&#233;rents &#8211; que certains &#233;l&#232;ves continuent &#224; confondre &#224; la fin de l'ann&#233;e. Il est donc opportun de ne proposer qu'un seul type d'&#233;preuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est cependant n&#233;cessaire de conserver un choix de sujets, dans le but de permettre &#224; chaque &#233;l&#232;ve de valoriser le mieux possible ses connaissances et sa r&#233;flexion. Un choix entre deux sujets semble raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**4) Expliciter les attendus de l'&#233;preuve. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A propos des &#233;preuves actuelles, les &#233;ternelles discussions &#224; propos de ce qui est demand&#233; au Bac, &lt;i&gt;formellement&lt;/i&gt; et non sur le contenu, lors des commissions d'entente notamment, semblent montrer qu'il y a un flou sur les attendus. Il faut donc une plus grande clart&#233; &#224; ce sujet, le mieux &#233;tant que les attendus de l'&#233;preuve soient formul&#233;s pour les &#233;l&#232;ves avec les sujets donn&#233;s au Bac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, une certaine formulation de ces attendus existe dans le programme, en quelques lignes. Mais il faut quelque chose de plus explicite, pour les professeurs et pour les &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Voici 3 exemples de sujets qui seraient en accord avec ces principes :&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acireph.org/IMG/doc/epreuve_zero_1.doc' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='Word - 33.5 kio' type=&#034;application/msword&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acireph.org/local/cache-vignettes/L64xH64/doc-d03fe.svg?1772068010' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#201;preuve z&#233;ro - 1&#232;re version
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_42 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acireph.org/IMG/doc/epreuve_zero_2.doc' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='Word - 32.5 kio' type=&#034;application/msword&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acireph.org/local/cache-vignettes/L64xH64/doc-d03fe.svg?1772068010' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#201;preuve z&#233;ro - 2&#232;me version
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_43 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acireph.org/IMG/doc/epreuve_zero_3.doc' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='Word - 36 kio' type=&#034;application/msword&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acireph.org/local/cache-vignettes/L64xH64/doc-d03fe.svg?1772068010' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#201;preuve z&#233;ro - 3&#232;me version
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt; Une proposition moins audacieuse, qui pourrait &#234;tre mise en place dans le cadre actuel... &lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En &#233;tant plus r&#233;aliste, il est probable que les seuls am&#233;nagements acceptables de fa&#231;on &#224; peu pr&#232;s consensuelle, consisteraient &#224; conserver un choix entre 3 sujets, mais avec :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; un sujet de dissertation &#034;nu&#034; (pour satisfaire les traditionalistes...)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un sujet de dissertation guid&#233;e&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un sujet d'explication de texte mieux guid&#233;e&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Voici des exemples pour ces nouveaux types de sujets, fruits de notre r&#233;flexion collective : &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_50 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acireph.org/IMG/pdf/dissertation_guidee.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 43.7 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acireph.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772036340' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Dissertation guid&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_51 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acireph.org/IMG/pdf/explication_de_texte.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 60.2 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acireph.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772036340' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Explication de texte guid&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Envie de participer aux travaux de notre commission &#034;Nouvelles &#233;preuves&#034; ? &gt;&gt; n'h&#233;sitez pas &#224; nous contacter ! &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;sultats de l'enqu&#234;te ACIREPh-SNES sur l'enseignement de la philosophie</title>
		<link>https://www.acireph.org/l-acireph/article/resultats-de-l-enquete-acireph-snes-sur-l-enseignement-de-la-philosophie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/l-acireph/article/resultats-de-l-enquete-acireph-snes-sur-l-enseignement-de-la-philosophie</guid>
		<dc:date>2016-01-22T18:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Activit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Dissertation</dc:subject>
		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>Notions</dc:subject>
		<dc:subject>Sujets</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Acireph</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratisation</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;rie technologique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;R&#233;sultats de l'enqu&#234;te men&#233;e de juin &#224; octobre 2015 par l'ACIREPh et le groupe Philosophie du SNES pour dresser un &#233;tat des lieux de l'enseignement de la philosophie.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/" rel="directory"&gt;L'ACIREPh&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/activites" rel="tag"&gt;Activit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/dissertation" rel="tag"&gt;Dissertation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/programmes" rel="tag"&gt;Programmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/notions" rel="tag"&gt;Notions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/sujets" rel="tag"&gt;Sujets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/acireph" rel="tag"&gt;Acireph&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/evaluation" rel="tag"&gt;&#201;valuation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/democratisation" rel="tag"&gt;D&#233;mocratisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/serie-technologique" rel="tag"&gt;S&#233;rie technologique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_13 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;113&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acireph.org/IMG/png/nuagelexicalq22.png?1707424854' width='500' height='319' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Question 22 : quelles autres raisons que les horaires expliquent selon vous les difficult&#233;s des &#233;l&#232;ves au bac ?
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;**********************************************************************&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette enqu&#234;te a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par Internet, du 21 juin &#224; la mi-octobre 2015. Elle fut propos&#233;e conjointement par l'Acireph et le Snes et communiqu&#233;e sur nos listes de diffusion respectives, ainsi que sur le groupe Facebook &#171; Enseigner la philosophie &#187;. Elle a &#233;galement &#233;t&#233; transmise par le biais du dernier envoi r&#233;alis&#233; par l'Acireph dans tous les lyc&#233;es publics et priv&#233;s de France. Le questionnaire comportait &#224; la fois des questions ferm&#233;es et des questions ouvertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus de 400 coll&#232;gues&lt;/strong&gt; (420) enseignant la philosophie ont r&#233;pondu &#224; cette enqu&#234;te. 420 r&#233;ponses, sur 4000 professeurs de philosophie, cela peut para&#238;tre peu repr&#233;sentatif. Pourtant ce pourcentage doit &#234;tre rapport&#233; &#224; l'isolement traditionnel des professeurs de philosophie, &#224; leur faible taux d'engagement syndical ou dans les associations professionnelles, ainsi qu'&#224; l'in&#233;vitable suspicion de partialit&#233; politique ou p&#233;dagogique que pouvait susciter un questionnaire &#233;labor&#233; par un syndicat et une association professionnelle. Reste qu'il s'agit de &lt;strong&gt;la plus vaste consultation des professeurs de philosophie depuis l'entr&#233;e en vigueur des derniers programmes&lt;/strong&gt; (2003 pour les s&#233;ries g&#233;n&#233;rales, 2005 pour les technologiques). La derni&#232;re consultation avait &#233;t&#233; organis&#233;e en 2000 dans un contexte mouvement&#233;, par l'Inspection g&#233;n&#233;rale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On trouvera un r&#233;cit &#233;difiant de cet &#233;pisode dans notre histoire critique de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Chapitre I : le m&#233;tier&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Caract&#233;ristiques des participants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur la composition de l'&#233;chantillon des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu, il faut souligner qu'une majorit&#233; d'entre eux est &lt;strong&gt;jeune &lt;/strong&gt; : 55 % enseignent la philosophie depuis moins de 15 ans. C'est un biais en termes de repr&#233;sentativit&#233;, puisque la pyramide des &#226;ges des professeurs de philosophie montre toujours une nette majorit&#233; de coll&#232;gues n&#233;s avant 1975 (voir le rapport &#171; Poirier &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; &#201;tat de l'enseignement de la philosophie en 2007-2008 &#187;, rapport de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). Mais d'un autre c&#244;t&#233;, on peut voir ce biais positivement : il semble que les coll&#232;gues les plus fra&#238;chement arriv&#233;s dans le m&#233;tier s'expriment en faveur de certaines transformations importantes de leur enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours sur le profil des participants, une &#233;crasante majorit&#233; d'entre eux enseigne dans le public (87 %). Les acad&#233;mies les mieux repr&#233;sent&#233;es sont, par ordre d&#233;croissant : Versailles, Cr&#233;teil, Grenoble, Lille, Nantes, Amiens, Lyon, Paris, Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les effectifs en classe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;63 %&lt;/strong&gt; des enseignants ayant r&#233;pondu ont &lt;strong&gt;plus de 100 &#233;l&#232;ves en charge&lt;/strong&gt; pendant l'ann&#233;e scolaire, et &lt;strong&gt;30 % plus de 130 &#233;l&#232;ves&lt;/strong&gt;. On ne peut pas attendre une formation d'une qualit&#233; &#233;gale lorsqu'on a plus de 150 &#233;l&#232;ves (15 % des r&#233;ponses) ou bien lorsqu'on en a moins de 80 (15 % &#233;galement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos coll&#232;gues ont r&#233;pondu que les effectifs trop lourds avaient pour cons&#233;quences :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une &#233;nergie &#224; faire cours et une qualit&#233; d'&#233;coute des &#233;l&#232;ves en baisse (85 %)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des travaux demand&#233;s aux &#233;l&#232;ves moins nombreux (75 %)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une moindre qualit&#233; des corrections (45 %)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les d&#233;doublements, la quasi-totalit&#233; des enseignants (93 %) estime que les heures &#224; effectifs d&#233;doubl&#233;s sont n&#233;cessaires. Pourtant, les cons&#233;quences de la derni&#232;re r&#233;forme du lyc&#233;e se font sentir : en &lt;strong&gt;s&#233;ries technologiques, 69 % des coll&#232;gues n'ont aucune heure d&#233;doubl&#233;e&lt;/strong&gt;. En s&#233;rie S, 83 % n'ont aucune heure d&#233;doubl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on se demande sous quelle forme ont lieu les heures d&#233;doubl&#233;es : c'est l'EMC, ex-ECJS, et l'AP, qui permettent &#224; une nette majorit&#233; de professeurs de philosophie (environ 70 %) de pouvoir enseigner en classe d&#233;doubl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Acireph s'est plusieurs fois exprim&#233;e dans le sens d'un maintien ou d'un r&#233;tablissement des d&#233;doublements et continuera &#224; le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche l'EMC ne semble pas sp&#233;cialement pris en charge par les professeurs de philosophie. Ainsi seulement 22 % des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu sont concern&#233;s par l'EMC &#224; la rentr&#233;e 2015, contre 37 % qui ne le sont pas et 41 % qui ne le savaient pas encore.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les causes des difficult&#233;s des &#233;l&#232;ves&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question 17 &#233;tait la suivante : &#171; Quelles sont selon vous les principales raisons des difficult&#233;s rencontr&#233;es par nos &#233;l&#232;ves ? &#187; Chacune des raisons propos&#233;es devait &#234;tre estim&#233;e avoir un r&#244;le tr&#232;s important, important, moins important ou n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les coll&#232;gues ayant r&#233;pondu, &lt;strong&gt;les principales raisons des difficult&#233;s des &#233;l&#232;ves en philosophie, class&#233;es par ordre d'importance (r&#244;le jug&#233; &#171; important &#187; ou &#171; tr&#232;s important &#187;), sont les suivantes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) La ma&#238;trise de la langue (91 %)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Les effectifs (85 %)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Les acquis scolaires (culturels, m&#233;thodologiques) des &#233;l&#232;ves inadapt&#233;s (81 %)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) L'absence de d&#233;doublement (77 %)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 ex aequo) Les &#233;preuves du bac et l'absence de philo avant la terminale (60 %)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6) le programme (52 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces raisons, certaines font partie de choses qui ne d&#233;pendent absolument pas de nous, professeurs de philosophie, ni individuellement, ni collectivement. Pour d'autres, on peut discuter de notre pouvoir, ou des cons&#233;quences qu'il nous faudrait en tirer pour ajuster notre enseignement &#224; l'&#233;tat r&#233;el dans lequel nous arrivent nos &#233;l&#232;ves, pour rendre la philosophie au lyc&#233;e plus formatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait consid&#233;rer que &lt;strong&gt;la ma&#238;trise de la langue&lt;/strong&gt; d'une part, &lt;strong&gt;les acquis scolaires des &#233;l&#232;ves&lt;/strong&gt; d'autre part, &#233;chappent assez largement au pouvoir des professeurs de philosophie. Bien s&#251;r, nous pouvons le d&#233;plorer. Ce serait une mani&#232;re de reconna&#238;tre qu'en effet notre enseignement ne tient pas ses promesses mais que ce n'est pas de sa faute et que nous n'y pouvons rien &#224; notre niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre c&#244;t&#233;, on pourrait aussi croiser ce r&#233;sultat avec la question de &lt;strong&gt;la &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;philosophie avant la terminale&lt;/strong&gt; : son absence est jug&#233;e importante ou tr&#232;s importante pour expliquer les difficult&#233;s des &#233;l&#232;ves par 60 % des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu. S'il faut am&#233;liorer la formation des &#233;l&#232;ves du double point de vue de leur ma&#238;trise linguistique et de leurs acquis m&#233;thodologiques ou culturels, est-ce qu'il n'y aurait pas une solution &#224; chercher dans un v&#233;ritable cursus de philosophie au lyc&#233;e, de la seconde &#224; la terminale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait alors imaginer un vrai travail de la profession, de l'Inspection ou du Conseil Sup&#233;rieur des Programmes visant &#224; &#233;tablir clairement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; quels sont les savoir-faire linguistiques &#224; ma&#238;triser pour pouvoir mener un raisonnement philosophiquement solide ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; quels sont les acquis culturels et m&#233;thodologiques fondamentaux qui devraient &#234;tre enseign&#233;s avant la Terminale pour permettre &#224; l'ann&#233;e du bac d'&#234;tre philosophiquement formatrice pour les &#233;l&#232;ves ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Acireph se bat depuis sa cr&#233;ation pour 3 changements d&#233;cisifs dans l'enseignement de la philosophie : une transformation des programmes, une transformation des &#233;preuves du bac, et l'introduction de la philosophie avant (et apr&#232;s) la terminale. Or &lt;strong&gt;une tr&#232;s nette majorit&#233; des coll&#232;gues (60 %) trouvent que l'absence de philosophie avant la terminale et les &#233;preuves du bac ont un r&#244;le important ou tr&#232;s important pour expliquer les difficult&#233;s des &#233;l&#232;ves.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question 18 &#233;tait une question ouverte, qui demandait si &lt;strong&gt;d'autres raisons&lt;/strong&gt; expliquent les difficult&#233;s rencontr&#233;es par les &#233;l&#232;ves. Sur les 420 personnes qui ont r&#233;pondu au questionnaire, 93 ont ajout&#233; quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de r&#233;ponses reprennent finalement des &#233;l&#233;ments cit&#233;s dans la question 17, ce qui t&#233;moigne sans doute de l'importance accord&#233;e &#224; ces &#233;l&#233;ments : les lacunes des &#233;l&#232;ves (20 r&#233;ponses), l'inadaptation des programmes par rapport aux volumes horaires (16 r&#233;ponses), l'inadaptation des &#233;preuves (15 r&#233;ponses). Cependant, deux autres raisons cit&#233;es m&#233;ritent d'&#234;tre mentionn&#233;es : la d&#233;valorisation de l'&#233;cole, de la culture, de la philosophie (13 r&#233;ponses) ; les coefficients trop faibles de la philosophie dans certaines s&#233;ries (5 r&#233;ponses).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chapitre II : les programmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la question 12 &#171; Avez-vous une mani&#232;re diff&#233;rente de faire cours en s&#233;ries g&#233;n&#233;rales et en s&#233;ries technologiques ? &#187; (plusieurs r&#233;ponses possibles), 72 % des coll&#232;gues r&#233;pondent &#171; oui, dans les contenus des cours (supports, textes) &#187; et 66 % &#171; oui, dans la nature des travaux exig&#233;s &#187;. Il y a probablement l&#224; quelque chose de s&#233;rieux &#224; penser : car les programmes et les &#233;preuves du bac sont, de leur c&#244;t&#233;, rigoureusement de m&#234;me nature en s&#233;ries technologiques qu'en s&#233;ries g&#233;n&#233;rales (&#224; la nuance pr&#232;s des 3 questions pour l'explication de texte). Nous trouvons bien, d'un c&#244;t&#233; comme de l'autre, une liste de notions, une liste de rep&#232;res, une liste d'auteurs &#8211; et la dissertation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leur &lt;strong&gt;appr&#233;ciation des programmes&lt;/strong&gt; (Q.15), les participants au questionnaire se montrent tr&#232;s majoritairement, voire &lt;strong&gt;massivement &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;insatisfaits du statu quo&lt;/strong&gt;. En s&#233;rie ES, 75 % des r&#233;ponses d&#233;clarent le programme &#171; trop lourd &#187; et/ou &#171; trop ind&#233;termin&#233; &#187;. Cette proportion atteint 81 % pour la s&#233;rie S et 60 % pour les s&#233;ries technologiques. Seule une courte majorit&#233; trouve les programmes &#171; bien en l'&#233;tat &#187; en s&#233;rie L (54 %) ; pour les autres s&#233;ries, ils sont seulement 25 % en ES, 19 % en S et presque 40 % en s&#233;ries technologiques &#224; exprimer cet avis. Par ailleurs, 77 % des coll&#232;gues d&#233;clarent souhaiter un &#171; dialogue collectif de la profession &#187; sur la question des programmes (Q.36).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il s'agit de proposer des &lt;strong&gt;transformations des programmes actuels&lt;/strong&gt;, l'interpr&#233;tation est rendue difficile par la formulation des r&#233;ponses possibles :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une premi&#232;re chose est claire : c'&lt;strong&gt;est le &#171; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;moins de notions&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &#187; qui l'emporte largement (oui &#224; 77 %).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une seconde chose est claire : le &#171; non &#187; l'emporte largement contre des notions davantage reli&#233;es entre elles (par couplage), et contre remplacer des notions par des questions (non &#224; 70 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En revanche l'id&#233;e de &lt;strong&gt;remplacer des notions par des probl&#232;mes&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;divise&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; la profession : le pour et le contre obtiennent chacun la moiti&#233; des suffrages. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faut-il entendre par &#171; probl&#232;mes &#187; ? Quelle diff&#233;rence avec les &#171; questions &#187; ? Des exemples &#233;taient donn&#233;s entre parenth&#232;ses. Pour les questions : &#171; qu'est-ce qui fait qu'une action est bonne ou mauvaise ? &#187; ou &#171; pourquoi devrions-nous &#234;tre gouvern&#233;s ? &#187;. Pour les probl&#232;mes : &#171; libert&#233; et d&#233;terminisme &#187; ou &#171; art et imitation &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble donc que nos coll&#232;gues soient hostiles &#224; ce que les notions soient remplac&#233;es par des probl&#232;mes formul&#233;s sous forme de questions explicites, mais qu'ils soient plut&#244;t partag&#233;s lorsqu'il s'agit de probl&#232;mes formul&#233;s sous forme de couplage de notions, alors que par ailleurs ils rejettent des notions reli&#233;es entre elles&#8230; On pourrait proposer une hypoth&#232;se : relier les notions entre elles ne change pas grand-chose &#224; l'ind&#233;termination des programmes, nous le savons d&#232;s maintenant car c'est d&#233;j&#224; le cas (le travail et la technique, th&#233;orie et exp&#233;rience, la justice et le droit, l'existence et le temps). Or cela n'emp&#234;che pas certains sujets du bac de porter sur une seule des notions pr&#233;tendument coupl&#233;es, si bien qu'en r&#233;alit&#233; tout se passe comme si ni les champs notionnels (la culture, le sujet, etc.), ni les couplages de notions ne r&#233;duisaient l'&#233;tendue des sujets possiblement trait&#233;s par les &#233;l&#232;ves au bac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, si l'id&#233;e de remplacer les notions par des probl&#232;mes sous la forme &#171; libert&#233; et d&#233;terminisme &#187; para&#238;t int&#233;ressante pour la moiti&#233; des coll&#232;gues qui ont r&#233;pondu, c'est sans doute parce que des probl&#232;mes ainsi formul&#233;s r&#233;duisent clairement le champ des possibles. &#171; Libert&#233; et d&#233;terminisme &#187; ne recouvre pas la libert&#233; politique, par exemple. Et en m&#234;me temps, des probl&#232;mes sous cette forme laissent encore une marge de man&#339;uvre importante, probablement plus importante que des questions formul&#233;es directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le chemin de la d&#233;termination des programmes&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; il semble donc que nos coll&#232;gues restent encore oppos&#233;s &#224; une pr&#233;cision vraiment cibl&#233;e, et sont partag&#233;s pour ce qui est de pr&#233;ciser en partie ce qu'il faut &#233;tudier pendant l'ann&#233;e, ce &#224; propos de quoi les &#233;l&#232;ves sont cens&#233;s arriver arm&#233;s au bac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier constat remarquable &lt;strong&gt;&#224; propos des &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;rep&#232;res &lt;/strong&gt; : seuls 27 % des professeurs ayant r&#233;pondu traitent explicitement tous les rep&#232;res pendant l'ann&#233;e ; 36 % ne les prennent pas explicitement en compte ; et 60 % en font quelques-uns mais sont embarrass&#233;s par d'autres&#8230; (plusieurs r&#233;ponses &#233;taient possibles, Q.19).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chapitre III : les &#233;preuves du baccalaur&#233;at&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous avons demand&#233; : &#171; Dans les conditions actuelles de notre enseignement, pensez-vous que, &#224; la fin de l'ann&#233;e scolaire, les &#233;l&#232;ves soient pr&#233;par&#233;s &#224; traiter l'ensemble des sujets possibles au bac ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s&#233;rie L, o&#249; pourtant une majorit&#233; de coll&#232;gues trouvent les programmes &#171; bien en l'&#233;tat &#187;, et o&#249; nous disposons de 8 heures par semaine, seules 43 % des r&#233;ponses sont positives, tandis que 44 % r&#233;pondent &#171; non, il y a toujours un sujet pour lequel mes &#233;l&#232;ves n'ont pas &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;s &#187;. Le pire constat concerne &lt;strong&gt;les &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;s&#233;ries ES et S&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;, o&#249; une petite minorit&#233; (environ 20 %) des r&#233;ponses sont positives, tandis qu'une &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;tr&#232;s nette majorit&#233; (environ 60 %)&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; des coll&#232;gues r&#233;pondent &#171; non, il y a toujours un sujet pour lequel mes &#233;l&#232;ves n'ont pas &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;s &#187;.&lt;/strong&gt; Pour les s&#233;ries technologiques, ils sont 47 % &#224; r&#233;pondre &#171; non, il y a toujours un sujet pour lequel mes &#233;l&#232;ves n'ont pas &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;s &#187; ; c'est pour ces s&#233;ries que la r&#233;ponse &#171; non, je suis content quand il y a au moins un sujet sur les trois pour lequel le cours peut directement les aider &#187; obtient le plus fort pourcentage : 25 %, contre environ 22 % en ES et S et 12 % en L.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, les professeurs ont &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;pleinement conscience&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; que les conditions actuelles ne permettent pas de &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;pr&#233;parer s&#233;rieusement&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; les &#233;l&#232;ves &#224; l'&#233;preuve de philosophie du baccalaur&#233;at.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question suivante (Q.21) demandait : &#171; en cas de r&#233;ponse n&#233;gative, y a-t-il une autre raison que les horaires ? &#187; et 69 % des r&#233;ponses sont positives. Ce n'est donc pas qu'un probl&#232;me de temps. Mais alors, d'&lt;i&gt;o&#249; provient cette impr&#233;paration des &#233;l&#232;ves au bac de philo ? &lt;/i&gt;Les coll&#232;gues &#233;taient alors invit&#233;s &#224; s'exprimer (question ouverte, Q.22) sur ces autres raisons. 212 personnes ont r&#233;pondu. Voici les raisons donn&#233;es par ordre d&#233;croissant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) L'ind&#233;termination des programmes (80 r&#233;ponses)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) La lourdeur des programmes (50 r&#233;ponses)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Le mauvais choix des sujets (40 r&#233;ponses), dont : des sujets trop difficiles (14 r&#233;ponses), des sujets qui croisent des notions non conform&#233;ment au tableau (14 r&#233;ponses), des sujets trop pr&#233;cis (7 r&#233;ponses), trop originaux (3 r&#233;ponses), mal formul&#233;s (2 r&#233;ponses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) L'insuffisance des acquis scolaires (20 r&#233;ponses)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) Les classes surcharg&#233;es (12 r&#233;ponses)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) Les horaires insuffisants, notamment en s&#233;rie S (10 r&#233;ponses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur les &#233;preuves du bac que les r&#233;sultats sont les plus int&#233;ressants, du point de vue d'une transformation de l'enseignement de la philosophie. En effet, &lt;strong&gt;seule une faible minorit&#233; (18 %) des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu estime que les &#233;preuves de philosophie au baccalaur&#233;at sont &#171; &#224; conserver en l'&#233;tat &#187;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;en s&#233;ries technologiques &lt;/strong&gt; ;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;ils sont 49 % pour les s&#233;ries g&#233;n&#233;rales, &#224; peine la moiti&#233; des coll&#232;gues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, 51 % des coll&#232;gues pour les s&#233;ries g&#233;n&#233;rales et &lt;strong&gt;82 % pour les s&#233;ries technologiques&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; jugent que les &#233;preuves du bac philo doivent &#234;tre, soit &#171; conserv&#233;es mais am&#233;nag&#233;es &#187;, soit &#171; enrichies par de nouvelles &#233;preuves &#187;, soit &#171; &#224; remplacer totalement &#187;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s&#233;ries technologiques, les suffrages les plus nombreux reviennent m&#234;me &#224; la r&#233;ponse la plus radicale : &lt;strong&gt;37 % des professeurs souhaitent &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;remplacer totalement&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; les &#233;preuves du bac de philosophie en ST&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;ponses sont &#224; mettre en rapport avec la question pr&#233;c&#233;dente (Q.23), qui demandait : &#171; pr&#233;parez-vous &#233;quitablement aux deux types d'&#233;preuve, ou bien en privil&#233;giez-vous une ? &#187; En tendance les 2 types d'&#233;preuves sont pr&#233;par&#233;s de fa&#231;on &#233;quitable y compris en s&#233;ries technologiques (57 % contre 76 % en s&#233;ries g&#233;n&#233;rales). En revanche lorsque les professeurs mettent davantage l'accent sur l'une des &#233;preuves, c'est l'explication de texte qui est privil&#233;gi&#233;e pour les s&#233;ries technologiques (26 %). On s'aper&#231;oit donc ici que la cible des critiques des &#233;preuves de philo au bac technologique est sans doute &#224; rechercher dans la dissertation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, 75 % des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu d&#233;clarent souhaiter un &#171; dialogue collectif de la profession &#187; sur la question des &#233;preuves du bac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les questions ouvertes, de nombreux coll&#232;gues proposent un oral pour &#233;valuer la philo au bac, notamment pour les &#233;l&#232;ves de s&#233;ries technologiques. La proposition d'une dissertation &lt;i&gt;guid&#233;e&lt;/i&gt; revient aussi tr&#232;s souvent. En s&#233;ries technologiques, la dissertation est tr&#232;s critiqu&#233;e, souvent qualifi&#233;e d'impossible &#224; r&#233;ussir. L'&#233;preuve texte-questions est aussi critiqu&#233;e pour sa forme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Chapitre IV : les perspectives&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La philosophie avant la Terminale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les professeurs ayant r&#233;pondu &#224; notre enqu&#234;te estiment tr&#232;s majoritairement (65 %) que la possibilit&#233; d'intervenir en Seconde et en Premi&#232;re est une bonne chose mais &lt;strong&gt;doit &#234;tre &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;renforc&#233;e&lt;/strong&gt; (Q.26).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant un enseignement de philosophie d&#232;s la classe de Premi&#232;re (Q.27), &lt;strong&gt;u&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;ne franche&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; majorit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu souhaitent que la philosophie soit enseign&#233;e d&#232;s la Premi&#232;re, suivant une approche soit disciplinaire, soit interdisciplinaire, en s&#233;ries g&#233;n&#233;rales&lt;/strong&gt; : 89 % en L, et environ 80 % en ES et en S ; &lt;strong&gt;une &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;nette majorit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; le souhaite &#233;galement, de fa&#231;on remarquable, &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;pour les s&#233;ries technologiques&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;(66 %). En s&#233;rie L, une &#171; approche disciplinaire &#187; de cet enseignement est pl&#233;biscit&#233;e (68 %) mais pas dans les autres s&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principales raisons mentionn&#233;es (Q.28, question ouverte, 139 personnes ont r&#233;pondu) sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le oui : cela permettrait que les &#233;l&#232;ves se familiarisent avec la discipline, son esprit, ses m&#233;thodes (89 r&#233;ponses), notamment gr&#226;ce &#224; un travail interdisciplinaire (23/89 r&#233;ponses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le non : du fait de l'immaturit&#233; intellectuelle et/ou culturelle des &#233;l&#232;ves (10 r&#233;ponses), du fait que le travail interdisciplinaire constituerait une dilution de la discipline (6 r&#233;ponses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enseigner la philosophie de la Premi&#232;re &#224; la Terminale, pour toutes les s&#233;ries, cela obligerait n&#233;cessairement l'institution &#224; introduire une progressivit&#233;, ce que demande l'Acireph depuis sa cr&#233;ation. Il s'agirait l&#224; clairement d'une premi&#232;re &#233;tape vers un v&#233;ritable cursus de philosophie au lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La philosophie en lyc&#233;e professionnel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La philosophie n'est actuellement enseign&#233;e qu'&#224; la moiti&#233; d'une classe d'&#226;ge. La Q.29 demandait aux coll&#232;gues si l'enseignement de la philosophie en lyc&#233;e professionnel leur semblait envisageable : sur le mod&#232;le de l'existant ; OU sous une autre forme. &lt;strong&gt;Sur le mod&#232;le de l'existant&lt;/strong&gt;, c'est le &#171; non &#187; qui l'emporte tr&#232;s largement &#224; 87 %. En revanche, &lt;strong&gt;sous une autre forme&lt;/strong&gt;, le &#171; oui &#187; obtient 72 % de r&#233;ponses positives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;ponses contiennent implicitement une affirmation int&#233;ressante : les professeurs de philosophie reconnaissent que la mani&#232;re dont la philosophie est enseign&#233;e n'est &lt;strong&gt;pas si universelle&lt;/strong&gt; qu'elle le pr&#233;tend ; qu'il serait donc possible de faire autrement, et que ce serait m&#234;me indispensable pour pouvoir d&#233;mocratiser la philosophie. La d&#233;mocratisation de l'enseignement de la philosophie semble donc avoir de beaux jours devant elle, mais &#224; condition de repenser s&#233;rieusement notre p&#233;dagogie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, &#224; la question &#171; seriez-vous volontaires ? &#187;, les professeurs de philosophie sont h&#233;sitants et plut&#244;t r&#233;serv&#233;s : 53/47 entre le non et le oui&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La formation professionnelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une tr&#232;s franche majorit&#233; des coll&#232;gues ayant r&#233;pondu souhaitent que les formations propos&#233;es aux professeurs de philosophie int&#232;grent davantage une r&#233;flexion sur les pratiques d'enseignement : 75 % souhaiteraient ainsi pouvoir travailler sur les mani&#232;res de faire cours, 70 % sur les mani&#232;res de pr&#233;parer aux &#233;preuves du bac ; ce dont l'Acireph ne peut que se r&#233;jouir, puisque tel serait le sens m&#234;me des Instituts de recherche sur l'enseignement de la philosophie dont nous demandons la cr&#233;ation : donner des moyens institutionnels de partager des pratiques p&#233;dagogiques, d'en d&#233;battre entre coll&#232;gues et d'en &#233;valuer collectivement les effets sur la formation philosophique des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'analyse du SNES des r&#233;sultats de cette enqu&#234;te est consultable ici :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.snes.edu/-Pour-un-etat-des-lieux-de-l-enseignement-de-la-philosophie-dans-le-secondaire-.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.snes.edu/-Pour-un-etat-des-lieux-de-l-enseignement-de-la-philosophie-dans-le-secondaire-.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On trouvera un r&#233;cit &#233;difiant de cet &#233;pisode dans notre histoire critique de la &#171; guerre des programmes &#187;, consultable sur ce site.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &#201;tat de l'enseignement de la philosophie en 2007-2008 &#187;, rapport de l'Inspection g&#233;n&#233;rale de l'&#201;ducation nationale, septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;flexions et propositions pour un programme de philosophie en classe de Premi&#232;re</title>
		<link>https://www.acireph.org/nos-recherches/avant-la-terminale/article/reflexions-et-propositions-pour-un-programme-de-philosophie-en-classe-de</link>
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		<dc:date>2008-01-01T18:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I. Les principes directeurs et les objectifs. &lt;br class='autobr' /&gt; Parce que l'enseignement de philosophie doit r&#233;pondre &#224; l'exigence de progressivit&#233; l'ACIREPh soutient depuis longtemps la n&#233;cessit&#233; d'en commencer l'apprentissage plus pr&#233;cocement. Notre discipline souffre de son isolement en Terminale, qui oblige &#224; mener sur une seule ann&#233;e l'initiation &#224; une discipline nouvelle et la pr&#233;paration d'un examen dans cette m&#234;me discipline. L'enseigner sur deux ans permettra de renforcer l'acquisition par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/nos-recherches/avant-la-terminale/" rel="directory"&gt;Avant la Terminale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/programmes" rel="tag"&gt;Programmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. Les principes directeurs et les objectifs.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Parce que l'enseignement de philosophie doit r&#233;pondre &#224; l'exigence de progressivit&#233; l'ACIREPh soutient depuis longtemps la n&#233;cessit&#233; d'en commencer l'apprentissage plus pr&#233;cocement. Notre discipline souffre de son isolement en Terminale, qui oblige &#224; mener sur une seule ann&#233;e l'initiation &#224; une discipline nouvelle et la pr&#233;paration d'un examen dans cette m&#234;me discipline. L'enseigner sur deux ans permettra de renforcer l'acquisition par les &#233;l&#232;ves des contenus et des m&#233;thodes sp&#233;cifiques de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, pour d&#233;finir les objectifs que l'on peut assigner &#224; la premi&#232;re ann&#233;e de philosophie, nous proposons de raisonner en termes de formation des &#233;l&#232;ves, &#224; la fois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- &#171; horizontalement &#187;&lt;/strong&gt; : qu'est-ce que la philosophie peut apporter &#224; la formation des &#233;l&#232;ves en Premi&#232;re, en rapport avec les autres disciplines enseign&#233;es et en tenant compte du fait que ces &#233;l&#232;ves de Premi&#232;re sortent actuellement d'une Seconde indiff&#233;renci&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- et &#171; verticalement &#187;&lt;/strong&gt; : qu'est-ce que les &#233;l&#232;ves doivent acqu&#233;rir en Premi&#232;re en philosophie pour mener &#224; bien leur ann&#233;e de Terminale et la pr&#233;paration du baccalaur&#233;at , au regard de ce qui nous semble manquer aux &#233;l&#232;ves arrivant actuellement en Terminale et en tenant compte des exigences propres &#224; cette ann&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Sur le premier point, diff&#233;rentes options sont possibles&lt;/strong&gt; concernant notamment la part de l'interdisciplinarit&#233; dans la d&#233;finition de l'enseignement de philosophie en Premi&#232;re. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut en effet tenter de cr&#233;er les conditions d'une compl&#233;mentarit&#233; entre les contenus et les m&#233;thodes travaill&#233;s dans les autres disciplines (par exemple, une compl&#233;mentarit&#233; avec le th&#232;me de l'argumentation ou celui de l'autobiographie &#233;tudi&#233;s en Fran&#231;ais, ou des concepts li&#233;s &#224; l'enseignement de l'histoire ou des sciences). Mais on peut estimer d'un autre c&#244;t&#233; qu'une telle d&#233;marche se heurterait &#224; une trop grande contrainte institutionnelle (difficult&#233; des disciplines &#224; s'entendre entre elles, et difficult&#233; d'imposer une interdisciplinarit&#233; alors que celle-ci est souvent tributaire des affinit&#233;s entre coll&#232;gues). En outre, si certains contenus disciplinaires sont communs &#224; toutes les classes de premi&#232;re (l'argumentation en fran&#231;ais par exemple), les autres obligeraient &#224; envisager une compl&#233;mentarit&#233; diff&#233;rentes selon les voies de formation. Faut-il envisager une compl&#233;mentarit&#233; (importante ou limit&#233;e) ? Ou faut-il pr&#233;f&#233;rer un seul et m&#234;me programme pour toutes les s&#233;ries ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Sur le second point, les choses nous semblent plus nette&lt;/strong&gt;s : sachant ce que sont les exigences de la Terminale, on peut d&#233;finir ce qu'il serait n&#233;cessaire que les &#233;l&#232;ves acqui&#232;rent en Premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les programmes de Premi&#232;res devraient viser prioritairement trois objectifs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) l'acquisition des premiers &#233;l&#233;ments d'une culture philosophique de base,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) l'appropriation de la d&#233;marche philosophique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) le d&#233;veloppement des comp&#233;tences langagi&#232;res et argumentatives &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois objectifs seraient poursuivis &#224; travers l'&#233;tude d'un nombre tr&#232;s restreint (un ou deux) de probl&#232;mes philosophiques &#224; la fois classiques et contemporains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces objectifs sont bien entendu poursuivis, approfondis et consolid&#233;s en Terminale mais commencer en Premi&#232;re permettrait d'avoir plus de temps pour ces apprentissages, de &#171; r&#233;duire l'&#233;tranget&#233; &#187; de la discipline et les appr&#233;hensions qui en r&#233;sultent pour certains &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Concernant l'&#233;valuation&lt;/strong&gt;, nous estimons que l'int&#233;r&#234;t d'une premi&#232;re ann&#233;e de philosophie est de pouvoir travailler sans la pression de l'examen, donc sans que tout le travail soit subordonn&#233; &#224; l'apprentissage des exercices canoniques du baccalaur&#233;at que sont la dissertation et de l'explication de texte. Il est n&#233;anmoins n&#233;cessaire que le travail et les progr&#232;s accomplis durant l'ann&#233;e soient &#233;valu&#233;s et sanctionn&#233;s, comme dans toute discipline scolaire. Il faut donc proposer des types d'exercices et de travaux vari&#233;s, gradu&#233;s, qui puissent effectivement &#234;tre faits par les &#233;l&#232;ves, et qui d&#233;veloppent des comp&#233;tences r&#233;utilisables ensuite dans la dissertation et l'explication de texte dont l'apprentissage - complet &#8211; sera toutefois r&#233;serv&#233; &#224; la classe Terminale. Lib&#233;r&#233; de la contrainte de l'examen, la classe de premi&#232;re doit &#234;tre l'occasion de red&#233;couvrir la vari&#233;t&#233; des formes sous laquelle la r&#233;flexion philosophique peut s'exercer (lettres, essais, aphorismes ou pens&#233;es, dialogues, joutes, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous pensons que les &lt;strong&gt;contenus et m&#233;thodes&lt;/strong&gt; de cette premi&#232;re ann&#233;e de philosophie doivent &#234;tre &lt;strong&gt;suffisamment d&#233;finis&lt;/strong&gt; pour qu'un autre coll&#232;gue puisse prendre le relais l'ann&#233;e suivante en Terminale. En ce sens, on ne peut pas r&#233;ellement s'appuyer sur les exp&#233;rimentations qui ont eu lieu ces derni&#232;res ann&#233;es, o&#249; les coll&#232;gues, bien souvent, ont d&#233;fini eux-m&#234;mes leur programme et leurs modalit&#233;s de travail, de mani&#232;re totalement ind&#233;pendante (notamment de toute contrainte institutionnelle et scolaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; II. &#201;l&#233;ments fondamentaux d'un programme de premi&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'accord au sein de l'Acireph s'est fait sur l'id&#233;e d'un programme comprenant quatre &#233;l&#233;ments, sachant que nous avons d'embl&#233;e exclu l'hypoth&#232;se d'un programme de stricte histoire de la philosophie, qui a ses lettres de noblesse mais semble trop loin des habitudes de l'enseignement philosophique fran&#231;ais, et celle d'une simple r&#233;partition des programmes de Terminale sur deux ans, qui reviendrait au mieux &#224; diluer, au pire &#224; redoubler sur deux ann&#233;es les probl&#232;mes bien connus que posent les actuels programmes de notions, au lieu de contribuer &#224; y porter rem&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre &#233;l&#233;ments fondamentaux pour un programme de premi&#232;re sont les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A) UN PETIT NOMBRE DE PROBL&#200;MES&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; (trois, soit un par trimestre, ou cinq, soit un par &#171; p&#233;riode &#187; de l'ann&#233;e scolaire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces probl&#232;mes pourraient &#234;tre pr&#233;sent&#233;s sous la forme de questions ou sous toute autre forme suffisamment pr&#233;cise, en les accompagnant par exemple de quelques rep&#232;res lexicaux, conceptuels ou doctrinaux relativement simples, pour circonscrire la r&#233;flexion dans des limites raisonnables et pour prendre directement un sens pour les &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre de simple indication, on pourrait &#233;voquer par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Qu'est-ce que la philosophie ?&lt;/i&gt; Qu'on pourrait aussi formuler : Mythe, science et philosophie. Le but serait d'introduire &#224; la philosophie, en apprenant &#224; distinguer diff&#233;rents types de discours et de questions Un peu dans l'esprit des programmes de 1960 qui pr&#233;voyaient &#8211; avant le corps du programme proprement dit &#8211; une sorte d&#8216;introduction &#224; la philosophie. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;L'identit&#233; humaine&lt;/i&gt;, qui pourrait &#234;tre vue sous l'angle anthropologique, ou encore &#224; travers une r&#233;flexion sur &#171; le corps et l'esprit &#187; ; et qui pourrait &#233;ventuellement donn&#233; lieu &#224; des rapprochements avec le th&#232;me de l'autobiographie en Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Le d&#233;bat rationnel et la d&#233;mocratie&lt;/i&gt;, qui permettrait d'&#233;clairer les enjeux et le sens, pour l'individu comme pour la collectivit&#233;, d'une culture du jugement autonome et de libre discussion des id&#233;es ; ici encore des liens seraient imaginables avec d'autres programme comme ceux d'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B) UN PETIT NOMBRE DE TEXTES &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;...de longueur moyenne (entre une et quatre pages), dont la lecture ne serait pas norm&#233;e par l'exigence d'une explication de texte d&#233;taill&#233;e, mais serait une lecture plus cursive, destin&#233;e avant tout &#224; familiariser l'&#233;l&#232;ve avec les textes philosophiques, et &#224; lui permettre de retenir quelques grandes id&#233;es de la tradition philosophiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut penser &#224; la &lt;i&gt;Lettre &#224; M&#233;n&#233;c&#233;e&lt;/i&gt;, &#224; &lt;i&gt;Qu'est-ce que les Lumi&#232;res ?&lt;/i&gt; (que les professeurs de Fran&#231;ais utilisent assez souvent), &#224; quelques pages du &lt;i&gt;Discours de la M&#233;thode&lt;/i&gt;, &#224; l'&lt;i&gt;Apologie de Socrate&lt;/i&gt;, etc&#8230; Pour pallier au risque de dispersion et afin de d'assurer ce minimum de culture philosophique &lt;i&gt;commune&lt;/i&gt; sur laquelle &#233;l&#232;ves comme professeurs pourront compter l'ann&#233;e suivante, il serait n&#233;cessaire de fixer nationalement par le programme les quelques textes ou extraits d'&#339;uvres dont la lecture serait obligatoire (ind&#233;pendamment donc des textes que le professeur pourrait librement choisir pour les besoins de son enseignement). Il faudrait aussi r&#233;fl&#233;chir aux conditions d'un renouvellement p&#233;riodique, partiel ou non, de cette liste. &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C) UN APPRENTISSAGE DU DISCOURS PHILOSOPHIQUE et de L'ARGUMENTATION RATIONNELLE.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude philosophique, qu'il s'agisse de la compr&#233;hension d'un texte ou de l'analyse d'un probl&#232;me, supposant un usage r&#233;fl&#233;chi sur la langue, la classe de premi&#232;re devrait avoir pour t&#226;che primordiale de manifester les exigences s&#233;mantiques, logiques et rh&#233;torique de la pens&#233;e philosophique. Ceci pourrait se faire, d'une part, par un &lt;strong&gt;travail lexical&lt;/strong&gt; destin&#233; &#224; montrer que la pens&#233;e philosophique implique l'examen de la polys&#233;mie des termes (d&#233;finitions, &#233;tymologie, connotations&#8230;) et de leurs diff&#233;rents emplois (propre-figur&#233; ; conceptuel-imag&#233;-m&#233;taphorique ; concret-abstrait&#8230;) ; et, d'autre part, par un &lt;strong&gt;travail logique&lt;/strong&gt;, destin&#233; &#224; ce que les &#233;l&#232;ves prennent conscience de l'importance de cette dimension et travaillent explicitement les principes &#233;l&#233;mentaires de l'argumentation &lt;i&gt;philosophique&lt;/i&gt; &#8211; les principes g&#233;n&#233;raux de l'argumentation, des rudiments de logique formelle et surtout quelques &#233;l&#233;ments de raisonnement &#171; naturel &#187; (ou de logique dite &#171; informelle &#187;) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
D) DES TYPES D'EXERCICES ET DES MODALIT&#201;S D'&#201;VALUATION VARI&#201;ES &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a dit plus : il faut lib&#233;rer l'enseignement de Premi&#232;re du poids de l'examen terminal, et n&#233;anmoins avoir la possibilit&#233; d'&#233;valuer le travail des &#233;l&#232;ves. Il faut donc trouver des types d'exercices qui permettent de d&#233;velopper les comp&#233;tences ci-dessus et d'&#233;valuer leur acquisition. Par exemple, des exercices courts d'argumentation, de d&#233;finition, de prise de notes sur une lecture, puis des formes plus longues comme l'essai ou le dialogue, la r&#233;ponse &#224; un auteur ; &#224; l'oral, des disputatio, des d&#233;bats argument&#233;s etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait envisager une dissertation &#224; la fin de l'ann&#233;e, mais le but serait de privil&#233;gier les &#233;valuations &#171; formatives &#187; plut&#244;t que &#171; sommatives &#187; pour ne pas d&#233;courager des &#233;l&#232;ves qui s'essayent pour la premi&#232;re fois &#224; de tels exercices. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il va de soi d'une part que les exemples (de probl&#232;mes, textes, exercices&#8230;) qui figurent dans ce document doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme simplement illustratifs, et d'autre part que le contenu pr&#233;cis, la mise en coh&#233;rence et l'&#233;quilibre de ces quatre &#233;l&#233;ments fondamentaux d'un programme de premi&#232;re restent &#224; d&#233;terminer au cours d'un d&#233;bat que l'Acireph souhaite aussi large et approfondi que possible entre professeurs de philosophie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enseigner la philosophie d&#232;s la classe de Premi&#232;re</title>
		<link>https://www.acireph.org/nos-recherches/avant-la-terminale/article/enseigner-la-philosophie-des-la-classe-de-premiere</link>
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		<dc:date>2006-01-01T18:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Pratiques</dc:subject>
		<dc:subject>Activit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Institutions</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La majorit&#233; des professeurs de philosophie sont favorables &#224; l'enseignement de philosophie d&#232;s la Premi&#232;re et beaucoup le pratiquent d&#233;j&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les positions de l'ACIREPh sont souvent d&#233;form&#233;es. Il en a &#233;t&#233; de m&#234;me de celle-ci : commencer la philosophie d&#232;s la classe de Premi&#232;re. Nous nous r&#233;jouissons toutefois que cette id&#233;e (que l'ACIREPh a longtemps &#233;t&#233; seule &#224; d&#233;fendre) soit majoritairement soutenue par les nouvelles g&#233;n&#233;rations de professeurs de philosophie. Au point que m&#234;mes ceux qui, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/nos-recherches/avant-la-terminale/" rel="directory"&gt;Avant la Terminale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/activites" rel="tag"&gt;Activit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/programmes" rel="tag"&gt;Programmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La majorit&#233; des professeurs de philosophie sont favorables &#224; l'enseignement de philosophie d&#232;s la Premi&#232;re et beaucoup le pratiquent d&#233;j&#224;. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les positions de l'ACIREPh sont souvent d&#233;form&#233;es. Il en a &#233;t&#233; de m&#234;me de celle-ci : commencer la philosophie d&#232;s la classe de Premi&#232;re. Nous nous r&#233;jouissons toutefois que cette id&#233;e (que l'ACIREPh a longtemps &#233;t&#233; seule &#224; d&#233;fendre) soit majoritairement soutenue par les nouvelles g&#233;n&#233;rations de professeurs de philosophie. Au point que m&#234;mes ceux qui, hier, la combattaient violemment, semblent aujourd'hui en soutenir le principe, au moins dans leur d&#233;clarations publiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mais pourquoi cette proposition de l'ACIREPh d'enseigner la philosophie d&#233;range-t-elle ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ACIREPh s'oppose, on le sait, aux forces qui, sur un mode conservateur, d&#233;fendent le statu quo et la classe de &#171; Terminale &#187; telle qu'elle est. Elle s'oppose tout aussi fermement &#224; toute r&#233;forme visant &#224; dissoudre ou supprimer l'enseignement de philosophie sous couvert de le r&#233;nover. Cela nous vaut beaucoup d'hostilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la philosophie d&#232;s la Premi&#232;re, nous observons que ses opposants n'ont jamais pu articuler un seul argument (un tant soit peu cr&#233;dible) &#224; l'appui de leur position. Ils se bornent &#224; affirmer rituellement, et parfois de fa&#231;on compulsive, qu'un enseignement &#171; authentiquement philosophique de la philosophie &#187; (sic !) n'est possible qu'en Terminale ; qu'accepter d'enseigner la philo d&#232;s la Premi&#232;re signifierait imm&#233;diatement la mort de la philosophie. Pour eux, c'est &#171; d&#233;fendre la philosophie &#187; que de refuser son extension. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce que ne comprennent pas les conservateurs. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est bien la &#171; d&#233;fense &#187; crisp&#233;e et r&#233;active d'un enseignement dont le programme - &#233;norme s&#233;diment, h&#233;ritage &#233;clectique et immuable sous des rajeunissements de fa&#231;ade - n'a jamais pu &#234;tre couvert en un an qui dessert la cause de l'enseignement de philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;tendue d&#233;fense de &#171; la-classe-de-philosophie &#187; n'a JAMAIS rien d&#233;fendu ni sauv&#233; : bien au contraire, la philosophie n'a cess&#233; de perdre du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui sont les fossoyeurs de l'enseignement de Philosophie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La position conservatrice sert directement les int&#233;r&#234;ts de ceux avec qui veulent encore r&#233;duire voire supprimer l'enseignement de philosophie arguant, non sans raison, de son &#233;vidente incapacit&#233; &#224; se r&#233;nover. Il est vrai que, en cas de menace, personne ne se l&#232;vera parmi les anciens &#233;l&#232;ves de lyc&#233;es et leurs parents, ou m&#234;me nos coll&#232;gues des autres disciplines, pour d&#233;fendre cet enseignement-l&#224;, tel qu'il est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont fait &#233;chouer les pr&#233;c&#233;dents projets de r&#233;formes un tant soit peu s&#233;rieux &#8211; le projet Derrida-Bouveresse de 1989, le projet Jean-Marie Beyssade en 1992 et la modeste r&#233;forme des programmes &#233;labor&#233;e par Alain Renaut en 2000 &#8211; portent directement la responsabilit&#233; de la d&#233;composition actuelle. Gr&#226;ce &#224; eux la philosophe d&#233;p&#233;rit en Terminale. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;fendre et renforcer l'enseignement de Philosophie. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable &#171; d&#233;fense &#187; de l'enseignement de philosophie passe par la critique lucide de l'&#233;tat actuel de la philosophie scolaire, et l'&#233;laboration d'un projet red&#233;finissant la place de philo au lyc&#233;e (commencement d&#232;s la 1&#232;re), mais aussi de nouveaux programmes, de nouvelles pratiques et exercices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ACIREPh y travaille constamment. Elle est toujours dispos&#233;e &#224; participer &#224; une recherche qui partirait de l'analyse - sans complaisance - de ce qui ne va pas, et - sans masochisme - de ce qui marche et qui est prometteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Texte d'orientation pour la cr&#233;ation d'Instituts de recherche sur l'enseignement de la philosophie (IREPh)</title>
		<link>https://www.acireph.org/l-acireph/presentation-de-l-acireph/article/texte-d-orientation-pour-la-creation-d-instituts-de-recherche-sur-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/l-acireph/presentation-de-l-acireph/article/texte-d-orientation-pour-la-creation-d-instituts-de-recherche-sur-l</guid>
		<dc:date>1998-03-28T19:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;dagogie</dc:subject>
		<dc:subject>IREPh</dc:subject>
		<dc:subject>Acireph</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Texte adopt&#233; lors de la cr&#233;ation de l'ACIREPh, en 1998&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/presentation-de-l-acireph/" rel="directory"&gt;Pr&#233;sentation de l'ACIREPh&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/pedagogie" rel="tag"&gt;P&#233;dagogie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/ireph" rel="tag"&gt;IREPh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/acireph" rel="tag"&gt;Acireph&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Partant du constat que les lieux de formation actuels ne permettent pas de r&#233;pondre au besoin de formation des enseignants parce qu'il n'y semble presque jamais opportun de &#171; parler p&#233;dagogie &#187; ou de r&#233;fl&#233;chir sur les probl&#232;mes didactiques de notre discipline et que la richesse et la diversit&#233; des innovations restent aussi largement absentes de l'actuelle formation initiale, l'A.C.I.R.E.Ph se constitue pour obtenir la cr&#233;ation d'Instituts de Recherche sur l'Enseignement de la Philosophie. Mais, &#224; ce jour, ni le Minist&#232;re de l'&#201;ducation Nationale, ni celui de l'Enseignement Sup&#233;rieur et de la Recherche n'ont donn&#233; de suite &#224; cette demande. L'ACIREPh essaye n&#233;anmoins de donner corps &#224; cette id&#233;e, notamment en organisant chaque ann&#233;e des Journ&#233;es d'&#233;tudes dans l'esprit des IREPh qui, selon leur Texte d'Orientation, ont &#034;pour vocation de permettre un &#233;change et une r&#233;flexion sur les pratiques d'enseignement, dans leur diversit&#233;, sans pr&#233;suppos&#233;s p&#233;dagogiques ou philosophiques, en partant de ce qui se fait effectivement dans les classes sur le plan p&#233;dagogique et sur celui des contenus&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De r&#233;els IREPh travailleraient donc en priorit&#233; sur les pratiques scolaires &#224; partir des &#233;changes entre enseignants de philosophie privil&#233;giant un mode de formation fond&#233; sur la mutualisation des ressources, la &lt;strong&gt;formation entre pairs&lt;/strong&gt; plut&#244;t qu'une formation con&#231;ue sur le mod&#232;le vertical des conf&#233;rences, souvent trop &#233;loign&#233;es de la r&#233;alit&#233; des classes, ou celle de la r&#233;p&#233;tition &#233;ternelle des m&#234;mes fa&#231;ons de faire &#034;la le&#231;on&#034;, &#034;la dissertation&#034;, la &#034;lecture suivie d'une oeuvre&#034;, etc. La formation entre pairs suppose une certaine logistique, par exemple, celle que met en oeuvre l'ACIREPh lors de ses Journ&#233;es d'&#233;tude. L'ambition de ce premier IREPh est beaucoup plus limit&#233;e puisqu'il s'agit principalement de rassembler des textes, articles et documents sur l'enseignement de la philosophie, souvent dispers&#233;s, difficiles d'acc&#232;s, voire indisponibles. Ce travail est n&#233;anmoins essentiel pour d&#233;velopper une perspective critique. On se souvient du mot de Canguilhem : &#034;La philosophie n'a pas besoin de d&#233;fenseurs, dans la mesure o&#249; sa justification est son affaire propre. Mais la d&#233;fense de l'enseignement de la philosophie aurait besoin d'une philosophie critique de l'enseignement&#034; (&lt;i&gt;Nouvelle Critique&lt;/i&gt;, 84, mai 1975, p. 29).&lt;br class='autobr' /&gt; Les textes, articles et documents publi&#233;s ici le sont &#224; des fins de recherche, de documentation et de formation ; ils n'engagent pas l'ACIREPh et n'expriment en rien son point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte d'orientation pour la cr&#233;ation des Instituts de Recherche sur l'Enseignement de la Philosophie&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; Ce projet a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;, &#224; la suite d'un long cheminement d'exp&#233;riences et de probl&#232;mes apparus depuis au moins une dizaine d'ann&#233;es dans l'enseignement de la philosophie. Le texte du premier appel a &#233;t&#233; rendu public en mars 1997 ; il a re&#231;u un premier soutien tr&#232;s diversifi&#233; d'universitaires, de professeurs d'I.U.F.M. et de professeurs de lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES RAISONS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Dans tous les lieux o&#249; exercent des professeurs de philosophie (lyc&#233;es, universit&#233;s et I.U.F.M.) la situation de l'enseignement de la philosophie a chang&#233; ; c'est l'effet de modifications de l'&#233;cole en g&#233;n&#233;ral (massification plut&#244;t que d&#233;mocratisation, diversification des fili&#232;res et sp&#233;cification des profils de formation) et aussi de mutations dans les attentes selon les g&#233;n&#233;rations. Cela engendre des changements qualitatifs profonds, si l'on ajoute de plus - effet de mode ou ph&#233;nom&#232;ne structurel ? - que la &#171; place &#187; de la philosophie a elle-m&#234;me chang&#233; en regard de la soci&#233;t&#233; globale. Les attentes des jeunes &#233;l&#232;ves n'en sont que plus vives, mais en m&#234;me temps de s&#233;rieuses difficult&#233;s apparaissent dans l'exercice de notre m&#233;tier. &lt;br class='autobr' /&gt; Il y a souvent trop d'&#233;cart, voire d'inad&#233;quation, entre ces attentes et l'enseignement qui est propos&#233;. De fait, les professeurs de philosophie ont d&#251; ces derni&#232;res ann&#233;es consid&#233;rablement modifier leurs pratiques. Le mod&#232;le unique du cours magistral ou du dialogue socratique ne r&#233;pond pas toujours, ni &#224; la diversit&#233;, ni &#224; la nouveaut&#233; des situations de l'enseignement. Beaucoup inventent des d&#233;marches nouvelles : dans les exercices, les travaux de groupe, l'articulation du travail individuel et collectif, l'incitation au travail autonome et dans la recherche de liaisons avec d'autres disciplines. Souvent m&#234;me des professeurs utilisant des m&#233;thodes classiques se tournent aussi vers des pratiques innovantes, parfois dans l'urgence d'une situation &#224; d&#233;bloquer, sans toutefois syst&#233;matiser la reprise r&#233;flexive de leurs pratiques d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Or chacun reste seul devant la classe, les &#233;changes se faisant &#224; la rigueur avec ses proches coll&#232;gues, mais l'innovation franchit rarement le seuil de la salle des professeurs. Chacun est donc aussi seul devant ses difficult&#233;s. Les pratiques d'enseignement de la philosophie ne sont ainsi ni &#233;chang&#233;es ni syst&#233;matiquement r&#233;fl&#233;chies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les lieux de formation actuels ne permettent pas de r&#233;pondre &#224; ce genre de besoins : il ne semble presque jamais opportun de &#171; parler p&#233;dagogie &#187; ou de r&#233;fl&#233;chir sur les probl&#232;mes didactiques de notre discipline dans la majorit&#233; des stages de la M.A.F.P.E.N. La richesse et la diversit&#233; des innovations restent aussi largement absentes de l'actuelle formation initiale telle qu'elle est pratiqu&#233;e en I.U.F.M.. Nos jeunes coll&#232;gues entrent donc dans le m&#233;tier, le plus souvent, en ayant comme seul horizon p&#233;dagogique le repli sur soi et l'int&#233;riorisation de leur difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il n'existe aucun lieu institutionnel permettant aux enseignants de philosophie de se rencontrer pour &#233;changer des r&#233;flexions sur leurs pratiques, les confronter et le cas &#233;ch&#233;ant pour trouver des moyens de rem&#233;dier &#224; leurs difficult&#233;s et pour rencontrer sur ces m&#234;mes questions, des universitaires eux- m&#234;mes face &#224; de semblables situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les commissions d'entente et d'harmonisation qui existent aujourd'hui n'ont pas vocation &#224; assumer tous ces r&#244;les et s'av&#232;rent m&#234;me insuffisantes pour rendre possible une r&#233;flexion sur les &#233;preuves du Baccalaur&#233;at et sur le sens de l'&#233;valuation. La proc&#233;dure institutionnelle concernant la nature et l'&#233;volution du programme n'a pas &#233;t&#233; assez lisible pour une majorit&#233; de professeurs confront&#233;s cependant &#224; la n&#233;cessit&#233; de l'appliquer sur le terrain. Ce sont donc ces r&#244;les que pourront jouer les I.R.E.P.H.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES FINALITES&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Les I.R.E.P.H. pourront avoir pour vocation de permettre un &#233;change et une r&#233;flexion sur les pratiques d'enseignement, dans leur diversit&#233;, sans pr&#233;suppos&#233;s p&#233;dagogiques ou philosophiques. Il s'agira de partir de ce qui se fait effectivement dans les classes sur le plan p&#233;dagogique et sur celui des contenus.&lt;br class='autobr' /&gt; Ils pourront devenir des instruments collectifs de formation par les enseignants eux-m&#234;mes qui devront d'abord recenser les besoins de formation, en travaillant avec leurs coll&#232;gues universitaires, ce qui conduira &#224; conforter les liens organiques et r&#233;ciproques entre l'enseignement secondaire et le sup&#233;rieur. Cela rendra aussi possible de mieux penser la transition et les besoins du premier cycle de l'enseignement sup&#233;rieur. Les travaux de recherche s'efforceront ainsi de :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cerner des objets d'analyse, sans partir d'impossibles accords pr&#233;alables, sur lesquels nous pouvons avoir de profondes divergences : par exemple, la place de la dissertation, le sens de l'&#233;valuation, le rapport entre l'&#233;crit et l'oral et la question plus g&#233;n&#233;rale des finalit&#233;s de notre enseignement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Examiner de quoi les &#233;l&#232;ves ont besoin sur le plan de leur formation philosophique, que ce soit dans leur vie de citoyen, leur r&#233;flexion critique sur le monde actuel, leur existence priv&#233;e ou leurs futures &#233;tudes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Permettre de s'interroger sur la recherche des causes de &#171; ce qui marche &#187; et de &#171; ce qui ne marche pas &#187; dans nos pratiques d'enseignement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Proposer des modes d'analyse et d'&#233;valuation de ce que font nos &#233;l&#232;ves autrement que dans les seuls termes de travaux finis. Pour ce faire, il faudrait prospecter et inventorier les diff&#233;rentes sortes d'exercices - &#233;crits et oraux - o&#249; peut s'exprimer et s'&#233;valuer le travail d'&#233;laboration philosophique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Devenir un instrument d'analyse th&#233;orique de ces pratiques et de rep&#233;rage de l'ampleur du d&#233;calage entre ce que chacun croit faire et ce qu'il fait r&#233;ellement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Faire le point de la multiplicit&#233; des registres de difficult&#233;s rencontr&#233;es dans l'exercice de notre m&#233;tier par rapport aux diff&#233;rentes s&#233;ries de Baccalaur&#233;at.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Examiner la place que doit occuper la philosophie dans les formations post-baccalaur&#233;at.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Organiser des &#233;changes avec d'autres mod&#232;les d'enseignement de la philosophie &#224; l'&#233;tranger et approfondir cet &#233;clairage r&#233;ciproque, par la recherche universitaire sur l'histoire de l'enseignement de la philosophie, selon la tradition fran&#231;aise.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; Il va de soi que la mise en &#339;uvre de ces programmes de recherche conduira &#224; ce que les I.R.E.P.H deviennent des lieux o&#249; seront &#233;valu&#233;s les besoins de formation initiale ; ils deviendront donc des acteurs de cette formation&lt;br class='autobr' /&gt;
initiale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES STRUCTURES &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il sera souhaitable de s'inspirer de l'exemple propos&#233; par l'histoire et la r&#233;alit&#233; actuelle des I.R.E.M. (Instituts de Recherche sur l'Enseignement des Math&#233;matiques). Il faudra surtout &#233;viter le risque d'une &#171; professionnalisation &#187; de cette recherche comme r&#233;sultante d'un &#233;loignement pratique de la classe et surtout affirmer le principe que ce sont les professeurs de philosophie qui se doivent d'&#234;tre aussi les acteurs des recherches didactiques de leur discipline. Un statut d'enseignant-chercheur du second degr&#233; devra &#234;tre, &#224; cette fin, d&#233;fini. Il pourrait devenir utile pour d'autres disciplines. Des heures de d&#233;charge seront attribu&#233;es aux enseignants- chercheurs pour leur permettre de pr&#233;parer, de r&#233;aliser et de suivre les programmes de recherche sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cr&#233;&#233;s et plac&#233;s sous la tutelle du Minist&#232;re de l'Education Nationale, de l'Enseignement Sup&#233;rieur et de la Recherche, les I.R.E.P.H. travailleront en liaison avec les Inspections P&#233;dagogiques R&#233;gionales et G&#233;n&#233;rales de Philosophie, avec les Universit&#233;s et les I.U.F.M.. Leurs statuts leur assureront la libert&#233; de recherche.&lt;br class='autobr' /&gt; Les IREPH se formeront par r&#233;seaux en fonction des secteurs g&#233;ographiques et des Acad&#233;mies et nationalement. Des structures acad&#233;miques de coordination et une structure nationale seront mises en place, sous forme de comit&#233;s scientifiques de pilotage, dans le but d'assurer les &#233;changes nationaux, le distribution et le contr&#244;le des ressources n&#233;cessaires &#224; leur bon fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La cr&#233;ation des I.R.E.P.H. repr&#233;sentera donc une chance pour tous d'appr&#233;hender mieux la n&#233;cessaire relation entre l'enseignement et la recherche, ainsi que celle entre la formation initiale et la formation continue des professeurs de philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 mars 1998&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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