L'Acireph, association nationale de professeurs de philosophie, travaille à la promotion de l’enseignement de philosophie. Son site, collaboratif, offre des informations et des ressources pour la classe ; il s’attache à diffuser, de manière plus générale, les idées, réflexions et documents historiques de toute nature sur l’enseignement de philosophie.

L'association ne vit que des cotisations de ses adhérents.

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Enseignement de philosophie dès la classe de seconde ?   

 

L'annonce ministérielle  d'un enseignement anticipé de philosophie dès la classe de seconde a relancé le débat lancé par le GREPH en 1975 sur l'âge de la philosophie. L'argument le plus éculé, celui de la maturité, est revenu sous la plume de  ceux qui s'opposent fermement à tout enseignement de philsophie avant la Terminale. Bien que, dans leur grande majorité, les professeurs de philosophie soient  convaincus de la nécessité d'une telle extension, quelques gardiens auto-proclamés de "La-Philosophie-Authentiquement-Philosophique" se sont précipités pour expliquer à qui voulait bien les entendre que faire de la philosophie à 16 ans serait quelque chose d'absolument impossible, voire de dangereux, et  la preuve qu'un odieux mais secret complot (encore !) se trame contre la Philosophie elle-même.

Avant d'aller plus loin précisons ce point  : notre association de professeurs de philosophie, l'ACIREPh, demande depuis de nombreuses années que la philosophie soit enseignée plus tôt ; nous n'allons pas dire aujourd'hui tout le contraire au motif  que Luc Chatel a semblé abondé dans ce sens. Bref, soutenir qu'un enseignement de philosophie est possible et souhaitable dès la classe de seconde ne signifie nullement adhérer aux modalités prévues par le Ministre, ni à la politique menée par le Ministère.

Trois tribunes sont parues dans le journal Le Monde.  

Nous recommandons notamment la lecture du texte de Michel Fichant, Michel Fichant, professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne et surtout ex-président (2001-2005) du Groupe d'experts pour les programmes scolaires de philosophie. On ne pourra le suspecter d'une quelconque complaisance à l'égard des thèses de l'ACIREPh ...  

Pour retrouver les tribunes parues dans le journal Le Monde, voir notre page Philosopher avant la Terminale.

 

Enseignement de philosophie dès la classe de seconde ?

 

COMMUNIQUE de l'ACIREPh

 

Luc Chatel, Ministre de l’Éducation Nationale, vient d’annoncer la mise en place d'un enseignement de philosophie "anticipé" dès la classe de seconde.

 

On ne peut que se féliciter de voir reconnue la nécessité de former les élèves des lycées à la philosophie, à partir de la seconde. L'apprentissage de la philosophie demande du temps, bien plus que les huit mois actuels d'enseignement en terminale. Les élèves demandent massivement cette extension parce que la brièveté de la formation actuelle  fait obstacle à l'assimilation de cette discipline nouvelle. Les enseignants savent bien de leur côté que l’enseignement de philosophie passe par l’acquisition méthodique et progressive des connaissances et des compétences requises pour mener une véritable réflexion philosophique.

 

Toutefois, les moyens affectés à cette mesure restent vagues et certaines des modalités envisagées suscitent déjà des interrogations. S’agit-il d’instaurer dans les prochaines années un authentique cursus de philosophie de la seconde à la terminale – ce que l’ACIREPH soutiendra alors pleinement –, ou s’agit-il de simples mesures  permettant d’utiliser des professeurs de philosophie ailleurs qu’en terminale, voire d’un simple effet d’annonce sans lendemain ?

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 [ L’ACIREPh rappelle qu’au moment même où Luc Chatel exprime « la volonté du Président de la République et la sienne » de « renforcer l’enseignement de la philosophie » par cette extension, la réforme des lycées aboutit à une sévère dégradation des conditions d’enseignement de la philosophie, particulièrement dans les classes où il est le plus difficile, à savoir les séries technologiques. Ces classe qui ne disposent que de deux heures hebdomadaires verront les dédoublements supprimés en raison de la diminution de moyens et de la mise en concurrence des enseignements. Nous attendons que – fort de sa nouvelle orientation – le Ministère annonce prochainement le dédoublement systématique des heures de philosophie dans les séries technologiques. ]

 

Pétition pour le dédoublement des heures dans les séries technologiques et le maintien des 4h en S  

L'ACIREPh est signataire de la pétition : signer la pétition

 

Journées d'étude de l'ACIREPh

« Réinventer l’enseignement de la philosophie en séries technologiques »

les 23 et 24 octobre 2010 au Lycée Maurice Ravel (89 cours de Vincennes 75020 PARIS)

  

Ce n’est pas la première fois que l’Acireph s’intéresse aux séries technologiques. Depuis longtemps déjà, nous défendons l’idée qu’il faut tenir compte des spécificités de ces séries, au lieu de leur offrir un modèle réduit de la formation dont « bénéficient » les séries générales. Qu’on ne vienne pas nous dire que nous proposons un enseignement au rabais : il n’y a pas ici de quoi rabattre quoi que ce soit, si ce n’est de prétentions aussi stériles dans leurs effets que sublimes dans leurs intentions. Il s’agit pour nous de revendiquer enfin de véritables exigences de formation pour ces élèves, dans cette discipline. Si tout le monde le souhaite, encore faut-il s’atteler à la tâche et essayer de trouver les moyens d’y parvenir : définir ces spécificités, trouver comment il faut en tenir compte, faire l’analyse de ce qui se fait déjà dans ces classes, et tenter de repérer ce qui est généralisable… C’est l’objet des prochaines journées d’études de l’Acireph, car il est temps en effet que ceux qui enseignent dans les séries technologiques, qui en connaissent le mieux les difficultés mais aussi les spécificités puissent sinon décider, au moins proposer des améliorations.

Informations sur ces journées

 

L’article « Philosophie : le rapport qui plaide pour une réforme », publié dans Le Monde du 5 juillet 2010  sous la plume de Marc Dupuis a suscité une réaction de la part de Francis Marchal (membre fondateur de l’Acireph, qui participa aux travaux du GTD Renaut), qu’il nous semble nécessaire de porter à la connaissance de nos adhérents : nous en donnons ici de larges extraits…. Lire la suite et accéder à l’article du Monde.

 

Sur le même sujet et sur cette même page, trois articles (ci-dessous)

Philosophie : un rapport explosif ? Editorial de François Jarreau sur le site Café Pédagogique

Faut-il réformer la philosophie ? Dépêche AFP reprise par France 24 et RTL Info

Si rien ne change, la philosophie au lycée mourra de sa belle mort ! Communication de l’ACIREPh, publication et analyse de larges extraits du Rapport de l’Inspection.

 

 

"Faut-il réformer la philosophie?" Vous avez quatre heures...

Dépêche AFP

Suite des réactions après la publication du Rapport de l’Inspection Générale par l’ACIREPh… ! Décidément....

 

AFP - Même si elle reste la discipline reine du baccalauréat, la philosophie apparaît fragilisée, prisonnière de son image élitiste et confrontée aux difficultés du lycée à s'adresser au plus grand nombre. "Doit-on réformer l'enseignement de la philosophie?" Cela pourrait sans doute constituer un sujet d'examen tant cette question divise les professeurs de terminale.

Un rapport d'un ancien doyen de l'inspection générale de philosophie… Lire la suite

 

 

                    PHILOSOPHIE : UN RAPPORT EXPLOSIF ?

La publication d'un rapport de l'Inspection générale dresse le portrait d'une discipline aux abois.

 Le Monde, sous la plume de Marc Dupuis, rend compte de la publication par l'Acireph, une association de professeurs de philosophie, d'un rapport resté confidentiel de l'Inspection générale  sur "l'état de l'enseignement de la philosophie". 

 Sous une avalanche de formules flatteuses, ("cet enseignement n'aura jamais été de meilleure qualité"), le rapport dresse le portrait terrible d'une discipline qui est en échec et en passe d'être reléguée. " L’enseignement philosophique se trouve ainsi à la croisée des chemins. Vraisemblablement il se perdra si, en son attachement à une imago de lui-même, il refuse de changer sa manière d’être, c’est-à-dire sa manière d’enseigner" conclue Jean-Louis Poirier.

 L'Inspection établit que la notation au bac est sans rapport avec les efforts des élèves. " L’examen de la distribution des notes montre qu’une proportion excessive de candidats continue à se situer au dessous de la moyenne, par quoi il est clair que la philosophie, dont l’histogramme accuse un décalage sensible avec celui des autres disciplines, fonctionne à la façon d’une “discipline-couperet” : elle ne contribue guère à recevoir beaucoup de candidats, mais elle en fait refuser un nombre considérable… Au bout du compte la philosophie contribue à l'effondrement de la filière L… Lire la suite de l’article

 

 

Si rien ne change, la philosophie au lycée mourra de sa belle mort !

 

Telle est la conclusion de l’incroyable rapport de l'Inspection Générale 

L’ACIREPh a décidé de rendre public la teneur et les extraits les plus significatifs du Rapport qui mérite d’être connu et débattu.

 

Vous pouvez en lire de larges extraits commentés dans notre bulletin : bulletin mai 2010 ]

 

                                                  *************************

 

Le dernier Rapport de l'IG de Philo fait un portrait pour le moins contrasté de l'état de l'enseignement de la philosophie en France. S'il souligne la qualité des enseignants, leur engagement et leurs efforts pour s'adapter à des conditions parfois très difficiles, les réussites indéniables, il dresse aussi  un tableau inquiétant - pour l'avenir- de l'état de la philosophie au lycée, du moins si son enseignement ne change pas rapidement. L'enseignement de philosophie est, selon les termes mêmes des trois Inspecteurs Généraux rédacteurs du Rapport,  « à la croisée des chemins » : soit il change, soit il disparaîtra.

 

Le ton est grave et le rapport en appelle à la responsabilité des professeurs ; c’est que le constat est sévère, qu’on en juge par ces quelques citations :    

- la philosophie au bac L ?  « "discipline-couperet" : elle ne contribue guère à recevoir beaucoup de candidats, mais elle en fait refuser un nombre considérable ». 

- le refus de prendre en compte la spécificité des séries technologiques ? Il entretient « le sentiment d'un enseignement inattentif aux élèves et une image dissuasive de la philosophie ».

-  la dissertation ? Il faut bien « reconnaître le fait — indéniable — qu'un trop grand nombre d'élèves échoue devant cet exercice »

- la fiabilité et justice de l’évaluation au bac en philo ?  C’est un « fait que l’élève moyen ayant travaillé ne peut pas toujours avoir l’assurance de réussir son épreuve, au moins moyennement »

- la philo  dans les séries technologiques, «il est pratiquement impossible d'obtenir des élèves un travail véritable », etc.

 

L’ACIREPh se félicite de la franchise des propos qui rompt avec la dénégation antérieure des problèmes et les apologies lénifiantes de la "classe de philosophie". Jusqu’à ce Rapport, les discours officiels occultaient ces problèmes au nom de l’intérêt supérieur de la philosophie - sorte de raison d’État disciplinaire - avec cet argument stratégique « on sait tout cela, mais n’en parlons pas car cela risque de se retourner contre nous ». Cette attitude a précipité l’enseignement de philo dans l’impasse où il se trouve aujourd’hui ; et les prétendus sauveurs de l'enseignement philosophique qui tenaient ces discours  en ont été, en vérité, les authen-tiques fossoyeurs.

Certains enseignants irrités du dévoilement du pot-aux-roses ne manqueront pas de dénoncer un fantasmatique complot contre LA Philosophie en personne. Mais la grande majorité des professeurs saluera au contraire la reconnaissance des difficultés avec l’espoir qu’elle débouche – à terme -  sur les transformations positives, celles capables de donner un nouvel essor et d’ouvrir de nouvelles perspectives  à l’enseignement de philosophie au lycée.

 

 Il est impensable qu’après un tel Rapport les parties concernées (les professeurs, les associations, les syndicats, l’Inspection elle-même et le Ministère) ne s’expriment pas. Mais ce n’est pas impossible : la dernière réforme des lycées a « épargné » dit-on la philosophie, même le projet d’enseignement de la philosophie dès la classe de première a été abandonné. Cet apparent « silence » est peut-être  plus inquiétant qu’il n’y paraît.

 

 

 

         La philo en question sur France 2  Bonus du JT de 20 h du 11 juin

Invités : Cécile Victorri, présidente de l'ACIREPh, professeur de philosophie à Sarcelles et Nicolas Franck, président de la Régionale francilienne de l'APPEP, professeur de philosophie à Neuilly-sur-Seine.

Présentation par France 2 : deux professeurs de philosophie donnent leur avis sur le programme de terminale et l'épreuve proposée au baccalauréat : la dissertation Cécile Victorri (ACIREPH) et Nicolas Franck (APPEP) représentent deux associations de professeurs. Et ils ne sembklent pas d'accord...  

Lien direct vers l'émission de France 2 : La philo en question ; téléchargement de l'émission si le lien France 2 est rompu : la philo en question

 

 

       La dissertation philosophique

Emission du 9 juin

Invités : Raphaël Enthoven, professeur de philosophie à Sciences Po et à l'Ecole Polytechnique, producteur des "Chemins de la connaissance" sur France Culture
Serge Cospérec, secrétaire de l'ACIREPH, ancien professeur de philosophie en lycée, formteur à l'IUFM de Créteil-Paris XII
Patrick Rayou
, professeur en sciences de l'éducation à l'université Paris 8 et membre du laboratoire-Circeft-Escol.  

En savoir plus sur l'émission

téléchargement de l'émission : la dissertation

téléchargement de l'émission si le lien France Culture est rompu : la dissertation

 

Faire évoluer l'enseignement de la philosophie, interview de Cécile Victorri sur le site du Café Pédagogique 

L'ACIREPH (Association pour la Création d'Instituts de Recherche sur l’Enseignement de la Philosophie) est réputée pour ses propositions énergiques en matière de réforme de l'enseignement de la philosophie. A l'occasion de l'actuelle réforme des lycées, l'association a manifesté son mécontentement au sujet de l'absence de changements significatifs dans cette discipline. Pourquoi la philosophie serait-elle seule immuable, alors qu'elle souffre cruellement de son inadaptation aux mutations de l'école contemporaine ? Cécile Victorri, présidente de l'ACIREPH, répond à nos questions...

 

L’ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE AU LYCÉE :

ENCORE UNE NON-RÉFORME !

 

Dans le nouveau lycée qui nous attend en principe à la rentrée 2010, rien ne change pour la philosophie. Pourtant,... lire la suite

 

Paul Mathias est nommé inspecteur général de l'éducation nationale du groupe «Philosophie», et Mark Sherringham, inspecteur général de l'éducation nationale, est nommé doyen de ce groupe à compter du 1er août 2009. 

 

 

PARUTION des Actes du séminaire national 2009

Enseigner la philosophie, faire de la philosophie

 

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COMMENTAIRE 

 

 L’incapacité du corporatisme braillard à penser l’avenir de l’enseignement de philosophie

Ou l’extravagante histoire des coulisses d’un Colloque....

 

Chaque année, le baccalauréat rappelle cruellement cette triste réalité : l’enseignement de philosophie n’est pas aussi formateur qu’il prétend et pourrait l’être....

Lire la suite... et accéder aux Actes