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	<title>ACIREPh</title>
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		<title>ACIREPh</title>
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		<title>Manifeste pour l'enseignement de la philosophie</title>
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		<dc:date>2020-08-29T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Activit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;dagogie</dc:subject>
		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>IREPh</dc:subject>
		<dc:subject>Acireph</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratisation</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;rie technologique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ce texte est un acte fondateur de l'association. Il part d'un &#233;tat des lieux de l'enseignement de la philosophie en France pour en arriver &#224; une liste de 10 chantiers qui d&#233;finissent les buts de l'ACIREPh.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Manifeste pour l'enseignement de la philosophie a &#233;t&#233; unanimement approuv&#233; lors de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du 31 mars 2001. Il a &#233;t&#233; actualis&#233; en 2020.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/presentation-de-l-acireph/" rel="directory"&gt;Pr&#233;sentation de l'ACIREPh&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/activites" rel="tag"&gt;Activit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/pedagogie" rel="tag"&gt;P&#233;dagogie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/programmes" rel="tag"&gt;Programmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/ireph" rel="tag"&gt;IREPh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/acireph" rel="tag"&gt;Acireph&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/evaluation" rel="tag"&gt;&#201;valuation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/democratisation" rel="tag"&gt;D&#233;mocratisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/serie-technologique" rel="tag"&gt;S&#233;rie technologique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&#034;&lt;i&gt;La philosophie n'est pas un temple, mais un chantier.&lt;/i&gt;&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Georges Canguilhem&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'enseignement de la philosophie au lyc&#233;e est en panne. Certes, il n'a jamais touch&#233; autant d'&#233;l&#232;ves qu'aujourd'hui et sa l&#233;gitimit&#233; n'a jamais &#233;t&#233; mieux &#233;tablie dans une soci&#233;t&#233; o&#249; la demande de philosophie, quelle que soit son ambigu&#239;t&#233;, n'a jamais &#233;t&#233; aussi forte. Mais sa vitalit&#233;, sa capacit&#233; de renouvellement sont atteintes et les sympt&#244;mes d'un d&#233;p&#233;rissement de la philosophie scolaire se multiplient.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des sympt&#244;mes de d&#233;p&#233;rissement&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Un grand nombre d'&#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; &#8212; et pas seulement dans les s&#233;ries technologiques &#8212; &lt;i&gt;ne parviennent pas &#224; tirer un r&#233;el profit de l'enseignement de philosophie tel qu'il leur est actuellement dispens&#233;&lt;/i&gt;. Cela fait dire que les &#233;l&#232;ves qui n'ont pas de philosophie en demandent, mais que ceux qui en font s'y ennuient. La formule est sans doute excessive, mais les constats que tout un chacun peut faire au moment du baccalaur&#233;at ne sont gu&#232;re encourageants : nombre de copies ne portent aucune trace d'un an de philosophie, et malgr&#233; leur bonne volont&#233; &#233;vidente la plupart n'en contiennent que des bribes confuses ; seule une fraction d'entre elles t&#233;moignent de l'acquisition des rudiments d'une culture et d'une d&#233;marche philosophique. Les difficult&#233;s d'&#233;valuation, si fr&#233;quemment &#233;voqu&#233;es (et auxquelles la profession ne s'est jamais vraiment donn&#233; les moyens de faire face, sauf &#224; relever la notation d'une fa&#231;on volontariste qui &#233;lude le probl&#232;me), ne sont qu'un sympt&#244;me : ce qu'enregistre en d&#233;finitive l'&#233;preuve du baccalaur&#233;at - et qu'on constate au-del&#224; du bac dans toutes les formations sup&#233;rieures - c'est l'incapacit&#233; de l'enseignement de philosophie &#224; former actuellement d'une mani&#232;re satisfaisante une grande partie des &#233;l&#232;ves qui lui sont confi&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Face &#224; l'expression de nouvelles demandes et de nouveaux besoins, on enregistre dans la profession des r&#233;actions de frilosit&#233; et de crispation. &lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Depuis trente ans, &lt;i&gt;toutes les tentatives pour r&#233;former les programmes ont &#233;chou&#233;&lt;/i&gt;. Plus globalement, la profession se montre incapable d'assurer une &#233;volution r&#233;guli&#232;re de la discipline qui tienne compte aussi bien de l'&#233;tat des d&#233;bats philosophiques contemporains que des changements dans l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques mois de philosophie en terminale, les &#233;l&#232;ves se plaignent presque unanimement d'avoir une seule ann&#233;e pour assimiler la d&#233;marche et la culture philosophique n&#233;cessaires et regrettent de n'avoir pas commenc&#233; d&#232;s la classe de premi&#232;re. Mais il faut bien reconna&#238;tre que &lt;i&gt;l'id&#233;e d'enseigner la philosophie sur deux ans, voire trois &lt;/i&gt; (comme c'est le cas dans la plupart des pays d'Europe o&#249; existe un enseignement, obligatoire ou optionnel, de philosophie) suscite encore aujourd'hui dans la profession des divergences sensibles d'appr&#233;ciation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'enseignement dans les s&#233;ries technologiques&lt;/i&gt; reste un sujet tabou : le cadavre dans le placard. Les difficult&#233;s y sont criantes. Mais jamais on n'a pris la peine de r&#233;unir ceux qui y enseignent pour mesurer leurs succ&#232;s comme leurs &#233;checs, et en tirer les cons&#233;quences. Si nombre de professeurs se passionnent pour cet enseignement, et quelquefois y r&#233;ussissent, beaucoup attendent impatiemment la mutation qui les d&#233;livrera de ce qu'ils vivent comme un fardeau ; et plus d'un dit d&#233;sormais &#224; mi-voix qu'apr&#232;s tout la philosophie n'a peut-&#234;tre pas sa place dans ces s&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, est-il surprenant que &lt;i&gt;l'hypoth&#232;se d'un enseignement de la philosophie dans les lyc&#233;es professionnels&lt;/i&gt; inqui&#232;te plus qu'elle n'enthousiasme ? Sa mise en place poserait assur&#233;ment d'&#233;normes probl&#232;mes. Mais on peut se demander si, par l'effet de ses craintes, la profession ne pr&#233;f&#232;rera pas plut&#244;t renoncer devant l'obstacle que se demander si ce ne serait pas pour elle l'occasion d'innovations f&#233;condes et de remises en cause salutaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La philosophie est-elle encore formatrice ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Devant ces ph&#233;nom&#232;nes de fragilisation, de scl&#233;rose et de d&#233;sarroi, on peut se demander combien de temps encore la philosophie sera en mesure de justifier et de conserver sa place si particuli&#232;re dans l'enseignement secondaire fran&#231;ais. Et la question qui se pose est la suivante : &lt;strong&gt;A quelles conditions la philosophie au lyc&#233;e peut-elle rester ou redevenir une discipline vivante et formatrice ?&lt;/strong&gt; Cette question ne concerne pas seulement les enseignants de philosophie, mais tous ceux qui, &#224; des titres divers, s'int&#233;ressent &#224; elle parce qu'ils enseignent d'autres disciplines, parce qu'ils ont des responsabilit&#233;s syndicales ou politiques, parce qu'ils sont &#233;l&#232;ves, parents d'&#233;l&#232;ves, ou tout simplement des citoyens &#224; qui l'avenir de cet enseignement importe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour leur part, les professeurs de philosophie du secondaire se retrouvent extraordinairement d&#233;munis : il n'existe parmi eux aucune structure institutionnelle d'&#233;change didactique et p&#233;dagogique. Chacun est seul dans ses classes, aussi bien pour faire face &#224; ses &#233;checs et &#224; ses besoins que pour soutenir et poursuivre dans la dur&#233;e ses propres innovations. La formation initiale des professeurs de philosophie et leur formation continue restent presque exclusivement th&#233;oriques. Pire : les exp&#233;riences et les recherches didactiques et p&#233;dagogiques sont parfois accueillies avec m&#233;fiance ou m&#233;pris. Celui qui en exprime le besoin est aussit&#244;t soup&#231;onn&#233; d'entretenir une conception techniciste ou formaliste de l'enseignement qui ferait perdre &#224; la philosophie son &#226;me : il passe simplement pour un pi&#232;tre professeur parce qu'il serait un mauvais philosophe.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La &#8220;doctrine officieuse&#8221; et ses cons&#233;quences&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, p&#232;se depuis 50 ans sur l'enseignement de philosophie une &lt;i&gt;doctrine officieuse &lt;/i&gt; qui impr&#232;gne et oriente de fait la profession. Elle est &lt;i&gt;officieuse&lt;/i&gt; parce qu'elle ne figure comme telle dans aucune instruction officielle ni aucun texte de programme. Mais c'est une &lt;i&gt;doctrine&lt;/i&gt; parce qu'elle est explicite et coh&#233;rente ; elle a &#233;t&#233; express&#233;ment formul&#233;e lors de colloques, de conf&#233;rences et dans divers articles ; elle est en permanence rappel&#233;e en filigrane dans les rapports des jurys de concours ou certains rapports d'inspection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette doctrine part d'un principe qui inspire l'enseignement de la philosophie en France depuis plus d'un si&#232;cle :&lt;i&gt; l'enseignement de la philosophie est un enseignement philosophique.&lt;/i&gt; Sa finalit&#233; premi&#232;re n'est pas que l'&#233;l&#232;ve sache ce qu'ont dit Platon ou Descartes, mais qu'il apprenne &#224; mener par lui-m&#234;me une r&#233;flexion philosophique et d&#233;veloppe ainsi son esprit critique et l'autonomie de son jugement. C'est l&#224; un principe que personne ne conteste. Ce qui est contestable en revanche, c'est la d&#233;formation que la doctrine officieuse lui fait subir, et ce sont les normes et les repr&#233;sentations qu'elle pr&#233;tend en tirer pour l'enseignement de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du principe qu'un enseignement de la philosophie doit &#234;tre philosophique, elle croit pouvoir en d&#233;duire deux autres :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'enseignement de la philosophie &lt;i&gt;n'&lt;/i&gt;aurait &#224; r&#233;pondre &lt;i&gt;qu'&#224; &lt;/i&gt; des exigences philosophiques, &#224; l'exclusion de toute autre ; et&lt;/li&gt;&lt;li&gt; il lui &lt;i&gt;suffirait&lt;/i&gt; de satisfaire &#224; ces exigences pour &#234;tre ce qu'il doit &#234;tre.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, c'est &#224; partir de la &lt;i&gt;seule&lt;/i&gt; consid&#233;ration de l'essence de la philosophie que devrait se r&#233;gler son enseignement. Le sophisme est manifeste : que l'enseignement de la philosophie doive r&#233;pondre &#224; des exigences philosophiques n'implique &#233;videmment pas qu'il doive, et puisse m&#234;me, en ignorer d'autres, celles qui d&#233;coulent du fait qu'il est un enseignement et qu'il s'adresse, dans un cadre scolaire pr&#233;cis, &#224; des &#233;l&#232;ves d&#233;termin&#233;s : des exigences p&#233;dagogiques et didactiques. Elaborer un programme qui soit formateur pour les &#233;l&#232;ves d'une s&#233;rie d&#233;termin&#233;e, s'entendre sur des crit&#232;res d'&#233;valuation, concevoir un enseignement dans les lyc&#233;es professionnels, etc. : aucun de ces probl&#232;mes ne peut &#234;tre r&#233;solu sans articuler ensemble exigences philosophiques, p&#233;dagogie et didactique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette articulation, la doctrine officieuse la rend impossible : constituant la philosophie en puissance r&#233;gulatrice qui n'a de compte &#224; rendre qu'&#224; elle-m&#234;me, elle conduit &#224; juger son enseignement en rapport avec des exigences abstraites et id&#233;ales, jamais en rapport avec ses effets de formation sur ceux &#224; qui il s'adresse. L'enseignant de philosophie n'aurait &#224; justifier ce qu'il dit et fait qu'au regard d'une id&#233;e de la philosophie comme pens&#233;e qui se fonde en permanence sur elle-m&#234;me. Or cette id&#233;e rel&#232;ve d'&lt;i&gt;une&lt;/i&gt; conception de la philosophie ; elle est r&#233;cus&#233;e dans d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, une telle doctrine conduit &#224; ignorer ou m&#233;priser les exigences p&#233;dagogiques propres &#224; la situation scolaire : ou bien on pr&#233;tend qu'elles sont magiquement satisfaites pourvu que celles de la philosophie le soient ; ou bien on les renvoie &#224; l'idiosyncrasie et &#224; la &#8220;petite cuisine&#8221; de chaque enseignant. Cela revient &#224; entretenir la c&#233;cit&#233; sur les processus par lesquels les &#233;l&#232;ves s'approprient peu &#224; peu les comp&#233;tences et les savoirs requis et sur les obstacles qu'ils peuvent rencontrer dans ces apprentissages. Cela revient &#224; la n&#233;gation pure et simple du &lt;i&gt;m&#233;tier&lt;/i&gt; d'enseignant et des pratiques diverses par lesquelles chacun dans ses classes, de mani&#232;re intuitive ou m&#233;thodique, s'efforce de conduire le travail et la progression de ses &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &lt;i&gt;le mythe d'une discipline &#8220; ascolaire &#8221;&lt;/i&gt; se paie cher. Au fil des ann&#233;es s'est d&#233;velopp&#233;e une scolarisation rampante et non assum&#233;e de la philosophie, une mauvaise scolarisation : ce sont les sujets du bac et les manuels qui fixent le programme r&#233;el et ce sont les fascicules de m&#233;thode qui codifient la dissertation. Et tant qu'on se contentera de d&#233;clarer que les candidats au baccalaur&#233;at doivent &#8220; prendre le risque de penser &#8221; et qu'une bonne copie est celle qui &#8220; &#233;tonne le correcteur &#8221;, il ne faudra pas s'&#233;tonner de voir les &#233;l&#232;ves chercher &#224; se rassurer, demander avec insistance ce qu'on attend d'eux et, faute de r&#233;ponse, se d&#233;brouiller avec l'aide en ligne sur l'Internet. Sous l'effet de cette r&#233;gulation par le mauvais bout, les contenus se normalisent et s'appauvrissent, les exigences m&#233;thodologiques tournent &#224; la caricature. Tout se passe comme si la doctrine officieuse produisait exactement ce qu'elle pr&#233;tend &#233;viter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Articuler philosophie et p&#233;dagogie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On ne sortira pas l'enseignement de la philosophie de l'impasse o&#249; il s'est mis lui-m&#234;me sans un r&#233;examen collectif de ces id&#233;es re&#231;ues et de ces repr&#233;sentations qui gouvernent la profession depuis des d&#233;cennies, la replient sur elle-m&#234;me et paralysent son &#233;volution. Il ne s'agit pas de remplacer une doctrine par une autre, mais de lever les verrous et de lib&#233;rer les initiatives et les &#233;changes. Il s'agit d'&lt;i&gt;ouvrir un espace de d&#233;bat et de r&#233;flexion&lt;/i&gt; o&#249; l'exp&#233;rience de chacun &#8212; qu'il enseigne en s&#233;rie technologique dans un lyc&#233;e de zone sensible ou dans un grand lyc&#233;e parisien, qu'il soit agr&#233;g&#233; ou ma&#238;tre-auxiliaire &#8212; soit &#233;galement reconnue et o&#249; la pluralit&#233; des d&#233;marches p&#233;dagogiques ne soit plus consid&#233;r&#233;e comme une menace pour le caract&#232;re philosophique de l'enseignement, mais comme l'expression normale et stimulante d'un enseignement vivant et formateur de philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la cr&#233;ation d'un tel espace, dans des conditions de reconnaissance institutionnelle (les IREPH : Instituts de Recherche sur l'Enseignement de la Philosophie), qui est la raison d'&#234;tre de notre association. En 20 ans d'existence, nous nous sommes efforc&#233;s, avec les moyens limit&#233;s qui sont les n&#244;tres, de le faire d'ores et d&#233;j&#224; vivre : nous avons tenu des colloques et des journ&#233;es d'&#233;tude, nous avons mis en place des groupes de travail r&#233;gionaux et th&#233;matiques, nous avons particip&#233; aux d&#233;bats sur les programmes et les &#233;preuves du baccalaur&#233;at en tentant d'y apporter des suggestions et des arguments. A partir de ces 20 ann&#233;es d'exp&#233;riences, de prises de conscience et de confrontations, ce manifeste propose d'ouvrir &lt;strong&gt;10 chantiers pour l'enseignement de la philosophie. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces chantiers doivent contribuer &#224; faire vivre et &#233;tendre la philosophie au lyc&#233;e et &#224; l'Universit&#233;. Ils rel&#232;vent &#233;videmment de la responsabilit&#233; des professeurs. Ce sont eux qui doivent op&#233;rer, dans le respect de leur tradition, le renouvellement n&#233;cessaire de leur enseignement : ils sont en effet les mieux plac&#233;s et les mieux arm&#233;s (pour autant qu'ils s'en donnent et qu'on leur en donne les moyens) pour r&#233;fl&#233;chir, exp&#233;rimenter et &#233;changer collectivement sur leurs pratiques. Ces chantiers font concourir philosophie, p&#233;dagogie et didactique au d&#233;veloppement de l'esprit critique et de l'autonomie du jugement des &#233;l&#232;ves. Parce qu'ils d&#233;veloppent les moyens de favoriser l'appropriation et l'exercice par le plus grand nombre du savoir et de la r&#233;flexion philosophique, ces chantiers apportent par l&#224; m&#234;me leur pierre &#224; la difficile et n&#233;cessaire d&#233;mocratisation de la philosophie et de son enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dix chantiers pour l'enseignement de la philosophie&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premier chantier :
Reconna&#238;tre que la philosophie au lyc&#233;e est une discipline scolaire.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'identification pure et simple de l'enseignement de la philosophie au lyc&#233;e &#224; la philosophie tout court emp&#234;che de penser la sp&#233;cificit&#233; de la philosophie comme discipline scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La philosophie, en effet, existe pr&#233;alablement &#224;, et ind&#233;pendamment de, son enseignement au lyc&#233;e. Elle vit d'abord ailleurs : dans les recherches, les livres et les d&#233;bats des philosophes et &#8212; plus ou moins &#8212; dans ce que tout un chacun peut dire ou &#233;crire quand il philosophe. Ce qui fait sa sp&#233;cificit&#233; comme discipline scolaire, c'est sa valeur formatrice, ce sont les finalit&#233;s qui lui sont assign&#233;es en tant qu'elle participe, avec les autres disciplines, &#224; la formation intellectuelle des &#233;l&#232;ves des lyc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, l'enseignement n'a pas &#224; &#234;tre con&#231;u &#224; partir d'une id&#233;e a priori de ce qu'est la philosophie &#8212; il y en a d'ailleurs de multiples &#8212; mais &#224; partir de la question : &lt;i&gt;qu'est-ce qui dans l'h&#233;ritage de 2500 ans de philosophie et dans la vie philosophique contemporaine peut le mieux contribuer &#224; permettre aux &#233;l&#232;ves de se forger un esprit critique, de d&#233;velopper leurs capacit&#233;s de r&#233;flexion et l'autonomie de leur jugement, de se construire une culture qui soit un instrument d'intelligibilit&#233; du monde qui les entoure ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette question d&#233;coule une s&#233;rie d'autres sur lesquelles doit porter la r&#233;flexion collective des professeurs de philosophie. Quels sont les contenus de connaissances et les outils intellectuels que, comme dans toutes les autres disciplines, les &#233;l&#232;ves doivent apprendre &#224; ma&#238;triser ? Quelles comp&#233;tences doivent-ils acqu&#233;rir ? Que peut-on exiger d'un &#233;l&#232;ve de terminale de telle ou telle s&#233;rie ? A l'aune de quels crit&#232;res son travail sera-t-il &#233;valu&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie nullement que l'on r&#233;duise la philosophie au bachotage ou la subordonne au baccalaur&#233;at, ni qu'on l'enferme dans une perspective &#233;troitement utilitaire ou techniciste, ni qu'on lui enl&#232;ve son caract&#232;re de recherche et de d&#233;couverte intellectuelle. Cela signifie au contraire qu'on lui redonne, contre la &#8220; mauvaise scolarisation par les manuels &#8221;, son plein sens de discipline scolaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Etudier la philosophie au lyc&#233;e, c'est se former &#224; la philosophie et se former par la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Deuxi&#232;me chantier :
Reconna&#238;tre qu'apprendre &#224; philosopher est un apprentissage et qu'enseigner la philosophie est un m&#233;tier.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait sans dommage identifier purement et simplement le professeur de philosophie &#224; un philosophe. Celui qui fait le philosophe devant ses &#233;l&#232;ves ne les forme pas puisqu'il les traite comme des disciples qu'ils ne seront jamais. Et sa &#8220;philosophie&#8221; restera faible, r&#233;p&#233;titive, victime de cette confusion des genres. Cette identification, avec les images de soi qui l'accompagnent, reste pourtant fortement ancr&#233;e dans les esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On la r&#233;sume souvent dans la formule : &lt;i&gt;&#8220; le professeur de philosophie est l'auteur de son cours &#8221;&lt;/i&gt;. Si on entend par l&#224; que chaque professeur organise comme il le veut et sous sa pleine responsabilit&#233; son ann&#233;e et son approche des notions et des textes avec telle ou telle classe, selon son propre style d'enseignement, alors c'est trivial, et il n'est pas besoin d'en faire un dogme. Mais si cela veut dire qu'un cours est un texte, faisant &#339;uvre, que le professeur &#233;crit et dit (ou qu'il improvise sans l'avoir &#233;crit) devant ses &#233;l&#232;ves, ou m&#234;me avec eux, alors cette formule est fausse et n&#233;faste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est &lt;i&gt;fausse&lt;/i&gt;, sur le plan intellectuel : lorsqu'un philosophe est l'auteur d'une &#339;uvre, il la publie, ce qui signifie qu'il prend le risque de la soumettre &#224; la critique de ses pairs. Or les &#233;l&#232;ves ne sont pas nos pairs, et leur critique, si elle a lieu, ne nous fait pas courir grand risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est &lt;i&gt;n&#233;faste&lt;/i&gt;, sur le plan p&#233;dagogique : elle fait l'impasse sur l'activit&#233; des &#233;l&#232;ves, et emp&#234;che de se poser la question de &lt;i&gt;ce que font les &#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; lorsqu'ils &#233;coutent un tel texte. Ou plus pr&#233;cis&#233;ment, elle pr&#233;suppose acquise la capacit&#233; d'une &#233;coute active et critique de la parole de l'enseignant : la capacit&#233; de se l'approprier pour son propre compte, d'en saisir la dimension probl&#233;matique et de s'en servir pour mettre en &#339;uvre sa propre pens&#233;e, dans une dissertation par exemple. Elle pr&#233;suppose donc acquis ce qui, en r&#233;alit&#233;, ne l'est que par un tout petit nombre &#224; l'entr&#233;e en terminale, et doit au contraire &#234;tre appris par la grande majorit&#233; des &#233;l&#232;ves aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre formule exprime la m&#234;me occultation de la dimension d'apprentissage : &lt;i&gt;&#8220; la philosophie est &#224; elle-m&#234;me sa propre p&#233;dagogie &#8221;&lt;/i&gt;. Si on veut simplement signifier qu'en classe de philosophie on doit philosopher, personne ne saurait la contester s&#233;rieusement. Mais si on entend par l&#224; que, pour apprendre &#224; philosopher, il suffirait d'entendre ou de lire de la philosophie et que le professeur peut se passer de toute r&#233;flexion sur les moyens &#224; mettre en &#339;uvre pour amener ses &#233;l&#232;ves &#224; faire de la philosophie, alors elle est trompeuse et nocive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parler des conditions de l'apprentissage de la philosophie au lieu de parler philosophie est encore trop souvent per&#231;u comme une faiblesse ou un signe d'insuffisance philosophique, ce qui a pour effet pervers d'instiller un sentiment de culpabilit&#233; ou d'&#233;chec chez l'enseignant qui, dans sa pratique, a besoin d'outils p&#233;dagogiques, et de l'isoler : comment r&#233;soudre des difficult&#233;s d'ordre p&#233;dagogique quand la seule discussion admise est la discussion philosophique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concevoir l'enseignement de la philosophie comme un apprentissage, c'est justement s'atteler &#224; cette difficult&#233; : comment faire entrer des &#233;l&#232;ves dans l'ensemble des d&#233;marches intellectuelles qui constituent l'activit&#233; philosophique ? Cela suppose de r&#233;fl&#233;chir &#224; la fa&#231;on dont les connaissances et les comp&#233;tences philosophiques acquises par l'enseignant au cours de ses &#233;tudes universitaires &#8212; qui sont, rappelons-le, essentiellement des connaissances d'histoire de la philosophie &#8212; vont pouvoir &#234;tre mises au service de cette t&#226;che de formation &#224; l'activit&#233; philosophique ; de clarifier les buts que l'on vise et d'ajuster au mieux les moyens (quels concepts, quels textes, quelles d&#233;marches, quels exercices&#8230;) pour atteindre ces buts avec les &#233;l&#232;ves ; de r&#233;organiser en permanence, &#224; l'&#233;preuve de l'exp&#233;rience et au plus pr&#232;s de la r&#233;alit&#233; des classes, ce rapport entre comp&#233;tences philosophiques et comp&#233;tences p&#233;dagogiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail, chacun certes l'effectue plus ou moins, m&#234;me si c'est souvent de mani&#232;re intuitive ; mais il l'effectuera d'autant mieux qu'il en prendra une claire conscience &#224; travers le partage des exp&#233;riences et la r&#233;flexion commune. Cela suppose de reconna&#238;tre et d'assumer son &lt;i&gt;m&#233;tier de professeur&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Troisi&#232;me chantier :
Assumer la diversification des formes d'enseignement de la philosophie qu'entra&#238;ne sa d&#233;mocratisation.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici le mod&#232;le philosophique fran&#231;ais s'est &#233;tendu en g&#233;n&#233;ralisant l'enseignement de la classe de philosophie : les &lt;i&gt;Instructions de 1925&lt;/i&gt;, texte de r&#233;f&#233;rence d'une aristocratie intellectuelle, sont devenues, &#224; la virgule pr&#232;s, la bible d'un enseignement de masse. Mais en un si&#232;cle, la position d'exception de la philosophie, &#8220; couronnement des humanit&#233;s &#8221;, est devenue par l'effet conjugu&#233; de l'extension de la philosophie et de la massification de l'enseignement une position de &lt;i&gt;repli sur soi&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'introduction de la philosophie dans les s&#233;ries technologiques en est l'exemple flagrant : on a d'abord choisi de transplanter directement aupr&#232;s de publics nouveaux, sans aucun souci de leur cursus et de leurs sp&#233;cificit&#233;s, le programme, la p&#233;dagogie et le mode d'&#233;valuation de la &#8220;classe de philosophie&#8221;. Puis on a fait le silence non seulement sur les difficult&#233;s p&#233;dagogiques et les &#233;checs caract&#233;ris&#233;s dans ces classes, souvent v&#233;cus dans la honte et la solitude, mais aussi sur le tr&#233;sor d'inventions que les professeurs y d&#233;ploient quotidiennement : on consid&#232;re celles-ci comme de simples exp&#233;dients, in&#233;vitables de la part d'un enseignement &#224; la d&#233;rive ou d'un enseignant en p&#233;ril ; elles appellent au mieux la sympathie, mais on leur refuse la reconnaissance et la possibilit&#233; de circuler parmi les enseignants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, les professeurs qui se sont investis aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves des s&#233;ries technologiques sont nombreux &#224; juger que le travail pour aller &#224; ce qui est philosophiquement essentiel et l'effort d'imagination p&#233;dagogique que cet enseignement exige d'eux sont tout &#224; fait salutaires. Ils sont une source de renouvellement particuli&#232;rement f&#233;conde dont les effets s'&#233;tendent, avec b&#233;n&#233;fice, &#224; leur enseignement dans toutes les autres s&#233;ries. On peut enseigner dans ces s&#233;ries sans avoir le sentiment ni de &#8220;brader&#8221; la philosophie ni de d&#233;choir, mais bien au contraire d'y exercer pleinement son m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela suppose &#233;videmment que la diversification des formes d'enseignement de la philosophie qu'entra&#238;ne n&#233;cessairement sa d&#233;mocratisation soit reconnue de plein droit et soit collectivement assum&#233;e, au lieu d'&#234;tre laiss&#233;e au bricolage individuel. Dispenser un enseignement diversifi&#233;, ce n'est pas m&#233;priser les &#233;l&#232;ves en leur dispensant une philosophie au rabais. C'est reconna&#238;tre que &lt;i&gt;les capacit&#233;s philosophiques qu'on rencontre chez tous les &#233;l&#232;ves ne s'expriment pas chez tous de la m&#234;me mani&#232;re et ne peuvent pas &#234;tre cultiv&#233;es chez tous selon les m&#234;mes modalit&#233;s&lt;/i&gt;. La mani&#232;re dont des &#233;l&#232;ves peuvent se former &#224; la philosophie ne saurait &#234;tre ind&#233;pendante ni de leur parcours scolaire ant&#233;rieur, ni de leur bagage culturel, ni des rapports qu'ils entretiennent avec le langage, avec l'&#233;cole ou avec les adultes, ni non plus de leur projet professionnel et de la fa&#231;on dont plus g&#233;n&#233;ralement ils envisagent leur avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'enseignement de la philosophie veut vraiment s'adresser &#224; tous, il doit s'interroger : qu'est-ce qui, dans ses formes d'enseignement, est ins&#233;parable et constitutif de la discipline ? qu'est-ce qui rel&#232;ve d'une histoire contingente, c'est-&#224;-dire du r&#244;le institutionnel, de la fonction sociale et du public que la discipline a pu avoir &#224; telle ou telle &#233;poque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quatri&#232;me chantier :
Reconna&#238;tre que faire de la philosophie ne sert pas seulement &#224; philosopher.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La philosophie fait appel &#224; un &lt;i&gt;riche &#233;ventail de comp&#233;tences&lt;/i&gt; : poser des probl&#232;mes ; analyser des concepts ; se d&#233;centrer de son propre point de vue et prendre de la distance &#224; l'&#233;gard de ses opinions ; exercer son esprit critique &#224; l'&#233;gard des id&#233;es re&#231;ues et des sch&#232;mes de pens&#233;e &#233;tablis ; passer de l'expression imm&#233;diate et spontan&#233;e de son avis au d&#233;veloppement argument&#233; et nuanc&#233; d'une position ; pratiquer un va-et-vient permanent entre l'abstrait et le concret, entre le particulier et l'universel ; tirer les le&#231;ons d'un exemple et envisager les cons&#233;quences d'un principe ; faire &#233;voluer le contenu et la formulation de ses id&#233;es pour tenir compte d'objections dont on reconna&#238;t la l&#233;gitimit&#233; ; conduire une r&#233;flexion depuis l'exposition d'une question jusqu'&#224; la formulation d'une r&#233;ponse ; etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cours de philosophie, ces comp&#233;tences sont des moyens au service d'un seul but : le libre exercice de la pens&#233;e, pratiqu&#233; pour lui-m&#234;me. Mais ces comp&#233;tences ont aussi une valeur en elles-m&#234;mes. Elles constituent des &#233;l&#233;ments indispensables de la formation de l'&#233;l&#232;ve, quel que soit son avenir scolaire et professionnel et quelles que soient les activit&#233;s dans lesquelles il s'engagera au cours de son existence future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit souvent que la philosophie a d'autant plus de valeur qu'elle &#233;chappe au souci de l'utile. Et c'est en un sens vrai : quand on se forme &#224; la philosophie, comme quand on se forme &#224; la musique ou aux math&#233;matiques, on vise la philosophie pour elle-m&#234;me. Mais dans le m&#234;me temps, on se forme par la philosophie, comme on se forme par la musique ou par les math&#233;matiques ; et en ce sens-l&#224;, la philosophie n'a pas &#224; rougir d'&#234;tre utile, et m&#234;me de revendiquer son utilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enseignement de la philosophie ne saurait justifier la position qu'il occupe aujourd'hui &#8212; et encore moins le renforcement de sa pr&#233;sence dans les cursus scolaires et universitaires &#8212; s'il ne fait pas la preuve de son &lt;i&gt;utilit&#233;&lt;/i&gt; dans la formation intellectuelle et culturelle de tous les &#233;l&#232;ves et s'il ne s'interroge pas sur son efficacit&#233; ainsi que sur les moyens de l'&#233;valuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cinqui&#232;me chantier :
Red&#233;finir l'&#233;l&#233;mentaire.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On entend souvent dire : &lt;i&gt;&#8220; les &#233;l&#232;ves ont droit &#224; toute la philosophie &#8221;&lt;/i&gt;. Si on entend par l&#224; qu'il n'y a aucune raison de ne pas proposer aux &#233;l&#232;ves des s&#233;ries litt&#233;raires de r&#233;fl&#233;chir sur les sciences, &#224; ceux des s&#233;ries scientifiques de s'interroger sur l'art et &#224; ceux des s&#233;ries technologiques de se poser des questions m&#233;taphysiques, tout le monde sera d'accord. Mais pr&#233;tendre que le programme d'une ann&#233;e de philosophie, quelle que soit la s&#233;rie et quel que soit l'horaire, doit avoir une vis&#233;e encyclop&#233;dique et &#234;tre aussi illimit&#233; dans son principe qu'ind&#233;termin&#233; dans son contenu puisque toute la philosophie en puissance doit y &#234;tre incluse, c'est une id&#233;e contestable et d&#233;sastreuse dans la pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est dans son principe solidaire d'une conception initiatique de l'enseignement : il faudrait faire op&#233;rer &#224; l'&#233;l&#232;ve une sorte de conversion intellectuelle par laquelle il acc&#233;derait en quelques mois &#224; une nouvelle mani&#232;re de consid&#233;rer toute chose et d'aborder tous les probl&#232;mes. C'est l&#224; simplement une doctrine p&#233;dagogique et nul n'a le droit de l'&#233;riger en norme unique. Mais surtout elle a, dans un cadre scolaire, des effets particuli&#232;rement n&#233;fastes : si toute la philosophie est au programme, rien n'est au programme et rien n'est exigible. Refuser ainsi d'indiquer &#224; l'&#233;l&#232;ve sur quoi il doit faire porter son effort, quels probl&#232;mes il doit comprendre, quelles connaissances ma&#238;triser et quelles comp&#233;tences acqu&#233;rir, ne lui permet pas de s'engager dans un v&#233;ritable travail de formation de soi. C'est l'entretenir dans l'id&#233;e qu'on est &#8220;dou&#233; pour la philo&#8221; ou pas et, &#224; l'examen, favoriser l'habile ignorant au d&#233;triment de celui qui a travaill&#233; et appris. En outre, &#224; refuser ainsi de d&#233;limiter et d'expliciter l'&#233;l&#233;mentaire, la discipline perd sa consistance et la philosophie se transforme peu &#224; peu en une &#8220;mati&#232;re d'&#233;veil&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dira que l'&#233;l&#233;mentaire, en philosophie, c'est ce qui est premier, ce dont tout d&#233;coule. Mais c'est confondre &lt;i&gt;deux sens du mot &#8220;&#233;l&#233;mentaire&#8221;&lt;/i&gt; : les &#233;l&#233;ments premiers d'un syst&#232;me &lt;i&gt;(philosophique)&lt;/i&gt; et les premiers pas d'une progression &lt;i&gt;(p&#233;dagogique)&lt;/i&gt;. La responsabilit&#233; collective des enseignants de philosophie est, comme dans n'importe quelle autre discipline, de discerner et de pr&#233;lever ce qui, dans les d&#233;marches, les probl&#232;mes, les concepts et les doctrines majeures de la tradition, peut &#234;tre formateur pour des &#233;l&#232;ves d&#233;butants qui, dans leur immense majorit&#233;, ne feront plus de philosophie ensuite. Refuser d'op&#233;rer une telle s&#233;lection, mettre d'un coup les &#233;l&#232;ves devant &#8220;toute la philosophie&#8221;, c'est en r&#233;alit&#233; d&#233;missionner. Bien entendu, ce choix n'est pas simple. Il ne peut se faire qu'&#224; partir de l'exp&#233;rience et de la r&#233;flexion de toute la profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fixer ainsi des exigences limit&#233;es et raisonnables, ce n'est ni renoncer ni baisser le niveau. Le pire est d'avoir des exigences d&#233;raisonnables qu'on est incapable de tenir et de faire respecter. Car on perd alors tout crit&#232;re pour juger des progr&#232;s ou des &#233;checs. C'est une des raisons des inextricables probl&#232;mes d'&#233;valuation rencontr&#233;s au baccalaur&#233;at. Mieux vaut moins, mais mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sixi&#232;me chantier : Articuler l'apprentissage philosophique et les savoirs.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Se former &#224; la philosophie, c'est apprendre &#224; penser &#224; travers l'appropriation de connaissances philosophiques et non-philosophiques. On a us&#233; et abus&#233; de la formule de Kant selon laquelle &lt;i&gt;on ne peut apprendre la philosophie mais seulement &#224; philosopher&lt;/i&gt;. Certes, on veut souligner par l&#224; que l'enseignement de la philosophie au lyc&#233;e ne saurait consister &#224; &#233;tudier pour elles-m&#234;mes des doctrines philosophiques, l'histoire de la philosophie ou celle des id&#233;es. Mais, sur ce principe, l'accord des professeurs de philosophie est unanime. En revanche, &#224; durcir souvent jusqu'&#224; la caricature les distinctions l&#233;gitimes entre penser et conna&#238;tre, entre la philosophie et les savoirs positifs ou entre le mouvement d'une pens&#233;e vivante et les id&#233;es des philosophes, on finit par s'interdire toute r&#233;flexion s&#233;rieuse sur la mani&#232;re de les articuler dans l'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple : si le cours de philosophie s'organise autour de probl&#232;mes, ceux-ci ne peuvent &#234;tre s&#233;rieusement abord&#233;s par les &#233;l&#232;ves qu'&#224; travers la connaissance des principales options philosophiques qu'ils ont engendr&#233;es et par la ma&#238;trise progressive des distinctions conceptuelles qui permettent de leur donner un sens. Ces options et ces distinctions n'ont rien de naturel ni de spontan&#233;. C'est dans l'histoire de la philosophie qu'elles ont &#233;t&#233; produites et c'est l&#224; seulement qu'on peut les rencontrer. On ne peut &#233;luder la question : qu'est-ce que des &#233;l&#232;ves d&#233;butants doivent savoir de l'histoire de la philosophie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple : la philosophie s'est toujours nourrie de ce qui n'est pas elle et on ne saurait philosopher un tant soit peu sur les sciences, l'art ou la religion sans disposer d'&#233;l&#233;ments de connaissance solides et pr&#233;cis sur certains &#233;pisodes fondamentaux de l'histoire des sciences, sur certains courants artistiques et esth&#233;tiques, sur certains textes religieux. On ne peut &#233;luder la question : puisque ces connaissances indispensables ne sont pas fournies actuellement par le lyc&#233;e, quelle place l'enseignement de la philosophie doit-il leur donner s'il veut &#234;tre pertinent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple : assimiler une id&#233;e de tel ou tel grand philosophe et l'exposer pour son propre compte, c'est une comp&#233;tence philosophique fondamentale. L'&#233;l&#232;ve qui a compris les arguments justifiant l'id&#233;e de &#8220;contrat social&#8221; ou celle d'&#8220;imp&#233;ratif cat&#233;gorique&#8221; et qui est capable de l'exposer intelligemment &lt;i&gt;pense&lt;/i&gt; tout autant que celui qui pose un probl&#232;me ou analyse un concept. On a fini par faire de la question de cours un &#233;pouvantail, comme s'il n'y avait pas de diff&#233;rence entre r&#233;citer des formules et s'approprier des id&#233;es. On ne peut &#233;luder la question : comment favoriser et valoriser ce travail par lequel l'&#233;l&#232;ve apprend &#224; int&#233;rioriser et &#224; faire siennes des id&#233;es qu'il n'a pas invent&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Septi&#232;me chantier : Articuler l'apprentissage philosophique et l'apprentissage de nouveaux usages de la langue.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Se former &#224; la philosophie, c'est apprendre &#224; faire un usage philosophique de la langue orale et &#233;crite. Chacun sait que la plupart des &#233;l&#232;ves ont d'&#233;normes difficult&#233;s &#224; &#233;crire, ou &#224; articuler oralement, un discours un tant soit peu construit, suivi et coh&#233;rent. On impute un peu trop facilement ces difficult&#233;s &#224; un d&#233;faut de la pens&#233;e, ou &#224; ce qu'on a coutume d'appeler la &#8220; mauvaise ma&#238;trise de la langue &#8221;. Ce qui se passe est bien plut&#244;t d'abord que les &#233;l&#232;ves sont confront&#233;s pour la premi&#232;re fois &#224; cet usage particulier de la langue qui consiste &#224; r&#233;fl&#233;chir sur le sens des mots et des questions, sur le statut des propositions et la logique des discours, et &#224; faire de cette r&#233;flexion l'objet m&#234;me d'un discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or c'est bien cet usage particulier de la langue qu'ils doivent apprendre. A cet &#233;gard, l'id&#233;e selon laquelle &lt;i&gt;&#8220; le mod&#232;le de la dissertation, c'est la le&#231;on du professeur &#8221;&lt;/i&gt; s'av&#232;re dramatiquement insuffisante, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle fait l'impasse sur cet apprentissage. Et pire encore est l'id&#233;e que &lt;i&gt;&#8220; pour faire une dissertation, il suffit de penser &#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire de cet apprentissage un objet de r&#233;flexion, est-ce r&#233;duire la philosophie &#224; une &#8220; rh&#233;torique argumentative &#8221; ou au &#8220; d&#233;bat d'opinion &#8221; ? Cette objection fait resurgir la traditionnelle pr&#233;vention des philosophes &#224; l'&#233;gard de la rh&#233;torique, et cette pr&#233;vention n'est pas infond&#233;e : aucun de nous ne veut transformer ses &#233;l&#232;ves en apprentis sophistes qui mettraient en &#339;uvre de mani&#232;re m&#233;canique des artifices de langage. Mais nous n'en sommes pas l&#224;. Les &#233;l&#232;ves, dans leur grande majorit&#233;, sont tr&#232;s loin de courir le risque d'un exc&#232;s de rh&#233;torique. Le probl&#232;me est bien plut&#244;t qu'ils manquent g&#233;n&#233;ralement des outils de la rh&#233;torique la plus &#233;l&#233;mentaire, la plus n&#233;cessaire et la plus l&#233;gitime pour &#233;laborer et d&#233;velopper leur pens&#233;e. Par exemple, ils ne savent pas comment s'y prendre pour articuler un raisonnement et sa r&#233;futation, pour pr&#233;senter une objection et y r&#233;pondre, pour mener une analyse de notion ou de probl&#232;me ; ils ne savent ni comment &lt;i&gt;&#233;crire&lt;/i&gt; cela, ni comment le &lt;i&gt;lire&lt;/i&gt; dans un texte, ni non plus comment le &lt;i&gt;parler&lt;/i&gt; et l'&lt;i&gt;entendre&lt;/i&gt; dans une discussion orale. Tout cela, les professeurs ont &#224; le leur apprendre, &#224; leur en faire d&#233;couvrir les normes, &#224; leur en faire construire la comp&#233;tence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore la question ne peut &#234;tre &#233;lud&#233;e : comment conjuguer l'apprentissage de la pens&#233;e avec celui des outils langagiers et discursifs par lesquels cette pens&#233;e, non seulement s'exprime, mais plus encore s'&#233;labore, se forme, s'affermit et s'affine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Huiti&#232;me chantier : Enseigner la philosophie vivante.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apprendre &#224; philosopher, c'est &#234;tre confront&#233; &#224; la fois &#224; une tradition et &#224; la philosophie vivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence d'un v&#233;ritable programme et le poids des sujets de baccalaur&#233;at sur une discipline qui n'existe qu'en ann&#233;e d'examen ont produit peu &#224; peu un r&#233;tr&#233;cissement des horizons de l'enseignement philosophique. Comme on ignore ce que traitent les coll&#232;gues, on fait ce qu'on croit qu'ils font (ce qui figure dans les manuels) et on se replie non seulement sur les auteurs canoniques, mais sur un tout petit nombre de textes et de doctrines qui ont acquis le statut de pont aux &#226;nes. Evidemment on a le droit d'&#234;tre original, mais c'est aux risques et p&#233;rils de l'&#233;l&#232;ve : m&#234;me si elle est m&#233;diocrement restitu&#233;e, le correcteur reconna&#238;tra toujours l'&lt;i&gt;All&#233;gorie de la caverne&lt;/i&gt; ; une id&#233;e de Vico, de Carnap, ou m&#234;me de Locke, risque de n'&#234;tre ni connue ni comprise et de s'attirer un point d'interrogation, quand ce n'est pas une grande rature en rouge. En une trentaine d'ann&#233;es, le programme de 1973 a &#233;t&#233; peu &#224; peu &#233;cr&#234;t&#233; de toutes ses innovations : les questions au choix ont &#224; peu pr&#232;s disparu ; on enseigne de moins en moins &#8220;la formation d'un concept scientifique&#8221; (peu utile au bac o&#249; les sujets de philosophie des sciences sont devenus de plus en plus g&#233;n&#233;raux) et &#8220;la constitution d'une science de l'homme&#8221; (le m&#233;pris des sciences humaines instill&#233; depuis 50 ans a fini par produire ses effets). L'enseignement de philosophie tend &#224; s'enfermer dans une &#8220;philosophie philosophante&#8221; et &#224; reprendre ind&#233;finiment quelques &#233;pisodes de l'histoire de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les programmes de la 1&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle nous paraissent sans doute aujourd'hui poussi&#233;reux ; mais on y trouvait un &#233;cho des d&#233;bats philosophiques qui avaient alors cours en France ; les programmes des ann&#233;es 60-70 ont int&#233;gr&#233; la pr&#233;sence dans la pens&#233;e contemporaine de Marx, de Nietzsche, de Freud, de la tradition d'&#233;pist&#233;mologie et d'histoire des sciences fran&#231;aise. Mais aujourd'hui, la plupart des d&#233;bats contemporains particuli&#232;rement intenses en philosophie du langage, en philosophie de l'esprit ou en philosophie politique n'ont &#224; peu pr&#232;s aucune r&#233;sonance dans la philosophie telle qu'elle s'enseigne au lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dira que l'enseignement de la philosophie n'a pas &#224; suivre les modes et doit se tenir &#224; l'&#233;cart de l'actualit&#233;. Sans doute. Mais peut-on parler des rapports de l'&#226;me et du corps dans les &lt;i&gt;M&#233;ditations&lt;/i&gt; ou aborder le &lt;i&gt;Contrat social&lt;/i&gt; sans jamais se demander ce que Descartes et Rousseau ont &#224; nous dire aujourd'hui, par exemple au regard des questions soulev&#233;es par les penseurs cognitivistes ou contractualistes contemporains ? On ne peut entretenir une relation vivante avec les classiques que si on les lit en relation avec nos questions, qui sont pour une bonne part celles de la philosophie d'aujourd'hui. Les &#233;l&#232;ves lisent des journaux, des revues, regardent &#224; la t&#233;l&#233;vision des &#233;missions scientifiques ou des d&#233;bats d'id&#233;es ; et ils posent des questions. Le professeur de philosophie a sans doute &#224; leur parler de Platon, mais Platon ne saurait suffire &#224; leur curiosit&#233; ni leur donner tous les moyens de s'orienter dans la pens&#233;e d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discerner dans les travaux contemporains ce qui non seulement est important, mais ce qui peut &#234;tre formateur et utile aux &#233;l&#232;ves, ce devrait &#234;tre un souci collectif et permanent de notre profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Neuvi&#232;me chantier : Sortir l'enseignement de la philosophie de son enfermement en terminale.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'enseignement de la philosophie &#233;touffe en terminale ; l'avenir de l'enseignement de la philosophie passe par son extension en amont et en aval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons purement historiques, l'enseignement de la philosophie occupe, dans l'institution scolaire fran&#231;aise, une position d'exception : install&#233; en classe terminale et dans cette seule ann&#233;e, assur&#233; par un enseignant qui restera &#224; jamais, dans la plupart des cas, l'unique professeur de philosophie rencontr&#233; par chacun dans sa vie, il est toujours con&#231;u, m&#234;me si on n'ose plus gu&#232;re employer cette expression, comme le &#8220; couronnement &#8221; des &#233;tudes secondaires. Or cette position est loin d'avoir les effets b&#233;n&#233;fiques qu'on lui suppose. Au lieu d'&#234;tre une ann&#233;e marquante et r&#233;ellement formatrice, elle est en r&#233;alit&#233; le plus souvent une parenth&#232;se dans le cursus des &#233;l&#232;ves, parenth&#232;se aussi vite referm&#233;e qu'elle a &#233;t&#233; ouverte : on se souvient d'un professeur charismatique et du sujet tomb&#233; au bac, mais il ne reste le plus souvent de la terminale ni culture ni savoir-faire philosophiques effectifs. Les professeurs de philosophie du sup&#233;rieur le savent bien, et ils ne pr&#233;supposent souvent aucun acquis d&#233;termin&#233; chez leurs &#233;tudiants de classes pr&#233;paratoires ou d'Universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, l'enseignement de la philosophie souffre de son confinement dans la classe de terminale. Il ne peut y avoir de vraie formation &#224; la philosophie si on ne reconna&#238;t pas que, comme toutes les autres disciplines, son apprentissage demande du temps et doit &#234;tre conduit selon une progression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de l'enseignement de la philosophie passe par son extension en dehors de la terminale. &lt;i&gt;Extension en amont&lt;/i&gt; d'abord, c'est-&#224;-dire au moins &#224; partir de la classe de premi&#232;re : les &#233;l&#232;ves le demandent fr&#233;quemment, ce qui traduit l'inad&#233;quation du mod&#232;le actuel d'une &#8220; &#233;closion soudaine &#8221; et le besoin qu'ils ressentent d'avoir du temps devant eux pour se former efficacement. &lt;i&gt;Extension en aval&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire dans toutes les branches des &#233;tudes sup&#233;rieures : l'enseignement en terminale prendrait ainsi un sens nouveau en devenant la base d'une formation qui se continuerait de mani&#232;re diversifi&#233;e selon les &#233;tudes poursuivies. Concevoir et mettre en &#339;uvre les modalit&#233;s de cette extension est sans doute l'un des chantiers les plus ambitieux et les plus neufs pour l'enseignement de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dixi&#232;me chantier : Remodeler la formation initiale et continue des professeurs de philosophie &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les conditions et les modalit&#233;s de la formation des enseignants de philosophie n'apparaissent plus aujourd'hui satisfaisantes. On ne peut ici qu'indiquer quelques n&#339;uds de difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cursus universitaires, de la 1&#232;re ann&#233;e de Licence au Master, sont rarement coh&#233;rents. Les &#233;tudiants se voient proposer chaque ann&#233;e des contenus d'enseignement souvent disparates qu'ils ont beaucoup de mal &#224; relier entre eux et &#224; faire tenir ensemble. Au bout de 4 ans, il n'est pas rare qu'ils n'aient jamais eu de cours sur des auteurs, des th&#232;mes ou des courants de pens&#233;e fondamentaux. C'est tout autant le cas pour les &#233;tudiants pass&#233;s par les classes pr&#233;paratoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration aux concours est de fait surtout assur&#233;e par les kh&#226;gnes, seul lieu o&#249; les &#233;tudiants sont r&#233;guli&#232;rement entra&#238;n&#233;s &#224; la dissertation et &#224; la le&#231;on qui sont actuellement la base des &#233;preuves de concours. L'Universit&#233; n'a pas autant de moyens de le faire. Il y a l&#224; une in&#233;galit&#233; grave et un dysfonctionnement majeur (qui n'est certes pas propre &#224; la philosophie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les concours, et tout particuli&#232;rement l'agr&#233;gation, sont con&#231;us et v&#233;cus comme des &#8220;brevets d'excellence philosophique&#8221; et des moyens de continuer d'&#8220;&#234;tre philosophe&#8221; plut&#244;t que comme la voie d'entr&#233;e dans le m&#233;tier de professeur de philosophie. Les &#233;preuves privil&#233;gient simultan&#233;ment la possession de connaissances tr&#232;s pr&#233;cises, voire pointues, d'histoire de la philosophie (auteurs de l'&#233;crit &#224; l'agr&#233;gation) et la capacit&#233; in&#233;vitablement rh&#233;torique &#224; traiter de toute question possible (oral d'agr&#233;gation). Passer une ann&#233;e enti&#232;re &#224; &#233;tudier des auteurs comme Fichte ou Plotin (qui ne figurent pas au programme de terminale) et se voir proposer &#224; l'oral de l'agr&#233;gation des sujets comme &#8220;L'insouciance&#8221; ou &#8220;Qu'est-ce qu'un paysage ?&#8221;, est-ce vraiment la meilleure mani&#232;re de se pr&#233;parer &#224; enseigner la philosophie ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes enseignants sont pour la plupart d&#233;&#231;us de l'ann&#233;e qu'ils passent &#224; la fois en stage et en INSPE. Manifestement, la confrontation de l'exp&#233;rience qu'ils font dans leur classe avec l'indispensable r&#233;flexion p&#233;dagogique et didactique ne se fait pas, ou tr&#232;s mal, ou trop peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me la formation continue des enseignants de philosophie est presque exclusivement &#233;rudite et ne fait pour ainsi dire aucune place &#224; l'&#233;change sur les pratiques, &#224; la r&#233;flexion sur les obstacles p&#233;dagogiques et &#224; la mise en circulation des innovations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans une connaissance s&#233;rieuse et non mythologique de la tradition de l'enseignement philosophique, il est difficile de la faire vivre et &#233;voluer, et de nourrir utilement le d&#233;bat entre professeurs de philosophie. Il para&#238;t n&#233;cessaire d'int&#233;grer &#224; la formation des nouveaux professeurs un enseignement de l'histoire de la discipline, en France et ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a l&#224; un ensemble de probl&#232;mes s&#233;rieux et d&#233;licats qu'on ne saurait traiter en quelques lignes ni r&#233;soudre par quelques mesures rapides. C'est un chantier de longue haleine qui suppose une analyse lucide, approfondie et non manich&#233;enne de la situation et qui conduira sans doute &#224; un certain nombre de remises en cause. Il est l'affaire de toute la profession : professeurs de terminale et de classes pr&#233;paratoires, universitaires et formateurs d'INSPE, inspecteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des Q.C.M en philosophie ?</title>
		<link>https://www.acireph.org/les-pratiques/echanges-de-pratiques/article/des-q-c-m-en-philosophie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/les-pratiques/echanges-de-pratiques/article/des-q-c-m-en-philosophie</guid>
		<dc:date>2019-11-22T18:32:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>


		<dc:subject>Activit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Explication de texte</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratisation</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>
		<dc:subject>Raisonnement</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Compte-rendu de l'atelier anim&#233; sur ce sujet lors des JE 2019 de l'acireph, en tenant compte des pr&#233;cieuses contributions des participants, que je remercie encore. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous parlons naturellement des Questionnaires &#224; Choix Multiples (QCM). &lt;br class='autobr' /&gt;
Commen&#231;ons par quelques objections courantes : &#171; Les QCM ne font pas r&#233;fl&#233;chir &#187; ; &#171; les QCM ne demandent pas de r&#233;daction &#187; ; &#171; en philosophie, aucune r&#233;ponse n'est vraie ou fausse, tout est discutable. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les QCM ne font pas r&#233;fl&#233;chir &#187;. C'est faux. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.acireph.org/les-pratiques/echanges-de-pratiques/" rel="directory"&gt;&#201;changes de pratiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/activites" rel="tag"&gt;Activit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/explication-de-texte" rel="tag"&gt;Explication de texte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/democratisation" rel="tag"&gt;D&#233;mocratisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/raisonnement" rel="tag"&gt;Raisonnement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acireph.org/IMG/logo/arton194.png?1707424856' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='54' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Compte-rendu de l'atelier anim&#233; sur ce sujet lors des JE 2019 de l'acireph, en tenant compte des pr&#233;cieuses contributions des participants, que je remercie encore.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous parlons naturellement des Questionnaires &#224; Choix Multiples (QCM).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par quelques objections courantes :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; Les QCM ne font pas r&#233;fl&#233;chir &#187; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; les QCM ne demandent pas de r&#233;daction &#187; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; en philosophie, aucune r&#233;ponse n'est vraie ou fausse, tout est discutable. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les QCM ne font pas r&#233;fl&#233;chir &#187;&lt;/strong&gt;. C'est faux. Il serait certes possible de construire des QCM qui ne demandent qu'un simple rappel de connaissances, mais il est possible aussi d'en construire qui exigent de la d&#233;duction et de la finesse. Ainsi, par exemple, une des questions du concours Kangourou, un concours scolaire de math&#233;matiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://www.mathkang.org/default.html&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, tomb&#233;e en 1997 pour les coll&#232;ges :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Cinq personnes sont assises autour d'une table ronde. Chacune affirme &#224; son tour : &#171; Mes deux voisins, de droite et de gauche, sont des menteurs &#187;. On sait que les menteurs mentent toujours et que quelqu'un qui n'est pas menteur dit toujours la v&#233;rit&#233;. De plus tout le monde conna&#238;t la v&#233;rit&#233; en ce qui concerne ses deux voisins. Combien y a-t-il de menteurs &#224; cette table ?&lt;br class='autobr' /&gt;
A) 2 B) 3 C) 4 D) 5 E) On ne peut pas le savoir&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous verrons que, &lt;i&gt;mutatis mutandis&lt;/i&gt;, de telles questions sont envisageables en philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; les QCM ne demandent pas de r&#233;daction &#187;&lt;/strong&gt;. C'est &#233;videmment vrai. Reste &#224; savoir &#224; quel point c'est une objection. Devons-nous admettre qu'il n'est pas d'activit&#233; philosophique sans r&#233;daction ? Si oui, les QCM ne peuvent avoir qu'un r&#244;le auxiliaire en philosophie. Ce n'est pas une raison pour en bannir l'utilisation. Par ailleurs, il est peut-&#234;tre regrettable que la r&#233;ussite en philosophie repose en si grande partie sur l'habilet&#233; &#224; r&#233;diger. La r&#233;daction se pr&#234;te aussi au bavardage st&#233;rile comme &#224; la simple restitution non r&#233;fl&#233;chie de connaissances, nous le savons bien. Tout en reconnaissant que la r&#233;daction est une dimension essentielle de l'activit&#233; philosophique, nous pouvons admettre que d'autres exercices et donc d'autres comp&#233;tences puissent y trouver leur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; En philosophie, aucune r&#233;ponse n'est vraie ou fausse, tout est discutable &#187;&lt;/strong&gt; Cette 3&#232;me objection est discutable, comme elle l'indique elle-m&#234;me. Tout d&#233;pend des questions. Par ex, est-il coh&#233;rent avec la philosophie morale de Kant, d'autoriser le mensonge s'il peut am&#233;liorer le bonheur de la majorit&#233; ? Non. Il existe un certain consensus des sp&#233;cialistes de cet auteur pour affirmer que non, et c'est ce consensus qui est enseign&#233; &#224; l'universit&#233;. Il est donc possible de proposer des r&#233;ponses vraies et fausses sur ce genre de question. Passons maintenant aux questions discutables. J'utilise beaucoup les QCM pour l'analyse d'extraits de texte, en proposant diff&#233;rentes phrases plus ou moins coh&#233;rentes avec le texte. M&#234;me dans le cas o&#249; au moins deux phrases (donc deux choix possibles) seraient admissibles, le simple fait, pour l'&#233;l&#232;ve, de devoir choisir entre elles, &#233;ventuellement en discutant ses hypoth&#232;ses de lecture avec un.e camarade, constitue d&#233;j&#224; un exercice passionnant et tr&#232;s formateur. La discussion peut ensuite &#234;tre men&#233;e collectivement en justifiant les choix pr&#233;f&#233;rables et en expliquant les contresens &#233;ventuels. Nul besoin d'affirmer qu'une seule r&#233;ponse est correcte et les autres fausses. Il suffit d'indiquer une classement des phrases selon leur coh&#233;rence avec le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les avantages g&#233;n&#233;raux des QCM&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Comme les QCM sont rapides &#224; corriger, surtout en version num&#233;rique (voir en fin d'article pour quelques outils&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;j'utilise plickers, qui permet de r&#233;aliser des QCM en classe en scannant des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), on peut en donner beaucoup et proposer rapidement les bonnes r&#233;ponses. Or on sait&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est une des lois les mieux v&#233;rifi&#233;es de la litt&#233;rature scientifique sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que les tests sont un moyen tr&#232;s efficace d'apprendre, surtout s'ils sont corrig&#233;s rapidement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La n&#233;cessit&#233; de distinguer et de choisir entre plusieurs propositions souvent proches est susceptible de d&#233;velopper l'esprit de finesse.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'&#233;valuation d'un QCM, lorsqu'elle est pertinente (ce n'est pas toujours le cas), n'est pas aussi subjective que l'&#233;valuation d'un texte &#233;crit.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans certaines conditions, les QCM suscitent une implication extraordinaire des &#233;l&#232;ves. Il arrive de voir des &#233;l&#232;ves, qui semblaient auparavant peu int&#233;ress&#233;s, se passionner pour la d&#233;fense de &#171; leur &#187; r&#233;ponse &#224; un QCM. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les limites g&#233;n&#233;rales et les points &#224; surveiller&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En philosophie, il me semble rarement pertinent d'utiliser les QCM comme simple outil d'&#233;valuation. Dans tous les cas, il faut commencer par des questions tr&#232;s faciles pour que les &#233;l&#232;ves soient mis en confiance. Les QCM peuvent effrayer certains &#233;l&#232;ves habitu&#233;s &#224; t&#226;tonner dans leurs &#233;crits. Les r&#233;sultats &#224; un QCM suscitent une impression de v&#233;rit&#233; qui rendent les &#233;checs encore plus difficiles &#224; accepter. Il est important d'indiquer les mauvaises r&#233;ponses, quand il y en a, rapidement, afin d'&#233;viter de les ancrer en m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction d'un QCM est une t&#226;che difficile pour laquelle l'exp&#233;rience est indispensable. Il faut tester les questions &#224; plusieurs reprises pour d&#233;tecter celles qui sont ambigu&#235;s ou qui pr&#234;tent &#224; confusion, et bien choisir les &#171; distracteurs &#187; (mauvaises r&#233;ponses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une premi&#232;re utilisation des QCM en philosophie : l'analyse d'extraits de textes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un premier exemple&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pratique, on peut donner un tel QCM apr&#232;s la d&#233;couverte du texte par les &#233;l&#232;ves, texte cach&#233; si l'on veut solliciter en plus la m&#233;moire. Cela permettrait de pr&#233;parer une explication de texte. Mais donner les questions &lt;i&gt;apr&#232;s&lt;/i&gt; la r&#233;daction d'une explication peut aussi &#234;tre int&#233;ressant pourvu que les &#233;l&#232;ves aient la possibilit&#233; de revenir sur leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
On pose la question de savoir si l'homme est par nature moralement bon ou mauvais. Il n'est ni l'un ni l'autre, car l'homme par nature n'est pas du tout un &#234;tre moral, il ne devient un &#234;tre moral que lorsque sa raison s'&#233;l&#232;ve jusqu'aux concepts du devoir et de la loi. On peut cependant dire qu'il contient en lui-m&#234;me &#224; l'origine des impulsions menant &#224; tous les vices, car il poss&#232;de des penchants et des instincts qui le poussent d'un c&#244;t&#233;, bien que la raison le pousse du c&#244;t&#233; oppos&#233;. (...)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Kant, &lt;i&gt;Trait&#233; de P&#233;dagogie&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Question possible : Une des phrases suivantes est en accord avec le texte. Laquelle ?&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'Homme par nature est moralement mauvais.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'Homme par nature est moralement bon.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'Homme par nature n'est pas moralement mauvais.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'Homme par nature ne poss&#232;de pas la Raison.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;La discussion avec la classe fera voir que :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; il n'est ni l'un ni l'autre &#187; &#233;limine les choix 1 et 2.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le choix 1 est souvent fait, et correspond &#224; un contresens fr&#233;quent dans les explications de textes, qui s'explique par une lecture h&#226;tive du texte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les 2 occurrences du mot &lt;i&gt;raison&lt;/i&gt; indiquent que la raison est bien pr&#233;sente d&#232;s l'origine donc vraisemblablement dans l'Homme par nature. Mais la discussion soulignera que cette raison a besoin de &#171; s'&#233;lever &#187;, ce qui constituera un sujet de r&#233;flexion pour l'explication de texte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le choix 3 est correct, mais on aurait pu y remplacer &#171; mauvais &#187; par &#171; bon &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple montre une mani&#232;re simple de construire les questions : il faut proposer des contresens possibles, et mettre en relation des expressions diff&#233;rentes du texte (ici : &#171; par nature &#187; et &#171; &#224; l'origine &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un deuxi&#232;me exemple&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Voici en quoi nous diff&#233;rons des M&#233;gariques : notre sage est invincible &#224; toutes les disgr&#226;ces, mais il n'y est pas insensible, le leur ne les sent m&#234;me pas. Le point commun entre eux et nous, c'est que le sage se suffit : toutefois il d&#233;sire en outre les douceurs de l'amiti&#233;, du voisinage, du m&#234;me toit, bien qu'il trouve en soi assez de ressources. Il se suffit si bien &#224; lui-m&#234;me, que souvent une partie de lui-m&#234;me lui suffit, s'il perd une main par la maladie on sous le fer de l'ennemi. Qu'un accident le prive d'un &#339;il, il est satisfait de ce qui lui reste : mutilez, retranchez ses membres, il demeurera aussi serein que quand il les avait intacts. Les choses qui lui manquent, il ne les regrette pas ; mais il pr&#233;f&#232;re n'en pas &#234;tre priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;S&#233;n&#232;que &lt;i&gt;Lettre IX &#224; Lucilius&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sage que d&#233;crit S&#233;n&#232;que (&#171; notre sage &#187;) regretterait-t-il la perte d'un ami ?&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; oui, car il &#171; il d&#233;sire (...) les douceurs de l'amiti&#233; &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; oui, car il a besoin des &#171; douceurs de l'amiti&#233; &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; non, car il est &#171; insensible &#187; &#171; &#224; toutes les disgr&#226;ces &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; non, car &#171; les choses qui lui manquent, il ne les regrette pas &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Dans cette question, la difficult&#233; me semble &#234;tre de g&#233;n&#233;raliser l'exemple des membres mutil&#233;s &#224; tout ce qui peut manquer au sage, y compris les amis, alors que le terme &#171; choses &#187; peut sembler exclure les personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le QCM est construit en croisant une proposition et ses justifications possibles. Il permet de souligner aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves qu'en philosophie, les raisons pour lesquelles on soutient une proposition sont parfois aussi importantes que la proposition elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un 3&#232; exemple : lecture de texte, ou contr&#244;le de connaissances&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces questions suivraient la lecture des &lt;i&gt;M&#233;ditations M&#233;taphysiques&lt;/i&gt; 1 et 2 de Descartes. Elle pourraient aussi arriver apr&#232;s un cours sur ce m&#234;me texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question 1 Dans ce texte, Descartes raconte qu'il avait d&#233;cid&#233; de douter de tout car :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; il pensait que la v&#233;rit&#233; n'existait pas ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; il voulait &#233;viter l'erreur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; il &#233;tait certain qu'il &#233;tait en train de r&#234;ver ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; il &#233;tait devenu fou&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Question 2 M&#234;me s'il doute de tout, Descartes reconna&#238;t que :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; forc&#233;ment il est un &#234;tre humain&lt;/li&gt;&lt;li&gt; forc&#233;ment il a un corps qui existe&lt;/li&gt;&lt;li&gt; forc&#233;ment il pense&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les QCM comme contr&#244;le de connaissances&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples pr&#233;c&#233;dents peuvent &#234;tre convertis en contr&#244;le de connaissances, par exemple, la s&#233;ance suivante, ou m&#234;me pendant une s&#233;ance, pour r&#233;activer les notions &#233;tudi&#233;es auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple simple peut &#234;tre celui-ci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question : dans la phrase : &#171; J'ai envie d'aller me promener, donc je veux trouver mes baskets &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;trouver mes baskets&lt;/i&gt; est une fin subordonn&#233;e et &lt;i&gt;aller me promener&lt;/i&gt; est une fin souveraine&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;aller me promener&lt;/i&gt; est une fin subordonn&#233;e et &lt;i&gt;trouver mes baskets&lt;/i&gt; est une fin souveraine&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Certains des &lt;i&gt;rep&#232;res&lt;/i&gt; du programme de 2003 se pr&#234;tent assez bien &#224; de pareilles questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions peuvent porter sur des sujets qui ne sont pas directement philosophiques, comme la logique. Par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question : le raisonnement suivant est-il valide ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Tout nombre divisible par 4 est divisible par 2&lt;br class='autobr' /&gt;
Or 13 n'est pas divisible par 4&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
Donc 13 n'est pas divisible par 2
&lt;/blockquote&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Oui&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Non&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et apr&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'atelier se terminait par la r&#233;daction de questions possibles sur ce texte extrait du &lt;i&gt;Trait&#233; Th&#233;ologico-Politique&lt;/i&gt; de Spinoza :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
On pense que l'esclave est celui qui agit par commandement et l'homme libre celui qui agit selon son bon plaisir. Cela cependant n'est pas absolument vrai, car en r&#233;alit&#233; &#234;tre captif de son plaisir et incapable de rien voir ni faire qui nous soit vraiment utile, c'est le pire esclavage, et la libert&#233; n'est qu'&#224; celui qui de son entier consentement vit sous la seule conduite de la raison. Quant &#224; l'action par commandement, c'est- &#224;-dire &#224; l'ob&#233;issance, elle &#244;te bien en quelque mani&#232;re la libert&#233;, elle ne fait cependant pas sur-le-champ un esclave, c'est la raison d&#233;terminante de l'action qui le fait. Si la -n de l'action n'est pas l'utilit&#233; de l'agent lui-m&#234;me, mais de celui qui la commande, alors l'agent est un esclave, inutile &#224; lui-m&#234;me (. . . ). De m&#234;me les enfants, bien qu'ils soient oblig&#233;s d'ob&#233;ir &#224; tous les ordres de leurs parents, ne sont pas tenus pour esclaves, parce que les ordres des parents ont surtout pour but l'int&#233;r&#234;t des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;J'esp&#232;re avoir convaincu le lecteur que les QCM ne m&#233;ritent pas le m&#233;pris dans lequel certains esprits, par manque d'imagination, les tiennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Meyer, avec le concours des participants aux JE 2019 de l'acireph.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mathkang.org/default.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.mathkang.org/default.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;j'utilise &lt;a href=&#034;https://www.plickers.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;plickers&lt;/a&gt;, qui permet de r&#233;aliser des QCM en classe en scannant des cartes-r&#233;ponses, mais il existe une multitude d'autres syst&#232;mes&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est une des lois les mieux v&#233;rifi&#233;es de la litt&#233;rature scientifique sur l'apprentissage : voir par ex Roediger &amp; Karpicke, 2006 &lt;i&gt;Test-Enhanced Learning Taking Memory Tests Improves Long-Term Retention&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Notes de lecture</title>
		<link>https://www.acireph.org/nos-recherches/article/notes-de-lecture</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/nos-recherches/article/notes-de-lecture</guid>
		<dc:date>2016-01-18T12:35:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#8212;&gt; La vie &#224; l'&#339;uvre, le biographique dans le discours philosophique, F. Cossutta, P. Delormas, D. Maingueneau (&#233;ds), Lambert-Lucas, 2012 &lt;br class='autobr' /&gt;
-- &gt; Les formules philosophiques, F. Cossutta, F. Cicurel (&#233;ds), Lambert-Lucas, 2014. &lt;br class='autobr' /&gt; Le GRADPhi (Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique) m&#232;ne, depuis sa fondation en 1993 par Fr&#233;d&#233;ric Cossutta (alors directeur de programme au Coll&#232;ge International de Philosophie) un travail qui renouvelle l'approche des textes philosophiques, et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.acireph.org/nos-recherches/" rel="directory"&gt;Nos recherches&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/Notes%20de%20lecture%20NC%20Cossuta.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La vie &#224; l'&#339;uvre, le biographique dans le discours philosophique&lt;/i&gt;, F. Cossutta, P. Delormas, D. Maingueneau (&#233;ds), Lambert-Lucas, 2012&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/Notes%20de%20lecture%20NC%20Cossuta.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les formules philosophiques&lt;/i&gt;, F. Cossutta, F. Cicurel (&#233;ds), Lambert-Lucas, 2014.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le GRADPhi (Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique) m&#232;ne, depuis sa fondation en 1993 par Fr&#233;d&#233;ric Cossutta (alors directeur de programme au Coll&#232;ge International de Philosophie) un travail qui renouvelle l'approche des textes philosophiques, et peut en ce sens grandement contribuer au renouvellement des pratiques de l'enseignement de la philosophie.&lt;br class='autobr' /&gt; Compte-rendus par Nicole Grataloup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/AS%20CP%2016%20Trois%20declarations.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Entre Chiens et Loups&lt;/i&gt; d'&#201;dith Fuchs&lt;/a&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/AS%20CP%2016%20Trois%20declarations.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&#201;pist&#233;mologie pour une Marquise&lt;/i&gt; de Pascal Engel&lt;/a&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/AS%20CP%2016%20Trois%20declarations.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Nouvelles pratiques philosophiques&lt;/i&gt; de Michel Tozzi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Compte-rendus par Andr&#233; S&#233;nik&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/AS%20CP%208%20A%20quoi%20bon%20la%20verite.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;A quoi bon la v&#233;rit&#233; ?&lt;/i&gt; de Pascal Engel et Richard Rorty&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Compte-rendu par Andr&#233; S&#233;nik&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/FL%20CP7%20Regards%20croises.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Regards crois&#233;s sur l'enseignement de la philosophie&lt;/i&gt;, coord. Genevi&#232;ve Guilpain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Compte-rendu par Fran&#231;ois Lafayette&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/RD%20CP6%2039%20histoires.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;39 petites histoires philosophiques d'une redoutable simplicit&#233;&lt;/i&gt;, de Roberto Casati et Achille Varzi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Compte-rendu par Renaud Dogat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/GL%20CP5%20hacking%20Dufour.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'ouverture au probable - El&#233;ments de logique inductive ?&lt;/i&gt; Ian Hacking - trad. Michel Dufour&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Compte-rendu par Gabrielle Labrunie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/JJG%20CP4%20Penser%20sans%20parler.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les animaux pensent-ils ?&lt;/i&gt; de Jo&#235;lle Proust&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Compte-rendu par Jean-Jacques Guinchard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212;&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Notes%20de%20lecture/SC%20CP3%20Rayou.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&#171; La Dissert de philo &#187;, sociologie d'une &#233;preuve scolaire&lt;/i&gt; de Patrick Rayou&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Compte-rendu par Serge Cosp&#233;rec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Liens vers des sites int&#233;ressants</title>
		<link>https://www.acireph.org/l-acireph/article/liens-vers-des-sites-interessants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/l-acireph/article/liens-vers-des-sites-interessants</guid>
		<dc:date>2015-10-01T13:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Dissertation</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>
		<dc:subject>Baccalaur&#233;at</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fil Twitter de l'Acireph &lt;br class='autobr' /&gt; Page facebook de l'Acireph &lt;br class='autobr' /&gt; Enseigner la philo autrement &lt;br class='autobr' /&gt;
Collectif autonome de co-formation entre pairs cr&#233;&#233; en 2013, son objectif est de faire travailler ensemble des professeurs de philosophie autour et &#224; partir de leurs pratiques d'enseignement, de d&#233;couvrir des pratiques singuli&#232;res, de les interroger collectivement, et d'imaginer des transpositions possibles afin qu'elles deviennent l'affaire de chacun. Ce collectif est n&#233; d'un questionnement suscit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/" rel="directory"&gt;L'ACIREPh&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/dissertation" rel="tag"&gt;Dissertation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/baccalaureat" rel="tag"&gt;Baccalaur&#233;at&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://twitter.com/ACIREPh&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fil Twitter de l'Acireph&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/ACIREPh&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Page &lt;i&gt;facebook&lt;/i&gt; de l'Acireph&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://enseignerlaphiloautrement.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Enseigner la philo autrement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Collectif autonome de co-formation entre pairs cr&#233;&#233; en 2013, son objectif est de faire travailler ensemble des professeurs de philosophie autour et &#224; partir de leurs pratiques d'enseignement, de d&#233;couvrir des pratiques singuli&#232;res, de les interroger collectivement, et d'imaginer des transpositions possibles afin qu'elles deviennent l'affaire de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce collectif est n&#233; d'un questionnement suscit&#233; par notre pratique ordinaire de l'enseignement de la philosophie au lyc&#233;e : &lt;br class='autobr' /&gt;
Que faire face au sentiment d'ext&#233;riorit&#233; et d'abstraction, face &#224; l'ennui, face aux discours d'impuissances que provoque trop souvent le cours de philosophie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus de pr&#233;cisions sur le contexte de cr&#233;ation de l'EPhA :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/09/29092014Article635475728191305194.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/09/29092014Article635475728191305194.aspx&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.gfen.asso.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Groupe Fran&#231;ais d'&#201;ducation Nouvelle&lt;/a&gt; comporte un secteur philosophie tr&#232;s actif dont on peut suivre les activit&#233;s &lt;a href=&#034;http://www.gfen.asso.fr/fr/les_activites_du_secteur_philosophie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_175 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acireph.org/local/cache-vignettes/L186xH113/logo_gfen-f58ac349-c8add.jpg?1707891940' width='186' height='113' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/hr&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le GRDS - Groupe de Recherche sur la D&#233;mocratisation Scolaire&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.democratisation-scolaire.fr/local/cache-vignettes/L855xH97/siteon0-e5814.png&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acireph.org/IMG/distant/png/siteon0-e5814-2800a6fd.png?1707424832' width='500' height='57' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.democratisation-scolaire.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.democratisation-scolaire.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le GRDS est un groupement autoconstitu&#233; de chercheurs professionnels et non professionnels, ces derniers &#233;tant issus du mouvement syndical et/ou politique. Il vise &#224; contribuer par ses travaux, textes et publications, &#224; l'objectif de la d&#233;mocratisation scolaire, et autog&#232;re ses activit&#233;s en ce sens. Consid&#233;rant l'&#233;cole comme un grand enjeu politique, il entend s'emparer des questions touchant &#224; sa transformation d&#233;mocratique avec toute l'audace intellectuelle et la libert&#233; d'esprit requises.&lt;/p&gt;
&lt;/hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.acireph.org/[http:/skhole.fr/-&gt;http:/skhole.fr/'&gt;La &lt;i&gt;Revue Skhole.fr&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette revue a &#233;t&#233; fond&#233;e en Juin 2008 par Guillaume Vergne et Julien Gautier, professeurs de philosophie en lyc&#233;e. Confront&#233;s &#224; de nombreuses interrogations concernant la pratique et le sens de l'enseignement, ils ont voulu ouvrir cet espace de r&#233;flexion et d'&#233;changes autour de l'&#233;cole en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;/hr&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La question de l'argumentation : apprendre &#224; raisonner </title>
		<link>https://www.acireph.org/les-pratiques/la-question-de-l-argumentation/article/la-question-de-l-argumentation-apprendre-a-raisonner</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acireph.org/les-pratiques/la-question-de-l-argumentation/article/la-question-de-l-argumentation-apprendre-a-raisonner</guid>
		<dc:date>2015-07-11T13:03:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Dissertation</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;rie technologique</dc:subject>
		<dc:subject>Baccalaur&#233;at</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nos propositions sur l'apprentissage du raisonnement.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acireph.org/les-pratiques/la-question-de-l-argumentation/" rel="directory"&gt;La question de l'argumentation&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/dissertation" rel="tag"&gt;Dissertation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/serie-technologique" rel="tag"&gt;S&#233;rie technologique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/baccalaureat" rel="tag"&gt;Baccalaur&#233;at&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Faire de cet apprentissage un objet de r&#233;flexion, est-ce r&#233;duire la philosophie &#224; une &#171; rh&#233;torique argumentative &#187; ou au &#171; d&#233;bat d'opinion &#187; ? Cette objection fait resurgir la traditionnelle pr&#233;vention des philosophes &#224; l'&#233;gard de la rh&#233;torique, et cette pr&#233;vention n'est pas infond&#233;e : aucun de nous ne veut transformer ses &#233;l&#232;ves en apprentis sophistes qui mettraient en &#339;uvre de mani&#232;re m&#233;canique des artifices de langage. Mais nous n'en sommes pas l&#224;. Les &#233;l&#232;ves, dans leur grande majorit&#233;, sont tr&#232;s loin de courir le risque d'un exc&#232;s de rh&#233;torique. Le probl&#232;me est bien plut&#244;t qu'ils manquent g&#233;n&#233;ralement des outils de la rh&#233;torique la plus &#233;l&#233;mentaire, la plus n&#233;cessaire et la plus l&#233;gitime pour &#233;laborer et d&#233;velopper leur pens&#233;e. Par exemple, ils ne savent pas comment s'y prendre pour articuler un raisonnement et sa r&#233;futation, pour pr&#233;senter une objection et y r&#233;pondre, pour mener une analyse de notion ou de probl&#232;me ; ils ne savent ni comment &#233;crire cela, ni comment le lire dans un texte, ni non plus comment le parler et l'entendre dans une discussion orale. Tout cela, les professeurs ont &#224; le leur apprendre, &#224; leur en faire d&#233;couvrir les normes, &#224; leur en faire construire la comp&#233;tence.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div style =&#034;text-align: right&#034;&gt; ACIREPh, &lt;br &gt;
&lt;i&gt;Manifeste pour l'enseignement de la philosophie&lt;/i&gt;, &lt;br &gt;
Septi&#232;me chantier
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/argumentation/Argumentation%20Logique%20Enseignement%20philosophie%20COSPEREC%20COIMBRA%202010.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La place de la logique et de l'argumentation dans l'enseignement secondaire de philosophie&lt;/i&gt; Serge COSP&#201;REC&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.acireph.org/les-pratiques/la-question-de-l-argumentation/article/la-place-de-la-logique-et-de-l-argumentation-dans-le-cours-de-philosophie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;La place de la logique et de l'argumentation dans le cours de&lt;br class='autobr' /&gt;
philosophie&lt;/i&gt;, G&#233;rard CHOMIENNE&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/argumentation/Schemas%20en%20arbre%20%20CHOMIENNE%20CP6-doc.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les sch&#233;mas en arbre de Pierre Blackburn&lt;/i&gt;, G&#233;rard CHOMIENNE&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/argumentation/Argumentation%20philo%20math%20francais%20%20COSPEREC%20CP6.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Pourquoi apprendre &#224; raisonner en philosophie ?&lt;/i&gt;, Serge COSP&#201;REC&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/argumentation/Fautes%20raisonnement%20SENIK%20CP6.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les fautes de raisonnement des intellectuels patent&#233;s&lt;/i&gt;, Andr&#233; SENIK&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/argumentation/ENGEL%20Vie%20apres%20Dissertation.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Y a-t-il une vie apr&#232;s la dissertation ?&lt;/i&gt;, Pascal ENGEL&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle place aujourd'hui pour l'apprentissage du raisonnement ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aider les &#233;l&#232;ves &#224; acqu&#233;rir et &#224; d&#233;velopper une aptitude &#224; bien raisonner est une finalit&#233; essentielle de l'enseignement de la philosophie. Cette aptitude est la condition minimale de toute activit&#233; intellectuelle et personne ne doute qu'apprendre aux &#233;l&#232;ves &#224; consid&#233;rer toute id&#233;e comme devant &#234;tre discut&#233;e, justifi&#233;e, argument&#233;e, soit une t&#226;che &#233;minemment d&#233;mocratique. Or curieusement la r&#233;flexion sur cet apprentissage n'a pas fait jusqu'ici l'objet d'une r&#233;flexion collective des professeurs de philosophie. La logique poss&#232;de un statut ambigu dans notre enseignement. D'un c&#244;t&#233;, elle est pr&#233;sente dans les programmes (&#171; logique et math&#233;matiques &#187; dans l'ancien programme et &#171; la d&#233;monstration &#187; dans le nouveau), comme discipline sp&#233;ciale faisant l'objet d'une r&#233;flexion &#233;pist&#233;mologique, au m&#234;me titre qu'&#224; propos des math&#233;matiques, de la biologie ou de l'histoire. Mais &#224; la diff&#233;rence de ces derni&#232;res disciplines que les &#233;l&#232;ves ont pratiqu&#233;es, de la logique, ils n'en ont jamais fait et n'en feront probablement jamais. Ils sont donc convi&#233;s &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; l'&#233;pist&#233;mologie d'une discipline qui leur est inconnue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend que cette t&#226;che grandiose laisse peu de temps &#224; l'apprentissage des notions &#233;l&#233;mentaires du raisonnement qui sont pourtant n&#233;cessaires &#224; n'importe quelle activit&#233; intellectuelle. D'ailleurs, nombre de sujets du baccalaur&#233;at supposent acquis les concepts de base de la logique comme implication, inclusion, extension, disjonction. Par exemple pour bien comprendre les sujets - d&#233;j&#224; donn&#233;s au baccalaur&#233;at - &#171; l'&#201;tat a-t-il pour but de maintenir l'ordre ou d'&#233;tablir la justice ? &#187; ; et &#171; le pouvoir repose-t-il sur la contrainte ou sur le consentement ? &#187; ; il faut avoir appris &#224; distinguer le &#171; ou &#187; inclusif qui donne sens au premier sujet, et le &#171; ou &#187; exclusif du second. Mais ces connaissances, comme tant d'autres, sont suppos&#233;es d&#233;j&#224; acquises. La ma&#238;trise du raisonnement n'est &#233;voqu&#233;e dans le programme qu'au chapitre des recommandations g&#233;n&#233;rales. Et toute id&#233;e de sp&#233;cifier, en mati&#232;re de raisonnement, des savoirs et des savoir-faire, est formellement &#233;cart&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Il n'y a pas lieu de fournir une liste exhaustive des d&#233;marches propres au travail philosophique, ni par cons&#233;quent une d&#233;finition limitative des conditions m&#233;thodologiques de leur assimilation.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style=&#034;text-align: right&#034;&gt;
&lt;i&gt;Programme de philosophie des Classes Terminales&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;
2003
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Et l'on ne trouvera pas non plus sur la liste des &#171; rep&#232;res &#187; du programme, les outils conceptuels essentiels au raisonnement comme &#171; pr&#233;misses / conclusion &#187;, &#171; d&#233;duction/induction &#187;, &#171; compr&#233;hension/extension &#187;, &#171; sophisme &#187; ou &#171; argumentation &#187;. Mais nous ne perdrons pas davantage de temps &#224; nous &#233;tonner de cette obstination &#224; entretenir le flou sur des connaissances qui seront cependant exig&#233;es des &#233;l&#232;ves. Nous nous proposons plut&#244;t de travailler &#224; pallier ces lacunes&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le raisonnement et l'argumentation en philosophie.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La logique formelle, n&#233;cessaire mais non suffisante.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De quelle logique les &#233;l&#232;ves ont-ils besoin ? Quand on parle de raisonnement, on pense d'abord aux r&#232;gles de la logique formelle, le syllogisme, l'inf&#233;rence imm&#233;diate, l'implication, etc. Certes, certaines de ces notions doivent &#234;tre enseign&#233;es, mais il est douteux qu'elles donnent aux &#233;l&#232;ves les instruments suffisants. D'abord, la logique s'applique aux discours formalisables, dans lesquels les concepts sont rigoureusement d&#233;limit&#233;s, ce qui est rarement le cas des concepts dans lesquels se formule un probl&#232;me philosophique. Ensuite parce que la logique ne d&#233;finit que les conditions de validit&#233; des inf&#233;rences, sans se soucier de leur v&#233;rit&#233; mat&#233;rielle. Or quand on d&#233;fend une th&#232;se philosophique, on expose les bonnes raisons qu'on a de l'adopter. Et ces bonnes raisons comprennent aussi, le fait que les pr&#233;misses de d&#233;part soient jug&#233;es acceptables. Enfin, alors que les r&#232;gles de la logique d&#233;ductive sont contraignantes, et d&#233;terminent de fa&#231;on n&#233;cessaire la v&#233;rit&#233; de la conclusion &#224; partir de celle des pr&#233;misses, le raisonnement philosophique en faveur d'une th&#232;se ne r&#233;duit pas &#224; rien les raisons qu'on peut invoquer contre elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La logique de l'argumentation&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour toutes ces raisons, c'est la notion d'argumentation qui traduit le mieux la d&#233;marche philosophique, comme celle qui a cours dans les domaines juridiques, politiques, esth&#233;tiques. Or on n'ignore pas l'allergie de bon nombre de nos coll&#232;gues &#224; l'&#233;gard du terme m&#234;me d'argumentation. Cette hostilit&#233; d&#233;coule de l'attachement &#224; un mod&#232;le binaire de la pens&#233;e, parfaitement exprim&#233; par le couple &#171; convaincre/persuader &#187; selon lequel on n'a le choix qu'entre le souci de la v&#233;rit&#233; et la s&#233;duction sophistique. Il est vrai que pour &#233;tablir une v&#233;rit&#233; par voie d&#233;monstrative, il n'est pas n&#233;cessaire de r&#233;futer un raisonnement fallacieux. Le d&#233;ploiement du raisonnement correct suffit. C'est ce mod&#232;le d&#233;monstratif que Descartes &#233;rige en norme absolue, en affirmant que lorsque deux personnes ont un avis contraire, l'une d'elles a forc&#233;ment tort. Et surtout en ajoutant, qu'&#224; rigoureusement parler, aucune n'est dans le vrai puisque alors le simple expos&#233; de ses raisons aurait n&#233;cessairement convaincu le second. Ne peut-on pas attribuer &#224; la pr&#233;gnance de ce mod&#232;le dans notre tradition philosophique nationale, le m&#233;pris de tout souci p&#233;dagogique, puisque la vraie philosophie est &#8212; air connu &#8212; sa propre didactique ? On doit &#224; Cha&#239;m Perelman, auteur pratiquement inconnu sous nos latitudes, la critique de ce mod&#232;le manich&#233;en et la d&#233;fense d'une logique argumentative qui accorde une place au vraisemblable et &#224; l'&#233;valuation du poids relatif des arguments favorables ou hostiles &#224; une th&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la r&#233;flexion et l'exercice du jugement exigent de la m&#233;thode, encore faut-il proposer aux &#233;l&#232;ves des d&#233;marches leur permettant d'apprendre &#224; raisonner d'une mani&#232;re rigoureuse et critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(texte issu de la pr&#233;sentation de nos Journ&#233;es d'&#233;tudes 2004 : &lt;i&gt;Apprendre &#224; raisonner&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qui sommes-nous ?</title>
		<link>https://www.acireph.org/l-acireph/presentation-de-l-acireph/article/qui-sommes-nous</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Dissertation</dc:subject>
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		<dc:subject>IREPh</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;rie technologique</dc:subject>
		<dc:subject>Raisonnement</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pr&#233;sentation rapide de l'ACIREPh&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/l-acireph/presentation-de-l-acireph/" rel="directory"&gt;Pr&#233;sentation de l'ACIREPh&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/dissertation" rel="tag"&gt;Dissertation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/ireph" rel="tag"&gt;IREPh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/evaluation" rel="tag"&gt;&#201;valuation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/serie-technologique" rel="tag"&gt;S&#233;rie technologique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/raisonnement" rel="tag"&gt;Raisonnement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ACIREPh est une association de professeurs de philosophie ouverte &#224; tous les coll&#232;gues qui enseignent cette mati&#232;re, dans les &#233;tablissements publics ou priv&#233;s. Cr&#233;&#233;e en 1998, son but est de r&#233;fl&#233;chir &#224; l'enseignement de la philosophie dans les lyc&#233;es, et de proposer des pistes pour une am&#233;lioration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre constat est en effet que, depuis de nombreuses ann&#233;es, l'enseignement de la philosophie tel qu'il est institu&#233; est difficilement praticable, ce qui contribue &#224; sa d&#233;t&#233;rioration. L'ACIREPh ouvre des d&#233;bats, diffuse des id&#233;es, des exp&#233;rimentations, et organise p&#233;riodiquement des rencontres o&#249; les professeurs de philosophie peuvent analyser en commun leurs difficult&#233;s, d&#233;couvrir ou confronter leurs pratiques, dans un esprit pluraliste, sans tabou, sans autoritarisme et sans pr&#233;tention &#224; d&#233;tenir ce qui serait LA v&#233;rit&#233; sur l'enseignement de la philosophie. En particulier, chaque ann&#233;e, nous organisons des Journ&#233;es d'&#233;tude sur un ou plusieurs th&#232;mes. Nous publions aussi une revue : &lt;i&gt;C&#244;t&#233;-Philo.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ACIREPh a le double souci de d&#233;fendre les exigences propres &#224; notre discipline, essentielle &#224; la formation de l'esprit critique, et de consid&#233;rer les &#233;l&#232;ves comme ils sont, pour une r&#233;elle efficacit&#233; p&#233;dagogique. Ce double souci anime les id&#233;es dont nous d&#233;battons :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Remplacer les programmes actuels de notions, infaisables car contenant en puissance un nombre ind&#233;fini de probl&#232;mes qu'aucun &#233;l&#232;ve ne peut ma&#238;triser, par des programmes plus d&#233;termin&#233;s : par exemple des programmes de probl&#232;mes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Repenser les &#233;preuves du Baccalaur&#233;at, notamment pour les s&#233;ries technologiques. Pr&#233;ciser les attentes pour les diff&#233;rents types d'&#233;preuve, et sortir ainsi des &#233;ternelles discussions (notamment en commission d'entente du Bac) sur ce qui est formellement exig&#233; des &#233;l&#232;ves. Instituer des rapports de jurys diffus&#233;s &#224; tous.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Assurer de meilleures conditions pour les apprentissages : d&#233;doublement (notamment pour les s&#233;ries technologiques), travaux dirig&#233;s, diversification des pratiques et des exercices, etc. Limiter la place du cours magistral dans notre enseignement, en faveur d'un travail plus actif en classe de la part des &#233;l&#232;ves.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;former l'enseignement de la philosophie dans les s&#233;ries technologiques, en repensant ses contenus, ses pratiques et ses exercices.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Commencer la philosophie d&#232;s la 1&#232;re, notamment pour la s&#233;rie Litt&#233;raire, et mettre ainsi en place un v&#233;ritable cursus permettant une progressivit&#233; ce qui &#171; donnerait de l'air &#187; &#224; un enseignement qui &#233;touffe dans l'&#233;troite ann&#233;e de Terminale sur laquelle p&#232;se l'examen final.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans le cadre d'une progressivit&#233; sur plusieurs ann&#233;es, introduire un v&#233;ritable apprentissage de l'argumentation philosophique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_la_cr%C3%A9ation_des_instituts_de_recherche_sur_l%27enseignement_de_la_philosophie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'ACIREPh sur Wikip&#233;dia&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
*****&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rapports officiels</title>
		<link>https://www.acireph.org/textes-et-rapports-officiels-39/article/rapports-officiels</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Pratiques</dc:subject>
		<dc:subject>Dissertation</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Institutions</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>
		<dc:subject>Baccalaur&#233;at</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;clairages philosophiques en amont de la classe terminale, rapport de l'IGEN, par Monsieur Paul Mathias, inspecteur g&#233;n&#233;ral de l'&#233;ducation nationale (juillet 2013). L'enseignement de la philosophie en Italie, par Monsieur Jean-Louis Poirier, inspecteur g&#233;n&#233;ral de philosophie (d&#233;cembre 2009) &#201;tat de l'enseignement de la philosophie en 2007-2008, rapport de l'IGEN, par Monsieur Jean-Louis Poirier, inspecteur g&#233;n&#233;ral de philosophie (septembre 2008). &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8594; Une analyse critique de ce rapport est en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/textes-et-rapports-officiels-39/" rel="directory"&gt;Textes et rapports officiels&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/pratiques" rel="tag"&gt;Pratiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/dissertation" rel="tag"&gt;Dissertation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/institutions" rel="tag"&gt;Institutions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/baccalaureat" rel="tag"&gt;Baccalaur&#233;at&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Rapports/2013 Philo avt Terminale.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;clairages philosophiques en amont de la classe terminale&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; rapport de l'IGEN, par Monsieur Paul Mathias, inspecteur g&#233;n&#233;ral de l'&#233;ducation nationale (juillet 2013). &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Rapports/2009 Poirier Ensgt Philo Italie.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'enseignement de la philosophie en Italie&lt;/a&gt;, par Monsieur Jean-Louis Poirier, inspecteur g&#233;n&#233;ral de philosophie (d&#233;cembre 2009)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Rapports/2008 IG Phil Etat Ensgt Philo France.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;tat de l'enseignement de la philosophie en 2007-2008&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; rapport de l'IGEN, par Monsieur Jean-Louis Poirier, inspecteur g&#233;n&#233;ral de philosophie (septembre 2008).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#8594; Une &lt;strong&gt;analyse critique de ce rapport est en libre acc&#232;s&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/2010 05 Bull 44.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;ici dans notre bulletin 44&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (mai 2010, pages 3-10, par Serge Cosp&#233;rec)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Rapports/2007 Rapport Ensgt Philo Bacs Pros .pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'enseignement de la philosophie en baccalaur&#233;at professionnel&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; rapport conjoint IGEN-IGAENR, par Alain S&#233;r&#233; et Philippe Forstmann (avril 2007).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Rapports/2006 Sherringham Ensgt Scolaire Philosophie.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#8216;enseignement scolaire de la philosophie en France&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;par Monsieur Mark Sherringham, inspecteur g&#233;n&#233;ral de l'&#201;ducation nationale (article paru dans la Revue de l'Inspection G&#233;n&#233;rale (septembre 2006)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Rapports/2002 IGEN Philosophie dans les TICE.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'enseignement de la philosophie devant les TICE (2002)&lt;/a&gt;, extrait de L'&#201;cole et les r&#233;seaux num&#233;riques, rapport de l'IGEN (annexes disciplinaires, philosophie) ; note : il est impossible de trouver une trace de cette annexe sur les sites officiels de l'Inspection, de la Documentation Fran&#231;aise, le document provient des DOSSIERS DE L'ING&#201;NIERIE &#201;DUCATIVE.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Rapports/2001 Rapport Pessel Agregation.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mission d'information et de r&#233;flexion sur l'agr&#233;gation de philosophie&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; rapport par Monsieur Andr&#233; Pessel, inspecteur g&#233;n&#233;ral honoraire (juillet 2001).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Enseigner la philosophie dans les lyc&#233;es professionnels ?</title>
		<link>https://www.acireph.org/nos-recherches/en-lycees-professionnels/article/enseigner-la-philosophie-dans-les-lycees-professionnels</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Dissertation</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#8594; Rapport de recherche. L'enseignement de la philosophie en lyc&#233;e professionnel. Analyses, exp&#233;riences, t&#233;moignages, Jean-Yves ROCHEX et Elisabeth BAUTIER &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8594; Rapport sur l'enseignement de la philosophie dans les s&#233;ries professionnelles, Inspection g&#233;n&#233;rale de philosophie (avril 2007) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8594; Extrait du Colloque de Reims de 2006, point de vue des institutionnels, programmes exp&#233;rimentaux de Nantes, Montpellier et Reims &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Cahiers philosophiques ont aussi consacr&#233; des articles &#224; la philosophie (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.acireph.org/nos-recherches/en-lycees-professionnels/" rel="directory"&gt;En lyc&#233;es professionnels&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/dissertation" rel="tag"&gt;Dissertation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8594; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Pedagogie/rapport_rochex_bautier.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Rapport de recherche. L'enseignement de la philosophie en lyc&#233;e professionnel. Analyses, exp&#233;riences, t&#233;moignages&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Jean-Yves ROCHEX et Elisabeth BAUTIER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8594; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Pedagogie/rapport_2007_bacs_pros_.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Rapport sur l'enseignement de la philosophie dans les s&#233;ries professionnelles&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Inspection g&#233;n&#233;rale de philosophie (avril 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8594; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/spip.php?article80&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Extrait du Colloque de Reims de 2006&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, point de vue des institutionnels, programmes exp&#233;rimentaux de Nantes, Montpellier et Reims&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;Cahiers philosophiques&lt;/i&gt; ont aussi consacr&#233; des articles &#224; la philosophie en lyc&#233;e professionnel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le n&#176;103 contributions de Daniel BLOCH, Juliette MAHOURDEAU et Jean-Louis POIRIER&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le n&#176;104 contributions de Francis FOREAUX et Emmanuel KOERNER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8594; &lt;a href=&#034;http://acireph.org/Files/Other/Pedagogie/Cahiers philosophiques octobre decembre 2005.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les extraits de ces num&#233;ros sont consultables en acc&#232;s libre ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Interview&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;accord&#233;e &#224; la revue &#171; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;L'enseignant&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &#187; &#8211; avril 2004&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;D&#233;bat &#233;ducatif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'enseignant :&lt;/i&gt; Et l'introduction de la philosophie dans l'enseignement professionnel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Serge Cosp&#233;rec :&lt;/strong&gt; l'ACIREPH est tr&#232;s favorable &#224; l'introduction de l'enseignement de la philosophie dans les s&#233;ries professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est &#224; la fois tr&#232;s compliqu&#233; et une chance. C'est tr&#232;s compliqu&#233; car il s'agit de ne pas reproduire l'erreur faite avec les s&#233;ries technologiques. Dans ces s&#233;ries, les professeurs ont le sentiment qu'on leur demande d'y faire un enseignement hors de port&#233;e de 90 % des &#233;l&#232;ves. Tout simplement parce qu'on a pens&#233; cet enseignement en le calquant sur le mod&#232;le des s&#233;ries g&#233;n&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans les s&#233;ries professionnelles, on sait tr&#232;s bien que les &#233;l&#232;ves ont souvent &#233;t&#233; en &#233;chec dans l'enseignement g&#233;n&#233;ral et qu'ils sont venus l&#224;, par d&#233;faut, au moins au d&#233;part. Apr&#232;s, les choses s'arrangent et c'est le m&#233;rite de l'enseignement professionnel de r&#233;cup&#233;rer des &#233;l&#232;ves tr&#232;s ab&#238;m&#233;s ant&#233;rieurement. En introduisant un enseignement de philosophie, il ne faut surtout pas remettre les &#233;l&#232;ves en situation d'&#233;chec pour les humilier &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les &#233;l&#232;ves qui ont re&#231;u cet enseignement sont tr&#232;s contents. Non seulement ils l'attendent mais pour un certain nombre d'entre eux ils sont fiers &#8220; d'avoir fait de la philo comme les autres &#8221;. Leur attente et leur demande sont l&#233;gitimes, c'est une question d'&#233;galit&#233;. Pour autant ils disent que s'il s'agissait d'une discipline qui s'ajoutait aux autres, avec &#233;valuation au baccalaur&#233;at, alors ils seraient plus r&#233;ticents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il existe aussi d'autres difficult&#233;s &#224; r&#233;soudre. Quel volume horaire donner &#224; cet enseignement dans des emplois du temps plus charg&#233;s (35 heures) avec des stages de 10 semaines ? Quelle p&#233;dagogie pour ces &#233;l&#232;ves ? Quelles pratiques ? On sait tr&#232;s bien qu'on ne va pas leur demander de faire une dissertation. Bref, comment s'y prendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans les s&#233;ries technologiques, on constate que les &#233;l&#232;ves ont des difficult&#233;s diff&#233;rentes selon les s&#233;ries, industrielles ou tertiaires. Les coll&#232;gues qui ont exp&#233;riment&#233; l'enseignement de la philosophie en lyc&#233;e professionnel retrouvent ces m&#234;mes diff&#233;rences. Si l'on doit g&#233;n&#233;raliser cet enseignement, il faut que ce soit progressif, en commen&#231;ant l&#224; o&#249; il a le plus de chances de r&#233;ussite : probablement dans les s&#233;ries tertiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'extension de l'enseignement de la philosophie en lyc&#233;e professionnel devra aussi prendre en compte les conditions de travail des professeurs. Personne ne voudra multiplier des classes &#224; deux heures dans son service. Peut-&#234;tre pourrait-on alors poser comme principe qu'aucun enseignant, sauf s'il est volontaire, n'ait un service complet dans ce type de classes. Si cela ne suffit pas, pourquoi ne pas pr&#233;voir un all&#233;gement horaire &#224; des professeurs qui seraient pr&#234;ts &#224; travailler dans des conditions que tout le monde reconna&#238;t plus difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bref, organiser l'enseignement de la philosophie en lyc&#233;e professionnel va &#234;tre tr&#232;s compliqu&#233; mais c'est aussi une chance. L'exp&#233;rience montre que c'est avec des classes tr&#232;s difficiles que l'on innove le plus sur le plan p&#233;dagogique. On peut penser qu'&#224; partir de difficult&#233;s tr&#232;s r&#233;elles on trouverait mati&#232;re &#224; enrichir cet enseignement dans les autres s&#233;ries, les s&#233;ries technologiques comme les s&#233;ries g&#233;n&#233;rales. Ce serait vraiment une occasion de renouveler l'enseignement de la philosophie et ce serait surtout une chance pour les &#233;l&#232;ves d'abord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il faut choisir. Soit on d&#233;cide vraiment d'enseigner la philo dans les bacs pro et on r&#233;fl&#233;chit aux moyens de le faire, soit on dit clairement &#8220; les profs de philo ne veulent pas enseigner dans les bacs pro &#8221; et on explique pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Paulette Maillard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;flexions et propositions pour un programme de philosophie en classe de Premi&#232;re</title>
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		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I. Les principes directeurs et les objectifs. &lt;br class='autobr' /&gt; Parce que l'enseignement de philosophie doit r&#233;pondre &#224; l'exigence de progressivit&#233; l'ACIREPh soutient depuis longtemps la n&#233;cessit&#233; d'en commencer l'apprentissage plus pr&#233;cocement. Notre discipline souffre de son isolement en Terminale, qui oblige &#224; mener sur une seule ann&#233;e l'initiation &#224; une discipline nouvelle et la pr&#233;paration d'un examen dans cette m&#234;me discipline. L'enseigner sur deux ans permettra de renforcer l'acquisition par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/nos-recherches/avant-la-terminale/" rel="directory"&gt;Avant la Terminale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. Les principes directeurs et les objectifs.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Parce que l'enseignement de philosophie doit r&#233;pondre &#224; l'exigence de progressivit&#233; l'ACIREPh soutient depuis longtemps la n&#233;cessit&#233; d'en commencer l'apprentissage plus pr&#233;cocement. Notre discipline souffre de son isolement en Terminale, qui oblige &#224; mener sur une seule ann&#233;e l'initiation &#224; une discipline nouvelle et la pr&#233;paration d'un examen dans cette m&#234;me discipline. L'enseigner sur deux ans permettra de renforcer l'acquisition par les &#233;l&#232;ves des contenus et des m&#233;thodes sp&#233;cifiques de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, pour d&#233;finir les objectifs que l'on peut assigner &#224; la premi&#232;re ann&#233;e de philosophie, nous proposons de raisonner en termes de formation des &#233;l&#232;ves, &#224; la fois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- &#171; horizontalement &#187;&lt;/strong&gt; : qu'est-ce que la philosophie peut apporter &#224; la formation des &#233;l&#232;ves en Premi&#232;re, en rapport avec les autres disciplines enseign&#233;es et en tenant compte du fait que ces &#233;l&#232;ves de Premi&#232;re sortent actuellement d'une Seconde indiff&#233;renci&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- et &#171; verticalement &#187;&lt;/strong&gt; : qu'est-ce que les &#233;l&#232;ves doivent acqu&#233;rir en Premi&#232;re en philosophie pour mener &#224; bien leur ann&#233;e de Terminale et la pr&#233;paration du baccalaur&#233;at , au regard de ce qui nous semble manquer aux &#233;l&#232;ves arrivant actuellement en Terminale et en tenant compte des exigences propres &#224; cette ann&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Sur le premier point, diff&#233;rentes options sont possibles&lt;/strong&gt; concernant notamment la part de l'interdisciplinarit&#233; dans la d&#233;finition de l'enseignement de philosophie en Premi&#232;re. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut en effet tenter de cr&#233;er les conditions d'une compl&#233;mentarit&#233; entre les contenus et les m&#233;thodes travaill&#233;s dans les autres disciplines (par exemple, une compl&#233;mentarit&#233; avec le th&#232;me de l'argumentation ou celui de l'autobiographie &#233;tudi&#233;s en Fran&#231;ais, ou des concepts li&#233;s &#224; l'enseignement de l'histoire ou des sciences). Mais on peut estimer d'un autre c&#244;t&#233; qu'une telle d&#233;marche se heurterait &#224; une trop grande contrainte institutionnelle (difficult&#233; des disciplines &#224; s'entendre entre elles, et difficult&#233; d'imposer une interdisciplinarit&#233; alors que celle-ci est souvent tributaire des affinit&#233;s entre coll&#232;gues). En outre, si certains contenus disciplinaires sont communs &#224; toutes les classes de premi&#232;re (l'argumentation en fran&#231;ais par exemple), les autres obligeraient &#224; envisager une compl&#233;mentarit&#233; diff&#233;rentes selon les voies de formation. Faut-il envisager une compl&#233;mentarit&#233; (importante ou limit&#233;e) ? Ou faut-il pr&#233;f&#233;rer un seul et m&#234;me programme pour toutes les s&#233;ries ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Sur le second point, les choses nous semblent plus nette&lt;/strong&gt;s : sachant ce que sont les exigences de la Terminale, on peut d&#233;finir ce qu'il serait n&#233;cessaire que les &#233;l&#232;ves acqui&#232;rent en Premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les programmes de Premi&#232;res devraient viser prioritairement trois objectifs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) l'acquisition des premiers &#233;l&#233;ments d'une culture philosophique de base,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) l'appropriation de la d&#233;marche philosophique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) le d&#233;veloppement des comp&#233;tences langagi&#232;res et argumentatives &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois objectifs seraient poursuivis &#224; travers l'&#233;tude d'un nombre tr&#232;s restreint (un ou deux) de probl&#232;mes philosophiques &#224; la fois classiques et contemporains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces objectifs sont bien entendu poursuivis, approfondis et consolid&#233;s en Terminale mais commencer en Premi&#232;re permettrait d'avoir plus de temps pour ces apprentissages, de &#171; r&#233;duire l'&#233;tranget&#233; &#187; de la discipline et les appr&#233;hensions qui en r&#233;sultent pour certains &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Concernant l'&#233;valuation&lt;/strong&gt;, nous estimons que l'int&#233;r&#234;t d'une premi&#232;re ann&#233;e de philosophie est de pouvoir travailler sans la pression de l'examen, donc sans que tout le travail soit subordonn&#233; &#224; l'apprentissage des exercices canoniques du baccalaur&#233;at que sont la dissertation et de l'explication de texte. Il est n&#233;anmoins n&#233;cessaire que le travail et les progr&#232;s accomplis durant l'ann&#233;e soient &#233;valu&#233;s et sanctionn&#233;s, comme dans toute discipline scolaire. Il faut donc proposer des types d'exercices et de travaux vari&#233;s, gradu&#233;s, qui puissent effectivement &#234;tre faits par les &#233;l&#232;ves, et qui d&#233;veloppent des comp&#233;tences r&#233;utilisables ensuite dans la dissertation et l'explication de texte dont l'apprentissage - complet &#8211; sera toutefois r&#233;serv&#233; &#224; la classe Terminale. Lib&#233;r&#233; de la contrainte de l'examen, la classe de premi&#232;re doit &#234;tre l'occasion de red&#233;couvrir la vari&#233;t&#233; des formes sous laquelle la r&#233;flexion philosophique peut s'exercer (lettres, essais, aphorismes ou pens&#233;es, dialogues, joutes, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous pensons que les &lt;strong&gt;contenus et m&#233;thodes&lt;/strong&gt; de cette premi&#232;re ann&#233;e de philosophie doivent &#234;tre &lt;strong&gt;suffisamment d&#233;finis&lt;/strong&gt; pour qu'un autre coll&#232;gue puisse prendre le relais l'ann&#233;e suivante en Terminale. En ce sens, on ne peut pas r&#233;ellement s'appuyer sur les exp&#233;rimentations qui ont eu lieu ces derni&#232;res ann&#233;es, o&#249; les coll&#232;gues, bien souvent, ont d&#233;fini eux-m&#234;mes leur programme et leurs modalit&#233;s de travail, de mani&#232;re totalement ind&#233;pendante (notamment de toute contrainte institutionnelle et scolaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; II. &#201;l&#233;ments fondamentaux d'un programme de premi&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'accord au sein de l'Acireph s'est fait sur l'id&#233;e d'un programme comprenant quatre &#233;l&#233;ments, sachant que nous avons d'embl&#233;e exclu l'hypoth&#232;se d'un programme de stricte histoire de la philosophie, qui a ses lettres de noblesse mais semble trop loin des habitudes de l'enseignement philosophique fran&#231;ais, et celle d'une simple r&#233;partition des programmes de Terminale sur deux ans, qui reviendrait au mieux &#224; diluer, au pire &#224; redoubler sur deux ann&#233;es les probl&#232;mes bien connus que posent les actuels programmes de notions, au lieu de contribuer &#224; y porter rem&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre &#233;l&#233;ments fondamentaux pour un programme de premi&#232;re sont les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A) UN PETIT NOMBRE DE PROBL&#200;MES&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; (trois, soit un par trimestre, ou cinq, soit un par &#171; p&#233;riode &#187; de l'ann&#233;e scolaire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces probl&#232;mes pourraient &#234;tre pr&#233;sent&#233;s sous la forme de questions ou sous toute autre forme suffisamment pr&#233;cise, en les accompagnant par exemple de quelques rep&#232;res lexicaux, conceptuels ou doctrinaux relativement simples, pour circonscrire la r&#233;flexion dans des limites raisonnables et pour prendre directement un sens pour les &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre de simple indication, on pourrait &#233;voquer par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Qu'est-ce que la philosophie ?&lt;/i&gt; Qu'on pourrait aussi formuler : Mythe, science et philosophie. Le but serait d'introduire &#224; la philosophie, en apprenant &#224; distinguer diff&#233;rents types de discours et de questions Un peu dans l'esprit des programmes de 1960 qui pr&#233;voyaient &#8211; avant le corps du programme proprement dit &#8211; une sorte d&#8216;introduction &#224; la philosophie. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;L'identit&#233; humaine&lt;/i&gt;, qui pourrait &#234;tre vue sous l'angle anthropologique, ou encore &#224; travers une r&#233;flexion sur &#171; le corps et l'esprit &#187; ; et qui pourrait &#233;ventuellement donn&#233; lieu &#224; des rapprochements avec le th&#232;me de l'autobiographie en Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Le d&#233;bat rationnel et la d&#233;mocratie&lt;/i&gt;, qui permettrait d'&#233;clairer les enjeux et le sens, pour l'individu comme pour la collectivit&#233;, d'une culture du jugement autonome et de libre discussion des id&#233;es ; ici encore des liens seraient imaginables avec d'autres programme comme ceux d'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B) UN PETIT NOMBRE DE TEXTES &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;...de longueur moyenne (entre une et quatre pages), dont la lecture ne serait pas norm&#233;e par l'exigence d'une explication de texte d&#233;taill&#233;e, mais serait une lecture plus cursive, destin&#233;e avant tout &#224; familiariser l'&#233;l&#232;ve avec les textes philosophiques, et &#224; lui permettre de retenir quelques grandes id&#233;es de la tradition philosophiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut penser &#224; la &lt;i&gt;Lettre &#224; M&#233;n&#233;c&#233;e&lt;/i&gt;, &#224; &lt;i&gt;Qu'est-ce que les Lumi&#232;res ?&lt;/i&gt; (que les professeurs de Fran&#231;ais utilisent assez souvent), &#224; quelques pages du &lt;i&gt;Discours de la M&#233;thode&lt;/i&gt;, &#224; l'&lt;i&gt;Apologie de Socrate&lt;/i&gt;, etc&#8230; Pour pallier au risque de dispersion et afin de d'assurer ce minimum de culture philosophique &lt;i&gt;commune&lt;/i&gt; sur laquelle &#233;l&#232;ves comme professeurs pourront compter l'ann&#233;e suivante, il serait n&#233;cessaire de fixer nationalement par le programme les quelques textes ou extraits d'&#339;uvres dont la lecture serait obligatoire (ind&#233;pendamment donc des textes que le professeur pourrait librement choisir pour les besoins de son enseignement). Il faudrait aussi r&#233;fl&#233;chir aux conditions d'un renouvellement p&#233;riodique, partiel ou non, de cette liste. &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C) UN APPRENTISSAGE DU DISCOURS PHILOSOPHIQUE et de L'ARGUMENTATION RATIONNELLE.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude philosophique, qu'il s'agisse de la compr&#233;hension d'un texte ou de l'analyse d'un probl&#232;me, supposant un usage r&#233;fl&#233;chi sur la langue, la classe de premi&#232;re devrait avoir pour t&#226;che primordiale de manifester les exigences s&#233;mantiques, logiques et rh&#233;torique de la pens&#233;e philosophique. Ceci pourrait se faire, d'une part, par un &lt;strong&gt;travail lexical&lt;/strong&gt; destin&#233; &#224; montrer que la pens&#233;e philosophique implique l'examen de la polys&#233;mie des termes (d&#233;finitions, &#233;tymologie, connotations&#8230;) et de leurs diff&#233;rents emplois (propre-figur&#233; ; conceptuel-imag&#233;-m&#233;taphorique ; concret-abstrait&#8230;) ; et, d'autre part, par un &lt;strong&gt;travail logique&lt;/strong&gt;, destin&#233; &#224; ce que les &#233;l&#232;ves prennent conscience de l'importance de cette dimension et travaillent explicitement les principes &#233;l&#233;mentaires de l'argumentation &lt;i&gt;philosophique&lt;/i&gt; &#8211; les principes g&#233;n&#233;raux de l'argumentation, des rudiments de logique formelle et surtout quelques &#233;l&#233;ments de raisonnement &#171; naturel &#187; (ou de logique dite &#171; informelle &#187;) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
D) DES TYPES D'EXERCICES ET DES MODALIT&#201;S D'&#201;VALUATION VARI&#201;ES &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a dit plus : il faut lib&#233;rer l'enseignement de Premi&#232;re du poids de l'examen terminal, et n&#233;anmoins avoir la possibilit&#233; d'&#233;valuer le travail des &#233;l&#232;ves. Il faut donc trouver des types d'exercices qui permettent de d&#233;velopper les comp&#233;tences ci-dessus et d'&#233;valuer leur acquisition. Par exemple, des exercices courts d'argumentation, de d&#233;finition, de prise de notes sur une lecture, puis des formes plus longues comme l'essai ou le dialogue, la r&#233;ponse &#224; un auteur ; &#224; l'oral, des disputatio, des d&#233;bats argument&#233;s etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait envisager une dissertation &#224; la fin de l'ann&#233;e, mais le but serait de privil&#233;gier les &#233;valuations &#171; formatives &#187; plut&#244;t que &#171; sommatives &#187; pour ne pas d&#233;courager des &#233;l&#232;ves qui s'essayent pour la premi&#232;re fois &#224; de tels exercices. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il va de soi d'une part que les exemples (de probl&#232;mes, textes, exercices&#8230;) qui figurent dans ce document doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme simplement illustratifs, et d'autre part que le contenu pr&#233;cis, la mise en coh&#233;rence et l'&#233;quilibre de ces quatre &#233;l&#233;ments fondamentaux d'un programme de premi&#232;re restent &#224; d&#233;terminer au cours d'un d&#233;bat que l'Acireph souhaite aussi large et approfondi que possible entre professeurs de philosophie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aborder des concepts philosophiques en s'appuyant sur des connaissances issues des travaux de l'&#233;thologie</title>
		<link>https://www.acireph.org/les-pratiques/echanges-de-pratiques/article/aborder-des-concepts-philosophiques-en-s-appuyant-sur-des-connaissances-issues</link>
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		<dc:date>2006-01-28T09:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>

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&lt;p&gt;Compte-rendu de l'atelier : Comment introduire certains concepts philosophiques (par exemple la conscience, l'inconscient, le sujet) en s'appuyant sur des connaissances qu'apporte l'&#233;thologie contemporaine ? &lt;br class='autobr' /&gt; Principe de l'atelier : proposition par Jean Weexsteen d'une pratique p&#233;dagogique, la lecture guid&#233;e collective d'un extrait de Mondes animaux, mondes humains , livre de Jacob Von Uexk&#252;ll, publi&#233; pour la premi&#232;re fois en 1934, puis pr&#233;sentation parJean-Jacques Guinchard (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/les-pratiques/echanges-de-pratiques/" rel="directory"&gt;&#201;changes de pratiques&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Compte-rendu de l'atelier : Comment introduire certains concepts philosophiques (par exemple la conscience, l'inconscient, le sujet) en s'appuyant sur des connaissances qu'apporte l'&#233;thologie contemporaine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Principe de l'atelier : proposition par Jean Weexsteen d'une pratique p&#233;dagogique, la lecture guid&#233;e collective d'un extrait de Mondes animaux, mondes humains , livre de Jacob Von Uexk&#252;ll, publi&#233; pour la premi&#232;re fois en 1934, puis pr&#233;sentation parJean-Jacques Guinchard d'une esquisse de bibliographie probl&#233;matique consacr&#233;e aux rapports possibles entre &#233;thologie et philosophie. On trouvera ci-dessous les deux contributions et un aper&#231;u des &#233;changes auxquels elles ont donn&#233; lieu, puis des r&#233;flexions ult&#233;rieures. Le monde de la tique Voici le texte de Von Uexk&#252;ll (traduction fran&#231;aise, Deno&#235;l 1965, p. 18 ; NB : ce texte a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; reproduit dans un livre de terminale, sauf erreur une des&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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