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	<title>ACIREPh</title>
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		<title>ACIREPh</title>
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		<title>Enseigner la philosophie d&#232;s la classe de Seconde ?</title>
		<link>https://www.acireph.org/nos-recherches/avant-la-terminale/article/enseigner-la-philosophie-des-la-classe-de-seconde</link>
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		<dc:date>2012-06-28T16:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acireph</dc:creator>


		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>IREPh</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trois tribunes parues dans le journal Le Monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
1. Vive la philo en 2de ! - Michel Fichant &lt;br class='autobr' /&gt;
2. L'impensable enseignement de la philosophie en seconde - Thierry Giraud &lt;br class='autobr' /&gt;
Et parce que ces deux tribunes r&#233;agissent &#224; une troisi&#232;me dont le contenu aurait pu faire croire &#224; un canular : &lt;br class='autobr' /&gt;
3. Faire de la philosophie en 2de, c'est trop t&#244;t - Guillaume Pigeard de Gurbert, o&#249; l'on apprend quand m&#234;me que &#171; la philosophie est une impasse &#233;volutive de la pens&#233;e arr&#234;t&#233;e par le mur de l'impensable &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/nos-recherches/avant-la-terminale/" rel="directory"&gt;Avant la Terminale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/enseignement" rel="tag"&gt;Enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/ireph" rel="tag"&gt;IREPh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; Trois tribunes parues dans le journal Le Monde. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. &lt;i&gt;Vive la philo en 2&lt;/i&gt;&lt;i&gt;de&lt;/i&gt;&lt;i&gt; !&lt;/i&gt; - Michel Fichant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. &lt;i&gt;L'impensable enseignement de la philosophie en seconde&lt;/i&gt; - Thierry Giraud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et parce que ces deux tribunes r&#233;agissent &#224; une troisi&#232;me dont le contenu aurait pu faire croire &#224; un canular :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. &lt;i&gt;Faire de la philosophie en 2de, c'est trop t&#244;t&lt;/i&gt; - Guillaume Pigeard de Gurbert, o&#249; l'on apprend quand m&#234;me que &#171; la philosophie est une impasse &#233;volutive de la pens&#233;e arr&#234;t&#233;e par le mur de l'impensable &#187; (sic).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains textes &#233;tant devenus inaccessibles, vous pouvez les lire ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et un dossier sp&#233;cial dans notre &lt;i&gt;C&#244;t&#233;-Philo&lt;/i&gt; n&#176;16 : Philosophie en Seconde : un pi&#232;ge ou une chance pour la philosophie ? &lt;a href=&#034;http://www.acireph.org/Files/Other/CP16 web.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En acc&#232;s libre ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vive la philo en 2de ! - Michel Fichant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LE MONDE, Article paru dans l'&#233;dition du 17.12.10 &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il est des arguments en faveur de l'enseignement de la philosophie qui vont exactement &#224; l'encontre de la cause que l'on veut servir. Tel est le cas avec la tribune de Guillaume Pigeard de Gurbert (Le Monde du 26 novembre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Selon son auteur, il faudrait, pour &#233;tablir les conditions de l'enseignement de la philosophie, partir d'une d&#233;finition de la philosophie elle-m&#234;me. Cette premi&#232;re erreur commise, M. Pigeard de Gurbert &#233;nonce sa d&#233;finition : il s'agirait dans la philosophie de 'la prise en compte de la pens&#233;e de l'impensable'. Bien que l'on assure que cette caract&#233;risation 'se retrouve &#224; chaque fois chez les grands philosophes', j'avoue ne pas r&#233;ussir &#224; la retrouver, par exemple, chez Aristote, Thomas d'Aquin, Descartes, Spinoza, Leibniz, Locke, Hume, Kant, Hegel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De cette pseudo-d&#233;finition peu intelligible, qui reste sa d&#233;couverte personnelle, M. Pigeard de Gurbert tire la conclusion qu'il serait trop t&#244;t pour faire de la philosophie en 2de : les &#233;l&#232;ves n'auraient pas la maturit&#233; requise pour enfin affronter 'la trag&#233;die de l'impensable'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le plus grave dans l'affaire est qu'un tel argument, qui entretient l'illusion d'une alt&#233;rit&#233; radicale que l'enseignement de la philosophie devrait &#224; sa position de surplomb, donne une image plut&#244;t r&#233;pulsive ; il accr&#233;dite les pr&#233;jug&#233;s tenaces qui, ici ou l&#224;, entretiennent la m&#233;fiance &#224; l'&#233;gard d'un enseignement qui m&#233;rite de meilleurs d&#233;fenseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le groupe d'experts dont j'ai eu &#224; pr&#233;sider les travaux d'o&#249; sont issus les programmes actuellement enseign&#233;s dans les classes, avait pour mandat de rester dans le cadre d'un enseignement limit&#233; &#224; la seule ann&#233;e de terminale. Nous &#233;tions pourtant tr&#232;s nombreux au sein de ce groupe &#224; penser que les choses iraient beaucoup mieux pour cet enseignement s'il &#233;tait &#233;tal&#233; progressivement sur plusieurs ann&#233;es. Je reste convaincu que le bon moment pour commencer se situe en classe de 2de, avec une continuit&#233; de l'enseignement sur trois ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'attend-on en effet de l'enseignement de la philosophie ? Non pas qu'il v&#233;hicule une d&#233;finition pr&#233;alable de la philosophie, quand bien m&#234;me d'ailleurs elle trouverait une attestation de l&#233;gitimit&#233; r&#233;elle chez tel ou tel grand philosophe. A d&#233;faut, un consensus assez large peut &#234;tre r&#233;alis&#233; sur les objectifs de cet enseignement : amener chaque &#233;l&#232;ve &#224; l'exercice r&#233;fl&#233;chi du jugement, et lui permettre d'acqu&#233;rir une culture philosophique initiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les moyens en sont de ma&#238;triser des concepts &#233;prouv&#233;s dans l'analyse de notions communes fondamentales (v&#233;rit&#233;, libert&#233;, justice, etc.), de formuler un probl&#232;me impliqu&#233; dans l'application de ces notions, de mener la discussion ordonn&#233;e des probl&#232;mes en reconnaissant les pr&#233;suppos&#233;s et les cons&#233;quences de leurs solutions possibles, le tout en s'instruisant, au travers d'&#339;uvres ou de textes des grands philosophes, de la fa&#231;on dont une telle pens&#233;e a pu &#234;tre port&#233;e &#224; son plus haut degr&#233; de responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les exigences associ&#233;es &#224; ce travail ne rel&#232;vent pas d'une capacit&#233; intellectuelle hors de port&#233;e d'un &#233;l&#232;ve de 2de, pourvu qu'il soit convenablement accueilli par un choix judicieux des th&#232;mes &#224; &#233;tudier et des exercices qui les accompagnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Commencer l'&#233;tude de la philosophie en 2de et la poursuivre pendant trois ann&#233;es comporterait, pour tous les &#233;l&#232;ves et donc au-del&#224; d'une exp&#233;rimentation limit&#233;e, toutes sortes d'avantages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tout d'abord, celui d'introduire une progressivit&#233; dans l'agencement du programme. La r&#232;gle du jeu a maintenu le temps court d'une seule ann&#233;e, l&#224; o&#249; un &#233;talement dans une plus longue dur&#233;e permettrait l'acquisition d'une familiarit&#233; avec la discipline enseign&#233;e, donnant &#224; l'&#233;l&#232;ve beaucoup plus d'assurance dans son apprentissage et les moyens de consolider ses r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ensuite, les &#233;l&#232;ves trouveraient l'occasion, dans la plupart des cas, d'avoir affaire &#224; plusieurs professeurs diff&#233;rents, dont chacun aurait sa propre fa&#231;on de faire. On en finirait ainsi avec la repr&#233;sentation plus ou moins fantasm&#233;e d'un intercesseur unique entre l'&#233;l&#232;ve et la philosophie, et l'on r&#233;duirait les risques de d&#233;ception li&#233;s &#224; cette unicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour ne rien dire de l'universit&#233;, et &#224; s'en tenir aux formations o&#249; les &#233;tudiants ne se sp&#233;cialisent pas compl&#232;tement, un &#233;l&#232;ve qui poursuit sa scolarit&#233; en classe pr&#233;paratoire aux grandes &#233;coles peut rencontrer deux ou trois professeurs de philosophie diff&#233;rents. Qui niera que ce soit une occasion d'enrichissement intellectuel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Enfin, un des motifs de la difficult&#233; que beaucoup d'&#233;l&#232;ves rencontrent lorsqu'ils abordent, trop tard, l'enseignement de la philosophie, est qu'il se trouve alors exclusivement corr&#233;l&#233; &#224; la pr&#233;paration d'une &#233;preuve du baccalaur&#233;at. A tort ou &#224; raison - sans doute &#224; tort, mais le fait est l&#224; - il en r&#233;sulte une appr&#233;hension, entretenue par des rumeurs sur la valeur de la notation en philosophie, qui ob&#232;re de difficult&#233;s superflues le travail des &#233;l&#232;ves et des professeurs ; elles seraient fortement amoindries s'il en allait ici de la philosophie comme du reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Assur&#233;ment, cette conception banale, et d&#233;lib&#233;r&#233;ment telle, de l'enseignement de la philosophie ne promet pas aux &#233;l&#232;ves d''entrer en philosophie', comme on entre dans le temple des myst&#232;res initiatiques. Il leur suffirait d'entrer en classe sans la crainte (ou l'espoir, ce qui ne vaudrait pas mieux) d'avoir &#224; y subir une '&#233;preuve'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En bref, il s'agit simplement de faire de la philosophie qu'on enseigne une discipline scolaire comme les autres. Qu'on ne dise pas que l'on nie par l&#224; ce qui diff&#233;rencie la philosophie des autres mati&#232;res, pas plus que l'on n'a &#224; effacer les diff&#233;rences qui existent tout aussi bien entre les math&#233;matiques et l'histoire, l'anglais et la physique-chimie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il ne s'agit de rien d'autre que de rendre d&#233;finitive l'inscription n&#233;cessaire de la philosophie comme une composante indissociable de notre enseignement des lyc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;galement ex-pr&#233;sident (2001-2005) du Groupe d'experts pour les programmes scolaires de philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Fichant, professeur &#233;m&#233;rite &#224; l'universit&#233; Paris-Sorbonne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article paru dans l'&#233;dition du 17.12.10&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'impensable enseignement de la philosophie en seconde - Thierry Giraud&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LEMONDE.FR 13.12.10&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il me semble que la tribune de Guillaume Pigeard de Gurbert, publi&#233;e dans Le Monde du 26 novembre sur le projet de faire de la philosophie en seconde, repr&#233;sente un faux d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le faux d&#233;bat de la seconde et de l'essence de la philosophie. Le probl&#232;me n'est pas de savoir si le projet annonc&#233; par l'actuel ministre de l'Education nationale (lors d'un discours prononc&#233; au si&#232;ge de l'Unesco &#224; paris le 18 novembre, journ&#233;e mondiale de la philosophie) est, ou n'est pas compatible, avec une des d&#233;finitions possibles, parmi d'autres, de 'ce que [c'est] que la philosophie'. Car il s'agit 'a fortiori de son enseignement', c'est-&#224;-dire, non d'une essence, mais d'un usage institutionnel qui lui assigne des finalit&#233;s et des responsabilit&#233;s. Usage institutionnel, dont on peut penser d'ailleurs qu'il a une part de responsabilit&#233; dans ce qu'a r&#233;p&#233;t&#233; l'id&#233;ologie dominante des enseignants de philosophie sur la n&#233;cessaire maturit&#233; des &#233;l&#232;ves, correspondant, par une sorte d'harmonie pr&#233;&#233;tablie, avec la classe de terminale. Tout ceci aurait bien fait rire, et ensemble, mais pour des raisons inverses, ces deux intellectuels ennemis que furent Platon et Gorgias : le premier pr&#244;nant l'introduction de la philosophie vers quarante-cinq ans, le second d&#232;s l'adolescence mais pour la stopper presque aussit&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J'ai eu la chance d'enseigner &#224; d'immatures petites secondes qui ont tous volontairement continu&#233; en premi&#232;re. Et qu'est-ce que cela prouve ? Outre le caract&#232;re ponctuel de cet exemple, tout enseignant un peu lucide sait qu'il est difficile d'&#234;tre juge et partie, a fortiori lorsqu'il enseigne une mati&#232;re qui jouit d'un certain prestige. Comment pourra-t-on s&#233;rieusement se prononcer sur cette question de l'&#226;ge &#224; partir duquel un enseignement de la philosophie, non d&#233;voy&#233;, est effectivement possible avant une exp&#233;rimentation institutionnalis&#233;e tr&#232;s diff&#233;rente des exp&#233;riences actuelles aussi sporadiques, bien souvent, que les sous services ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Effet d'annonce : l'avenir est d&#233;j&#224; l&#224;. L'annonce de l'actuel ministre de l'&#201;ducation nationale est le &#233;ni&#232;me effet d'annonce, &#224; soixante-quinze pour cent, de l'actuel gouvernement. En effet, il s'agirait de r&#233;fl&#233;chir &#224; quatre axes principaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La possibilit&#233; d'intervenir dans le cadre de l'&#233;ducation civique, juridique et sociale (ECJS) qui existe d&#233;j&#224; depuis quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; d'intervenir dans le cadre des enseignements d'exploration qui existe d&#233;j&#224; depuis la rentr&#233;e 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La possibilit&#233; d'intervenir dans le cadre de l'accompagnement personnalis&#233; qui existe d&#233;j&#224; depuis la rentr&#233;e 2010. Par ailleurs, on voit mal le rapport entre du soutien scolaire et l'introduction d'une nouvelle mati&#232;re. Autrement dit, il s'agirait de l'introduction des professeurs de philosophie en seconde sans introduction de la philosophie en seconde. Ne s'agit-il pas l&#224; d'un authentique 'impensable' &#224; penser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Reste le dernier axe, authentique avenir cette fois, consistant en interventions ponctuelles dans un cadre interdisciplinaire. Le probl&#232;me ne tient pas ici &#224; une quelconque absence de maturit&#233;, maturit&#233; en laquelle il faut encore croire, mais est v&#233;ritablement de nature p&#233;dagogique. Peut-on penser raisonnablement qu'il est possible de faire comprendre la sp&#233;cificit&#233; d'un nouvel enseignement &#224; un &#233;l&#232;ve de seconde dans un cadre interdisciplinaire de fa&#231;on ponctuelle ? Telle est bien la diff&#233;rence avec l'enseignement d'exploration qui se d&#233;ploie lui aussi dans un cadre interdisciplinaire mais pendant une ann&#233;e, sans cependant avoir encore fait ses preuves, s'il les fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FIN DE PARTIE ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour autant, ce faux d&#233;bat redoublant un effet d'annonce concerne un vrai probl&#232;me que les plus hautes instances de l'&#201;ducation nationale n'ignorent pas. Le rapport de 2010 de l'ex-doyen de l'inspection g&#233;n&#233;rale de philosophie, Jean-Louis Poirier, se terminait en des termes tr&#232;s clairs : urgence de ne pas en rester au statu quo &#224; diff&#233;rents niveaux dont celui de l'enseignement en s&#233;ries technologiques et celui de l'introduction de la philosophie en premi&#232;re. La n&#233;cessit&#233; d'introduire l'enseignement de la philosophie en amont de la terminale appara&#238;t donc de plus en plus comme de la responsabilit&#233; de l'institution m&#234;me si elle n'appara&#238;t pas &#224; tous ses acteurs. La lente et s&#251;re &#233;rosion de la s&#233;rie L n'est-elle pas due, entre autres, au fait que la majorit&#233; des &#233;l&#232;ves aurait besoin de plus de temps pour acqu&#233;rir de nouvelles m&#233;thodes et de nouveaux savoirs de fa&#231;on &#224; ce que l'&#233;preuve ne se transforme pas, pour une partie d'entre eux du moins, en une sorte de rite sacrificiel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais alors, c'est d'une v&#233;ritable introduction dont ils ont besoin, qui implique un v&#233;ritable programme de philosophie, sans cadre interdisciplinaire et qui s'adresse &#224; l'ensemble des &#233;l&#232;ves consid&#233;r&#233;s, sous la forme d'un enseignement obligatoire. Or si l'actuel ministre 'pense notamment &#224; un enseignement de pr&#233;paration &#224; la philosophie en premi&#232;re litt&#233;raire', celui-ci s'inscrit dans le cadre s&#233;ducteur en apparence mais en r&#233;alit&#233; nationalement 'd&#233;cadr&#233;' de la fameuse autonomie des &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette ann&#233;e, combien d'&#233;l&#232;ves de seconde re&#231;oivent un enseignement d'exploration o&#249; intervient un professeur de philosophie ? L'an prochain, combien de lyc&#233;es choisiront de mettre en place un tel enseignement en premi&#232;re, cr&#233;ant une in&#233;galit&#233; de plus, contrevenant &#224; une &#233;cole qui se pr&#233;tend r&#233;publicaine ? Alors, fin de partie ou 'ce n'est qu'un d&#233;but' ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Thierry Giraud, enseignant de philosophie&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire de la philosophie en 2de, c'est trop t&#244;t - Guillaume Pigeard de Gurbert&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LE MONDE, article paru dans l'&#233;dition du 26.11.10&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Voil&#224; que ressurgit d'un carton minist&#233;riel la vieille id&#233;e d'introduire l'enseignement de la philosophie plus t&#244;t dans le cursus scolaire. Aujourd'hui, l'id&#233;e est de le tester au lyc&#233;e, en classe de 2de ; d'autres fois, on a voulu l'essayer au coll&#232;ge, voire &#224; l'&#233;cole primaire. Les uns comme les autres se gardent le plus souvent de dire ce qui fait au juste qu'un enseignement est un enseignement philosophique, et non simplement un enseignement de choses qui ont un rapport plus ou moins lointain &#224; la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Comme si cela allait de soi, comme si chacun savait bien ce que c'&#233;tait que la philosophie et, a fortiori, son enseignement. On pr&#233;suppose tant&#244;t que la philosophie consiste en une mani&#232;re de penser, une m&#233;thode, et l'apprentissage de l'argumentation, de l'analyse, de la critique ou du questionnement, lequel tient alors lieu de label 'philosophique'. Tant&#244;t on mentionne les th&#232;mes cens&#233;s garantir l'appellation 'philosophique' de l'enseignement, non plus par la forme mais cette fois par le contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour ma part, j'observe depuis vingt ans dans mes classes que l'ann&#233;e de terminale constitue le bon moment pour entrer en philosophie et je devine qu'un an plus t&#244;t, &#224; quelques exceptions pr&#232;s, les &#233;l&#232;ves passeraient &#224; c&#244;t&#233;. Pour autant que je m'en souvienne, si ma propre d&#233;couverte de l'enseignement philosophique en classe de terminale a &#233;t&#233; d&#233;terminante, au point d'y consacrer mon existence, je crois que je n'aurais pas &#233;t&#233; aussi bien pr&#233;par&#233; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente et je crains fort que l'&#233;l&#232;ve que j'&#233;tais en 2de ne se f&#251;t m&#233;pris sur la nature de cet enseignement. Tout cela, bien s&#251;r, rel&#232;ve de l'empirique et reste hautement discutable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il me semble que tout ce d&#233;bat repose sur un malentendu concernant ce que c'est que la philosophie. Je veux parler de cette pr&#233;supposition silencieuse selon laquelle tout le monde sait plus ou moins ce que c'est que la philosophie et est donc &#224; m&#234;me d'&#234;tre pour ou contre son enseignement en 2de. Or il n'est pas du tout certain que tel soit le cas. A &#233;couter les discussions, on a le sentiment d'&#234;tre en pr&#233;sence d'une sorte d'essaim souterrain de d&#233;finitions dont l'unit&#233; est absente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Commen&#231;ons par &#233;carter toutes les pseudo-d&#233;finitions en disant clairement ce que la philosophie n'est en aucun cas : la philosophie n'est pas une m&#233;thode ni une forme de pens&#233;e. Je mets au d&#233;fi quiconque de d&#233;finir une telle m&#233;thode sans englober du m&#234;me coup dans sa d&#233;finition bien d'autres disciplines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La philosophie ne se d&#233;finit pas davantage par des th&#232;mes ou des questions sp&#233;cifiques : Dieu, le d&#233;sir, la mort, que sais-je encore ?, ces th&#232;mes et les questions qu'ils suscitent appartiennent aussi bien &#224; la religion ou aux sciences. Pourtant, si la philosophie existe, et c'est un fait qu'elle existe, elle doit bien pouvoir &#234;tre d&#233;finie. Et c'est &#224; partir de cette d&#233;finition seule qu'on doit &#234;tre &#224; m&#234;me de poser le probl&#232;me de l'enseignement philosophique en 2de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il faut ici chercher ce qui se retrouve &#224; chaque fois chez les grands philosophes, ce qui leur appartient en propre et qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. Or, ce trait qui fait la dimension philosophique d'une pens&#233;e, c'est tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment la prise en compte par la pens&#233;e de l'impensable. La philosophie est en effet cette pens&#233;e qui se d&#233;finit par sa sensibilit&#233; &#224; l'impensable que son usage ordinaire, scientifique ou religieux lui ravit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La philosophie est une sorte de rat&#233; de la pens&#233;e, une mani&#232;re d'aberration intellectuelle. L&#224; o&#249; science et religion ouvrent &#224; la pens&#233;e des horizons infinis, la philosophie est une impasse &#233;volutive de la pens&#233;e arr&#234;t&#233;e par le mur de l'impensable. Ce n'est pas qu'elle se satisfasse de ce d&#233;sastre ni qu'elle l'ait voulu ou qu'elle le revendique. C'est juste qu'elle ne peut pas faire autrement que d'y penser comme &#224; son propre probl&#232;me incontournable, qui met en doute son existence m&#234;me. Voil&#224; la philosophie : la pens&#233;e saisie d'un doute ind&#233;passable et inoubliable non pas sur tel objet, tel sujet, telle question ou tel th&#232;me, mais sur sa propre existence !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La science, elle, ne conna&#238;t que le drame de l'inconnu, qui est du non encore pens&#233; c'est-&#224;-dire du pensable. La religion, de son c&#244;t&#233;, oscille entre la pens&#233;e et la passion du divin. Mais qu'elle aille au divin par la raison ou qu'elle s'y sente passionn&#233;ment attir&#233;e, le divin est de toute fa&#231;on l'assurance absolue contre l'impensable. La pens&#233;e philosophique se situe en de&#231;&#224; du penchant de la pens&#233;e pour le pensable. Le probl&#232;me naturel de la pens&#233;e est d'&#233;chapper &#224; l'impensable. Le fait philosophique, lui, est celui d'une pens&#233;e qui y est englu&#233;e au point de douter de jamais pouvoir s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La pr&#233;sence ou l'absence de cette trag&#233;die de l'impensable fait le d&#233;part entre la philosophie et ses ombres. Or, pour y avoir affaire, il faut que la pens&#233;e se soit pr&#233;alablement et durablement install&#233;e dans son &#233;l&#233;ment : le pensable. Tel est pr&#233;cis&#233;ment le r&#244;le de l'enseignement secondaire, qui apprend &#224; &#233;tendre l'empire du pensable &#224; l'histoire, &#224; la biologie, &#224; l'&#233;conomie, etc. et dont l'enseignement philosophique constitue tr&#232;s exactement la limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enseignement de la philosophie en terminale ne vient pas simplement ajouter une nouvelle discipline, un champ d'application suppl&#233;mentaire pour la pens&#233;e. Non, il intervient comme une d&#233;couverte qui rend &#224; la pens&#233;e sa sensibilit&#233; &#224; l'impensable et fissure l'&#233;difice construit jusque-l&#224;, depuis l'apprentissage de la lecture jusqu'&#224; la ma&#238;trise du calcul int&#233;gral ou des lois de l'h&#233;r&#233;dit&#233;, en passant par la connaissance du pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Veillons d'abord &#224; bien installer les &#233;l&#232;ves de lyc&#233;e dans l'effort de la pens&#233;e pour ramener l'impens&#233; au pensable. Plus ceux-ci auront pratiqu&#233; la puissance de la pens&#233;e dans divers domaines, mieux ils seront pr&#233;par&#233;s &#224; endurer cette &#233;preuve, qui se nomme philosophie, d'une pens&#233;e pr&#233;occup&#233;e par son impuissance, comme c'est le cas aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Guillaume Pigeard de Gurbert, professeur de philosophie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>R&#233;flexions et propositions pour un programme de philosophie en classe de Premi&#232;re</title>
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		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;I. Les principes directeurs et les objectifs. &lt;br class='autobr' /&gt; Parce que l'enseignement de philosophie doit r&#233;pondre &#224; l'exigence de progressivit&#233; l'ACIREPh soutient depuis longtemps la n&#233;cessit&#233; d'en commencer l'apprentissage plus pr&#233;cocement. Notre discipline souffre de son isolement en Terminale, qui oblige &#224; mener sur une seule ann&#233;e l'initiation &#224; une discipline nouvelle et la pr&#233;paration d'un examen dans cette m&#234;me discipline. L'enseigner sur deux ans permettra de renforcer l'acquisition par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/avenir-de-la-philosophie" rel="tag"&gt;Avenir de la philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acireph.org/mot/connaissances" rel="tag"&gt;Connaissances&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. Les principes directeurs et les objectifs.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Parce que l'enseignement de philosophie doit r&#233;pondre &#224; l'exigence de progressivit&#233; l'ACIREPh soutient depuis longtemps la n&#233;cessit&#233; d'en commencer l'apprentissage plus pr&#233;cocement. Notre discipline souffre de son isolement en Terminale, qui oblige &#224; mener sur une seule ann&#233;e l'initiation &#224; une discipline nouvelle et la pr&#233;paration d'un examen dans cette m&#234;me discipline. L'enseigner sur deux ans permettra de renforcer l'acquisition par les &#233;l&#232;ves des contenus et des m&#233;thodes sp&#233;cifiques de la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, pour d&#233;finir les objectifs que l'on peut assigner &#224; la premi&#232;re ann&#233;e de philosophie, nous proposons de raisonner en termes de formation des &#233;l&#232;ves, &#224; la fois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- &#171; horizontalement &#187;&lt;/strong&gt; : qu'est-ce que la philosophie peut apporter &#224; la formation des &#233;l&#232;ves en Premi&#232;re, en rapport avec les autres disciplines enseign&#233;es et en tenant compte du fait que ces &#233;l&#232;ves de Premi&#232;re sortent actuellement d'une Seconde indiff&#233;renci&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- et &#171; verticalement &#187;&lt;/strong&gt; : qu'est-ce que les &#233;l&#232;ves doivent acqu&#233;rir en Premi&#232;re en philosophie pour mener &#224; bien leur ann&#233;e de Terminale et la pr&#233;paration du baccalaur&#233;at , au regard de ce qui nous semble manquer aux &#233;l&#232;ves arrivant actuellement en Terminale et en tenant compte des exigences propres &#224; cette ann&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Sur le premier point, diff&#233;rentes options sont possibles&lt;/strong&gt; concernant notamment la part de l'interdisciplinarit&#233; dans la d&#233;finition de l'enseignement de philosophie en Premi&#232;re. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut en effet tenter de cr&#233;er les conditions d'une compl&#233;mentarit&#233; entre les contenus et les m&#233;thodes travaill&#233;s dans les autres disciplines (par exemple, une compl&#233;mentarit&#233; avec le th&#232;me de l'argumentation ou celui de l'autobiographie &#233;tudi&#233;s en Fran&#231;ais, ou des concepts li&#233;s &#224; l'enseignement de l'histoire ou des sciences). Mais on peut estimer d'un autre c&#244;t&#233; qu'une telle d&#233;marche se heurterait &#224; une trop grande contrainte institutionnelle (difficult&#233; des disciplines &#224; s'entendre entre elles, et difficult&#233; d'imposer une interdisciplinarit&#233; alors que celle-ci est souvent tributaire des affinit&#233;s entre coll&#232;gues). En outre, si certains contenus disciplinaires sont communs &#224; toutes les classes de premi&#232;re (l'argumentation en fran&#231;ais par exemple), les autres obligeraient &#224; envisager une compl&#233;mentarit&#233; diff&#233;rentes selon les voies de formation. Faut-il envisager une compl&#233;mentarit&#233; (importante ou limit&#233;e) ? Ou faut-il pr&#233;f&#233;rer un seul et m&#234;me programme pour toutes les s&#233;ries ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Sur le second point, les choses nous semblent plus nette&lt;/strong&gt;s : sachant ce que sont les exigences de la Terminale, on peut d&#233;finir ce qu'il serait n&#233;cessaire que les &#233;l&#232;ves acqui&#232;rent en Premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les programmes de Premi&#232;res devraient viser prioritairement trois objectifs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) l'acquisition des premiers &#233;l&#233;ments d'une culture philosophique de base,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) l'appropriation de la d&#233;marche philosophique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) le d&#233;veloppement des comp&#233;tences langagi&#232;res et argumentatives &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois objectifs seraient poursuivis &#224; travers l'&#233;tude d'un nombre tr&#232;s restreint (un ou deux) de probl&#232;mes philosophiques &#224; la fois classiques et contemporains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces objectifs sont bien entendu poursuivis, approfondis et consolid&#233;s en Terminale mais commencer en Premi&#232;re permettrait d'avoir plus de temps pour ces apprentissages, de &#171; r&#233;duire l'&#233;tranget&#233; &#187; de la discipline et les appr&#233;hensions qui en r&#233;sultent pour certains &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Concernant l'&#233;valuation&lt;/strong&gt;, nous estimons que l'int&#233;r&#234;t d'une premi&#232;re ann&#233;e de philosophie est de pouvoir travailler sans la pression de l'examen, donc sans que tout le travail soit subordonn&#233; &#224; l'apprentissage des exercices canoniques du baccalaur&#233;at que sont la dissertation et de l'explication de texte. Il est n&#233;anmoins n&#233;cessaire que le travail et les progr&#232;s accomplis durant l'ann&#233;e soient &#233;valu&#233;s et sanctionn&#233;s, comme dans toute discipline scolaire. Il faut donc proposer des types d'exercices et de travaux vari&#233;s, gradu&#233;s, qui puissent effectivement &#234;tre faits par les &#233;l&#232;ves, et qui d&#233;veloppent des comp&#233;tences r&#233;utilisables ensuite dans la dissertation et l'explication de texte dont l'apprentissage - complet &#8211; sera toutefois r&#233;serv&#233; &#224; la classe Terminale. Lib&#233;r&#233; de la contrainte de l'examen, la classe de premi&#232;re doit &#234;tre l'occasion de red&#233;couvrir la vari&#233;t&#233; des formes sous laquelle la r&#233;flexion philosophique peut s'exercer (lettres, essais, aphorismes ou pens&#233;es, dialogues, joutes, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous pensons que les &lt;strong&gt;contenus et m&#233;thodes&lt;/strong&gt; de cette premi&#232;re ann&#233;e de philosophie doivent &#234;tre &lt;strong&gt;suffisamment d&#233;finis&lt;/strong&gt; pour qu'un autre coll&#232;gue puisse prendre le relais l'ann&#233;e suivante en Terminale. En ce sens, on ne peut pas r&#233;ellement s'appuyer sur les exp&#233;rimentations qui ont eu lieu ces derni&#232;res ann&#233;es, o&#249; les coll&#232;gues, bien souvent, ont d&#233;fini eux-m&#234;mes leur programme et leurs modalit&#233;s de travail, de mani&#232;re totalement ind&#233;pendante (notamment de toute contrainte institutionnelle et scolaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; II. &#201;l&#233;ments fondamentaux d'un programme de premi&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'accord au sein de l'Acireph s'est fait sur l'id&#233;e d'un programme comprenant quatre &#233;l&#233;ments, sachant que nous avons d'embl&#233;e exclu l'hypoth&#232;se d'un programme de stricte histoire de la philosophie, qui a ses lettres de noblesse mais semble trop loin des habitudes de l'enseignement philosophique fran&#231;ais, et celle d'une simple r&#233;partition des programmes de Terminale sur deux ans, qui reviendrait au mieux &#224; diluer, au pire &#224; redoubler sur deux ann&#233;es les probl&#232;mes bien connus que posent les actuels programmes de notions, au lieu de contribuer &#224; y porter rem&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre &#233;l&#233;ments fondamentaux pour un programme de premi&#232;re sont les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A) UN PETIT NOMBRE DE PROBL&#200;MES&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; (trois, soit un par trimestre, ou cinq, soit un par &#171; p&#233;riode &#187; de l'ann&#233;e scolaire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces probl&#232;mes pourraient &#234;tre pr&#233;sent&#233;s sous la forme de questions ou sous toute autre forme suffisamment pr&#233;cise, en les accompagnant par exemple de quelques rep&#232;res lexicaux, conceptuels ou doctrinaux relativement simples, pour circonscrire la r&#233;flexion dans des limites raisonnables et pour prendre directement un sens pour les &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre de simple indication, on pourrait &#233;voquer par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Qu'est-ce que la philosophie ?&lt;/i&gt; Qu'on pourrait aussi formuler : Mythe, science et philosophie. Le but serait d'introduire &#224; la philosophie, en apprenant &#224; distinguer diff&#233;rents types de discours et de questions Un peu dans l'esprit des programmes de 1960 qui pr&#233;voyaient &#8211; avant le corps du programme proprement dit &#8211; une sorte d&#8216;introduction &#224; la philosophie. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;L'identit&#233; humaine&lt;/i&gt;, qui pourrait &#234;tre vue sous l'angle anthropologique, ou encore &#224; travers une r&#233;flexion sur &#171; le corps et l'esprit &#187; ; et qui pourrait &#233;ventuellement donn&#233; lieu &#224; des rapprochements avec le th&#232;me de l'autobiographie en Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Le d&#233;bat rationnel et la d&#233;mocratie&lt;/i&gt;, qui permettrait d'&#233;clairer les enjeux et le sens, pour l'individu comme pour la collectivit&#233;, d'une culture du jugement autonome et de libre discussion des id&#233;es ; ici encore des liens seraient imaginables avec d'autres programme comme ceux d'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B) UN PETIT NOMBRE DE TEXTES &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;...de longueur moyenne (entre une et quatre pages), dont la lecture ne serait pas norm&#233;e par l'exigence d'une explication de texte d&#233;taill&#233;e, mais serait une lecture plus cursive, destin&#233;e avant tout &#224; familiariser l'&#233;l&#232;ve avec les textes philosophiques, et &#224; lui permettre de retenir quelques grandes id&#233;es de la tradition philosophiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut penser &#224; la &lt;i&gt;Lettre &#224; M&#233;n&#233;c&#233;e&lt;/i&gt;, &#224; &lt;i&gt;Qu'est-ce que les Lumi&#232;res ?&lt;/i&gt; (que les professeurs de Fran&#231;ais utilisent assez souvent), &#224; quelques pages du &lt;i&gt;Discours de la M&#233;thode&lt;/i&gt;, &#224; l'&lt;i&gt;Apologie de Socrate&lt;/i&gt;, etc&#8230; Pour pallier au risque de dispersion et afin de d'assurer ce minimum de culture philosophique &lt;i&gt;commune&lt;/i&gt; sur laquelle &#233;l&#232;ves comme professeurs pourront compter l'ann&#233;e suivante, il serait n&#233;cessaire de fixer nationalement par le programme les quelques textes ou extraits d'&#339;uvres dont la lecture serait obligatoire (ind&#233;pendamment donc des textes que le professeur pourrait librement choisir pour les besoins de son enseignement). Il faudrait aussi r&#233;fl&#233;chir aux conditions d'un renouvellement p&#233;riodique, partiel ou non, de cette liste. &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C) UN APPRENTISSAGE DU DISCOURS PHILOSOPHIQUE et de L'ARGUMENTATION RATIONNELLE.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude philosophique, qu'il s'agisse de la compr&#233;hension d'un texte ou de l'analyse d'un probl&#232;me, supposant un usage r&#233;fl&#233;chi sur la langue, la classe de premi&#232;re devrait avoir pour t&#226;che primordiale de manifester les exigences s&#233;mantiques, logiques et rh&#233;torique de la pens&#233;e philosophique. Ceci pourrait se faire, d'une part, par un &lt;strong&gt;travail lexical&lt;/strong&gt; destin&#233; &#224; montrer que la pens&#233;e philosophique implique l'examen de la polys&#233;mie des termes (d&#233;finitions, &#233;tymologie, connotations&#8230;) et de leurs diff&#233;rents emplois (propre-figur&#233; ; conceptuel-imag&#233;-m&#233;taphorique ; concret-abstrait&#8230;) ; et, d'autre part, par un &lt;strong&gt;travail logique&lt;/strong&gt;, destin&#233; &#224; ce que les &#233;l&#232;ves prennent conscience de l'importance de cette dimension et travaillent explicitement les principes &#233;l&#233;mentaires de l'argumentation &lt;i&gt;philosophique&lt;/i&gt; &#8211; les principes g&#233;n&#233;raux de l'argumentation, des rudiments de logique formelle et surtout quelques &#233;l&#233;ments de raisonnement &#171; naturel &#187; (ou de logique dite &#171; informelle &#187;) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
D) DES TYPES D'EXERCICES ET DES MODALIT&#201;S D'&#201;VALUATION VARI&#201;ES &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a dit plus : il faut lib&#233;rer l'enseignement de Premi&#232;re du poids de l'examen terminal, et n&#233;anmoins avoir la possibilit&#233; d'&#233;valuer le travail des &#233;l&#232;ves. Il faut donc trouver des types d'exercices qui permettent de d&#233;velopper les comp&#233;tences ci-dessus et d'&#233;valuer leur acquisition. Par exemple, des exercices courts d'argumentation, de d&#233;finition, de prise de notes sur une lecture, puis des formes plus longues comme l'essai ou le dialogue, la r&#233;ponse &#224; un auteur ; &#224; l'oral, des disputatio, des d&#233;bats argument&#233;s etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait envisager une dissertation &#224; la fin de l'ann&#233;e, mais le but serait de privil&#233;gier les &#233;valuations &#171; formatives &#187; plut&#244;t que &#171; sommatives &#187; pour ne pas d&#233;courager des &#233;l&#232;ves qui s'essayent pour la premi&#232;re fois &#224; de tels exercices. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il va de soi d'une part que les exemples (de probl&#232;mes, textes, exercices&#8230;) qui figurent dans ce document doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme simplement illustratifs, et d'autre part que le contenu pr&#233;cis, la mise en coh&#233;rence et l'&#233;quilibre de ces quatre &#233;l&#233;ments fondamentaux d'un programme de premi&#232;re restent &#224; d&#233;terminer au cours d'un d&#233;bat que l'Acireph souhaite aussi large et approfondi que possible entre professeurs de philosophie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Enseigner la philosophie d&#232;s la classe de Premi&#232;re</title>
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		<dc:subject>Enseignement</dc:subject>
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		<dc:subject>Programmes</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Institutions</dc:subject>
		<dc:subject>Avenir de la philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissances</dc:subject>

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&lt;p&gt;La majorit&#233; des professeurs de philosophie sont favorables &#224; l'enseignement de philosophie d&#232;s la Premi&#232;re et beaucoup le pratiquent d&#233;j&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les positions de l'ACIREPh sont souvent d&#233;form&#233;es. Il en a &#233;t&#233; de m&#234;me de celle-ci : commencer la philosophie d&#232;s la classe de Premi&#232;re. Nous nous r&#233;jouissons toutefois que cette id&#233;e (que l'ACIREPh a longtemps &#233;t&#233; seule &#224; d&#233;fendre) soit majoritairement soutenue par les nouvelles g&#233;n&#233;rations de professeurs de philosophie. Au point que m&#234;mes ceux qui, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La majorit&#233; des professeurs de philosophie sont favorables &#224; l'enseignement de philosophie d&#232;s la Premi&#232;re et beaucoup le pratiquent d&#233;j&#224;. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les positions de l'ACIREPh sont souvent d&#233;form&#233;es. Il en a &#233;t&#233; de m&#234;me de celle-ci : commencer la philosophie d&#232;s la classe de Premi&#232;re. Nous nous r&#233;jouissons toutefois que cette id&#233;e (que l'ACIREPh a longtemps &#233;t&#233; seule &#224; d&#233;fendre) soit majoritairement soutenue par les nouvelles g&#233;n&#233;rations de professeurs de philosophie. Au point que m&#234;mes ceux qui, hier, la combattaient violemment, semblent aujourd'hui en soutenir le principe, au moins dans leur d&#233;clarations publiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mais pourquoi cette proposition de l'ACIREPh d'enseigner la philosophie d&#233;range-t-elle ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ACIREPh s'oppose, on le sait, aux forces qui, sur un mode conservateur, d&#233;fendent le statu quo et la classe de &#171; Terminale &#187; telle qu'elle est. Elle s'oppose tout aussi fermement &#224; toute r&#233;forme visant &#224; dissoudre ou supprimer l'enseignement de philosophie sous couvert de le r&#233;nover. Cela nous vaut beaucoup d'hostilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la philosophie d&#232;s la Premi&#232;re, nous observons que ses opposants n'ont jamais pu articuler un seul argument (un tant soit peu cr&#233;dible) &#224; l'appui de leur position. Ils se bornent &#224; affirmer rituellement, et parfois de fa&#231;on compulsive, qu'un enseignement &#171; authentiquement philosophique de la philosophie &#187; (sic !) n'est possible qu'en Terminale ; qu'accepter d'enseigner la philo d&#232;s la Premi&#232;re signifierait imm&#233;diatement la mort de la philosophie. Pour eux, c'est &#171; d&#233;fendre la philosophie &#187; que de refuser son extension. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce que ne comprennent pas les conservateurs. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est bien la &#171; d&#233;fense &#187; crisp&#233;e et r&#233;active d'un enseignement dont le programme - &#233;norme s&#233;diment, h&#233;ritage &#233;clectique et immuable sous des rajeunissements de fa&#231;ade - n'a jamais pu &#234;tre couvert en un an qui dessert la cause de l'enseignement de philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;tendue d&#233;fense de &#171; la-classe-de-philosophie &#187; n'a JAMAIS rien d&#233;fendu ni sauv&#233; : bien au contraire, la philosophie n'a cess&#233; de perdre du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui sont les fossoyeurs de l'enseignement de Philosophie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La position conservatrice sert directement les int&#233;r&#234;ts de ceux avec qui veulent encore r&#233;duire voire supprimer l'enseignement de philosophie arguant, non sans raison, de son &#233;vidente incapacit&#233; &#224; se r&#233;nover. Il est vrai que, en cas de menace, personne ne se l&#232;vera parmi les anciens &#233;l&#232;ves de lyc&#233;es et leurs parents, ou m&#234;me nos coll&#232;gues des autres disciplines, pour d&#233;fendre cet enseignement-l&#224;, tel qu'il est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont fait &#233;chouer les pr&#233;c&#233;dents projets de r&#233;formes un tant soit peu s&#233;rieux &#8211; le projet Derrida-Bouveresse de 1989, le projet Jean-Marie Beyssade en 1992 et la modeste r&#233;forme des programmes &#233;labor&#233;e par Alain Renaut en 2000 &#8211; portent directement la responsabilit&#233; de la d&#233;composition actuelle. Gr&#226;ce &#224; eux la philosophe d&#233;p&#233;rit en Terminale. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;fendre et renforcer l'enseignement de Philosophie. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable &#171; d&#233;fense &#187; de l'enseignement de philosophie passe par la critique lucide de l'&#233;tat actuel de la philosophie scolaire, et l'&#233;laboration d'un projet red&#233;finissant la place de philo au lyc&#233;e (commencement d&#232;s la 1&#232;re), mais aussi de nouveaux programmes, de nouvelles pratiques et exercices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ACIREPh y travaille constamment. Elle est toujours dispos&#233;e &#224; participer &#224; une recherche qui partirait de l'analyse - sans complaisance - de ce qui ne va pas, et - sans masochisme - de ce qui marche et qui est prometteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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